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mercredi, 28 mars 2012

ISLANDE FERA LE TRIPLE DE LA CROISSANCE DE L’UE EN 2012

http://www.pressegauche.org/spip.php?article9031

EUROPE - ISLANDE FERA LE TRIPLE DE LA CROISSANCE DE L’UE EN 2012

L’Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (1,5%). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois.

L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.
Traduction : Bernard Rioux

L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps un pays comme l’Espagne, le ministre d’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.

 Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens.
En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

 La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple à suivre.

À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de $2,000 millions de dollars du FMI et $2,500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange de mesures "d’ ajustement" soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ces dettes illégitimes.

En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, "les comptes Icesave représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ $4000 millions d’euros. Le 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que les paiements d’intérêts chaque année auraient dépassé les revenus du pays.

Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette."

Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ $102 millions d’euros sans permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans beaucoup de succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de leurs banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

* Journaliste.  Www.contralatortura.cl Dispatch

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mardi, 20 mars 2012

Georges UGEUX : Les difficultés réelles de la situation européenne

Georges UGEUX, banquier d’Affaires. Extrait de son billet  : http://finance.blog.lemonde.fr/2012/03/13/pourquoi-sarkoz...

Le Président Sarkozy n’a pas sauvé l’Euro :

  1. L’Euro n’a pas été sauvé, parce qu’il n’était pas menacé. Nous ne sortons pas d’une crise monétaire provoquée par des spéculateurs inconscients.
    Stigmatiser l’aléa des fluctuations de la monnaie ne correspond à rien. On comprend bien l’objectif : parler d’une crise monétaire permet de blâmer d’autres que soi et de sympathiser avec les victimes d’un marché des devises considéré comme dangereux.
    Or, pour les exportateurs, les dernières deux années ont vu l’Euro baisser de près de 1,50 a 1,20 contre le dollar, donnant aux exportateurs un avantage de 20%.
    Attaquer le marché est futile: c'est aux causes qu'il faut s'attaquer comme le fait le Monde de l'Economie sur la compétitivité francaise.
  2. L’endettement des pays européens a connu une croissance due notamment à la baisse des taux d’intérêt qui a suivi l'introduction de l'Euro. La France a augmenté son endettement de 600 milliards d’euros, soit 50% en cinq ans.
    Cette situation est une responsabilité à laquelle le Président français ne peut pas se soustraire. Alors que la rhétorique des sommets incitait les pays européens à réduire leur déficit et leur endettement, la France faisait l’inverse. Et ce n'est pas la crise financière qui est la cause [Note Quid Agam : Les subprimes ne sont qu’un révélateur des faiblesses du système Européen]. Le Président sortant livrera au prochain Président de la République une situation qui ne lui donnera pas la marge de manœuvre pour réaliser les promesses faites par les candidats.
  3. La France a pris le risque de l’inaction, pas celui de l’action. Il aura fallu plus de deux ans pour accoucher du plus important plan de sauvetage de l’histoire, et ce pour un pays beaucoup plus petit que les pays qui ont été soumis au même processus comme le Brésil, la Russie, le Mexique, l’Argentine, l’Islande, l’Ukraine et bien d’autres…Pourquoi une action aussi massive ? Parce que même la décision de …mai 2010 de mettre sur pied le Fonds Européen de Stabilité Financière n’a jamais été effective.
    La France et l’Allemagne ont mené l’Eurozone au bord du gouffre par leur inaction.
  4. Le Gouvernement français –comme d’autres pays- a forcé ses banques à accepter une solution de la crise de l’endettement imposant des pertes exclusivement sur le secteur privé.  
    Simultanément, il tentait de ne pas permettre aux stress tests d’exposer les faiblesses des banques françaises. Les sommets européens ont souvent tourné autour de cette exigence du Président de la République.
  5. Une des causes de la crise est l’absence de gouvernance économique en Europe. Ce n’est pas en faisant tout remonter au niveau des Chefs d’Etat et de Gouvernement que l’on trouvera les moyens de gérer efficacement les difficultés concrètes de l’Europe et de l’Eurozone. C’est en créant plus d’Europe dans une structure transparente que la confiance reviendra. La menace des mesures unilatérales égrenées à Villepinte contredit ce projet institutionnel indispensable.

Commentaires au moments du G20 de LONDRES le 2/04/2009 Georges Ugeux & Mathieu Pigasse

Nicolas Demorand reçoit
- Georges Ugeux, Ancien Vice-Président de la bourse de New York &Président de Galileo Global Advisors,
- Matthieu Pigasse, Vice Président de la Banque Lazard
- et (au téléphone) Howard Davies, Directeur de la LSE ( London School of Economics and Political Science)


Sommet du G20 à Londres par franceinter
Sommet du G20 à Londres par franceinter

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mercredi, 14 mars 2012

Conférence Lift #12–Au delà de la finance

Beaucoup d’informations apparemment très intéressantes, mais difficiles à aborder, sur :

http://www.internetactu.net/2012/03/07/lift12-au-dela-de-...

Extrait tiré de la partir financière du billet :

Pour le prospectiviste de la monnaie, David Birch (@dgwbirch), de la société de consulting financier Hyperion, organisateur du Digital Money Forum qui a lieu chaque année à Londres, toutes les technologies capables de révolutionner les services financiers sont déjà parmi nous. Il nous faut juste observer les signaux faibles.

Quel scénario pour notre avenir monétaire ?

David Birch s’est appuyé sur les scénarios établis par Long Finance, le “centre financier du futur”, qui a récemment publié un rapport sur l’avenir des services financiers à l’horizon 2050 (.pdf).

Le Centre en question a proposé 4 scénarios d’avenir, dans une matrice séparée par deux axes.

  1. Le premier opposait le “consensus de Washington” à la communauté, permettant d’imaginer un avenir allant de mesures imposées par les Etats à des mesures façonnées par différentes communautés.
  2. Le second axe oppose le banal au virtuel, permettant de refléter le rôle que prendront à l’avenir les communautés réelles ou virtuelles dans le développement des services financiers, nous interrogeant pour connaître le rôle de la géographie dans l’économie mondialisée de demain.

Long_Finance_Scenarios_72_1
Image : Les quatre scénarios de Long Finance et leurs implications.

David Birch explique ensuite rapidement les 4 scénarios proposés.

  1. Le premier la “Longue main” est un scénario où le monde virtuel domine et où les communautés font consensus. Les gens partagent un même espace physique, mais le commerce demeuredomestique”.

    Dans ce scénario, les monnaies virtuelles dominent. L’économie est balkanisée, les gens font du commerce par groupes et les communautés sont très limitées.
  2. Le second scénario s’intitule “la main visible”. C’est un scénario où l’économie suit son cours, jusqu’au prochain effondrement.

    Les monnaies nationales s’effondrent et sont remplacées par le troc, les monnaies privées, l’or ou les cigarettes.
  3. Le troisième scénario, intitulé la “seconde main”. Dans ce scénario, le consensus de Washington l’emporte.

    C’est le scénario de la débrouille, celui où les monnaies nationales se développent en parallèle avec des monnaies virtuelles spécialisées de niches.
  4. Le quatrième scénario, intitulé “Plusieurs mains” est un scénario où les villes Etats remplacent les Nations.

    Dans ce scénario, les monnaies régionales remplacent les monnaies nationales, les 50 plus grandes villes (C50) remplacent le G20.

    C’est le scénario qui semble le plus plausible au prospectiviste, même si c’est celui où la compétition joue le plus grand rôle, comme une économie de la réputation implantée dans le monde réel.

Pour David Brinch, certaines tendances de ces scénarios semblent devoir mériter l’attention. Par exemple, la montée en puissance des grandes mégapoles. Non seulement les économies nationales sont très différentes d’un pays à l’autre, mais cela semble encore plus vrai des villes. “L’économie de la Grèce n’a rien à voir avec celle de l’Allemagne, celle de Londres, n’a rien à voir avec celle de l’Ecosse”.

Face à la complexité de la régulation nationale, le management économique et politique devrait être plus aisé à l’échelle locale.

En ce sens, les communautés semblent cruciales et la régionalisation de nos économies est un horizon auquel nous devons nous préparer.

Une monnaie mondiale est une idée ridicule. Si cela n’a pas marché pour l’Allemagne et la Grèce, cela ne marchera pas pour Mercure et Pluton. La monnaie mondiale n’a pas de futur, assène le prospectiviste de la monnaie.

Avec les nouvelles technologies, il est plus facile de créer de l’argent, cela ne coûte plus rien, comme l’illustre MPesa, Google Wallet, Facebook Credit, Brixton Pound ou Bitcoins. Les nouvelles monnaies ne semblent plus géographiques.

Nous sommes à l’aube d’une révolution post-industrielle, et son efficacité est compromise parce que nous essayons toujours d’utiliser une monnaie industrielle.

A l’avenir, les paiements ne seront pas un service bancaire de plus, mais un service utilitaire. Les banques ne sont nécessaires que pour se mettre d’accord sur le taux de change, mais elles doivent être autre chose qu’un intermédiaire pour les paiements

L’avenir de la monnaie est résolument dans la révolution, conclut David Brinch… mais assurément il n’était pas facile de distinguer laquelle.

Les autres sujets sur la page d’origine :

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Vrai faux scandale depuis toujours : Loi de 1973 dite Pompidou-Rotschild

Wikio Mots clés :

Loi 1973 : “Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets
à l’escompte de la banque de France”

A lire sur http://www.tetedequenelle.fr/2012/03/vrai-scandale-loi-19...

Loi de 1973: fausse polémique et vrai scandale

La loi de 1973, parfois surnommée péjorativement « loi de Pompidou-Rotschild » fait depuis plusieurs années l’objet de discussions animées sur internet. Souvent considérée comme une loi scandaleuse au profit des banquiers, des recherches récentes et plus approfondies proposent une version plus nuancée de l’affaire. Mais, loin de couper court au débat, cette nouvelle péripétie met une nouvelle fois en évidence l’étrange mutisme des milieux politiques et des autorités monétaires sur le sujet.

La loi du 3 janvier 1973 est à l’origine d’une refonte importante des statuts de la Banque de France. Elle renforce notamment l’indépendance de la banque et éclaircit les multiples dispositions relatives à la banque centrale, unifiant les 192 articles disséminés dans 35 lois ou ordonnances en un seul texte. Mais si cette loi est tant décriée, c’est par son article 25 qui stipule :

“Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France”

Ou autrement dit, Bercy ne peut pas demander à la Banque de France de monétiser ses bons du trésor. Cet article interdit donc le financement monétaire du budget de l’Etat.

La suite

15:48 Publié dans Finance, Gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

mardi, 06 mars 2012

France Culture La rumeur du Monde : Comment réindustrialiser la France

Avec ce billet, un petit retour dans l’orthodoxie libérale…

Les mesures allant dans le sens de réduire les injustices, imposer des règles à la finance pour qu’elle reste au service de l’économie, diminuer les gaspillages de toute nature, sont évidemment nécessaires, mais largement insuffisantes pour permettre de récréer les emplois dont notre pays à besoin.

A travers ce “Comment réindustrialiser la France” la rumeur du monde de ce 3 mars, aborde – soi-disant - des questions que les hommes politiques n’auraient point le courage de traiter en profondeur avec leurs électeurs.

Mais pas de miracle à attendre, de politique point.  La discussion reste ciblée sur des questions de cours pour étudiants en administration des entreprises ou le credo des animateurs de cours de Management.

En particulier avec un tel périmètre, difficile d’aborder d’autres non-dits du monde politique, par exemple l’avenir de nos industries agricoles, et puisqu’il était beaucoup question de numérisation, les questions de brevabilité du vivant, des OGM, et plus généralement les excès des protection par le droit d’auteur et des brevets ?

Comment réindustrialiser la France?

(42 minutes)

Appareils de mesure de la ligne de lumière DIFFABS (Synchrotron Soleil) J-P. Dalbéra©Wikimedia

Tous les candidats à la fonction présidentielle ou presque parlent de la nécessité absolue de relancer l’emploi industriel face notamment à la situation ultra déficitaire des exportations françaises et au chômage.

Ils répètent qu’il faut « acheter et produire Français » mais ils n’indiquent pas les moyens pour y arriver, la nécessité d’une banque d’investissements, etc…

La question est large. Jean-Marie Colombani et Jean-Claude Casanova proposent de la traiter pour partie, cette semaine, grâce à deux points de vue :

  • celui d’un industriel, Didier Lombard, président du conseil de surveillance de STMicroelectronics, qui vient de publier L'irrésistible ascension du numérique : quand l'Europe s'éveillera (Odile Jacob), où il aborde ce qui est déjà l’industrie d’aujourd’hui, à savoir le « numérique »
  • et le point de vue de Charles-Henri Filippi, ancien inspecteur des finances, président pour la France de Citi France, qui vient de publier Les 7 péchés du capital : Racines et portée de la crise (Descartes & Cie), ouvrage qui est une critique du libéralisme et un éloge du modèle mercantile, modèle aujourd’hui de l’Allemagne et de la Chine, deux pays exportateurs avec des industries florissantes. Au-delà de la recherche des moyens pour rendre à la France sa compétitivité, se pose aussi la question des défaillances des différents modèles européens.

Invité(s) :
Didier Lombard sur Google http://www.google.com/search?hl=en&q=Didier+Lombard
Charles-Henri Filippi sur Google http://www.google.com/search?hl=en&q=Charles-Henri+Fi...

Thème(s) : Idées| Industrie| Travail| architecture numérique| compétitivité| crise| emploi| industrie| investissement| libéralisme| mercantilisme

Tableau récapitulatif des idées échangées

Annonce du périmètre de la discussion

Didier Lombard
industriel pro industries du numérique

Charles-Henri Filippi
banquier pro modèle,mercantile

Infrastructure haut-débits et Services Une crise profonde qui met en cause le modèle libéral qui a fondé la modernité (“libéralisme” canal historique)

de 3mn15 à 7mm

de 7mmn45 à 12mn 

Les débits sur réseaux numériques se sont mis à croître il y a 2 ans de façon exponentielle. Une révolution numérique qui touche tous les secteurs en même temps et très vite contrairement au passé, car monsieur et madame tout le monde s’est mis à pianoter sur leur portable. Les concepts socles de l’économie de marché sont remis en cause. Entre la chute du mur de Berlin et celle de Lehmann Brother, tout a sauté :

Le concept de base : le marche et la démocratie sont inséparables. Même si après le concept il y a la conquête…
On doit connecter tout le monde dans toutes les situations avec le débit le plus haut possible 100 méga bits par seconde (4G). Donc il y a des investissements majeurs à faire qui changent complètement la donne des relations et des échanges. Le marché qui doit créer de la valeur et du profit en même temps ne fonctionne plus. On peut créer du profit sans valeur.
A partir de quel seuil, le profit ne représente plus la valeur produite, ne profite plus à la collectivité ?
Comment faire pour que les services se déploient sur les réseaux le plus vite possible et que la valeur liée à ces activités reste sur notre sol, c’est à dire finalement, soit créatrice d’emplois.

Sur ce présent là, les pays d’Asie sont en plein développements exponentiels et dominant, les Etats-Unis jouent un rôle majeur dans la course, l’Europe est en retard et entortillée dans ses dogmes.
Au delà de la question de l’industrialisation posé par D. Lombard, il y a celle du travail.

Ce qui est rare c’est le temps. ce qui est rare c’est le travail. La travail est au cœur des choses.

Il y a la concurrence de la main d’œuvre bon marché dans l’économie globalisée, il y a aussi la montée de l’immatériel et la capacité à créer de la valeur avec peu de travail, puis il y a la montée des rentes non liées aux matières premières. Une matière première valait le travail qu’il fallait pour l’extraire. Aujourd’hui, son prix inclus une part de rente importante.
Il est tant de changer d’attitude et de passer en mode projet  et de voir comment on fait pour rester dans la lance. Les questions de dépréciation du travail est donc fondamentale.
   

Reformulation de Jean-Claude CASANOVA :



Comment fait-on, pour accroitre la valeur du travail et être compétitif ?
Quelles qualités supérieures pour nos produits ? Quelles politiques ?

Didier Lombard

Charles-Henri Filippi

de 16mn30 à 19mm30

de 20mmn15 à  24mn15

La question de la création de valeur économique et sociale devient fondamentale. A chaque décision, doit se demander : Fabrique-ton de l’emploi, en détruit-on ? Où va la richesse produite ? Nous avons perdus 2 millions d’emplois industriels en 30 ans. Nous en avons crée en net 4,5 millions d’emplois. Hors industrie, 6 millions d’emplois nets ont été créés.
Prendre en compte le facteur temps, pour juger si une rentabilité est excessive. D’un point de vue moral cet excès tombe si ces profits sont réinvestis. Les délocalisations ont joué un rôle mineur..
En revanche, la productivité a joué un rôle très important. Le déplacement des externalisations aussi.
Pour avoir des investissements massif il ne faut plus se tourner vers les gouvernements mais vers des investisseurs déjà en place en leur demandant quels capitaux ils sont prêt à sortir pour sortir de leurs routines… D’autre part à mesure que les revenus augmentent, la consommation se déplace des produits de l’industrie vers les produits des services.
Derrière les serveurs à valeur ajouté, souvent à Shanghai mais aussi des emplois plus modestes Il faut faire de la réindustrialisassions mais surtout protéger les emplois dans les services
Le mode recette c’est considérer qu’on régule  aujourd’hui, mais aussi sur un horizon de 5 ans en se demandant qu’est-ce que cette règle va donner va donner ? Il faut capitaliser nos forces sur certains secteurs, comme le faisaient les grandes politiques du passé. Les secteurs solides en emploi industriels sont l’aéronautiques, l’agroalimentaire, et le luxe
  La densité et la qualité des PME est trop faible, il y a une conception de l’entrepreneuriat à repenser avec une Qualité du travail et Productivité à améliorer fortement pour pouvoir créer de l’industrie exportatrice..
  Il ne faut pas que l’industrie du numérique et les services qu’elle déploie, ne détruise pas de l’emploi dans la sphère classique, c’est à dire permette à certains de gagner beaucoup d’argent sur le dos de la collectivité en détruisant des emplois.
  En outre, on n’est plus dans le monde de l’objet mais celui des flux (d’argent). Il faut apprendre à capter localement la valeur, la richesse produite, les flux d’argent de profit…

Reformulation de Jean-Claude CASANOVA : donne une vision très classique de l’investissement et des traditions que l’Allemagne a su garder (tradition de l’apprentissage, main d’ouvre de qualité et capacités d’adaptation des dirigeants). Recherche développement est une politique de longue haleine. Donc l’opinion ne voit pas comment ne pas un peu se protéger sans renoncer au libre échange.

Reformulation de Colombani : 2 axes : 1) L’existant marque par la désindustrialisation elle même   matérialisée par un déficit extérieur record. 2) Le futur. Comment peut-on être un acteur majeur du numérique ?

Didier Lombard

Charles-Henri Filippi

de 28mn30 à 31mm30

de 32mmn30 à 36mn15

Le choix des secteurs où l’on veut aller, n’est pas particulièrement facile à faire. Il nous faut une vrai discipline interne et une capacité de choix que nous n’avons pas eu.
On peut faire un copier/coller des 40 pages du plan stratégique sur 7 secteurs du gouvernement chinois… Périmètre européen mal utilisé, même en dehors de la politique monétaire.
Un secteur est éligible si et seulement si on est fort d’un point de vue R&D et capacité humaine; si on a un marché intérieure européen suffisant; et un accès à des marchés étrangers de taille suffisante.  
Il manque seulement une volonté politique de se mettre en ordre de bataille pour rentrer dans le détail de ce genre de politique. Pas de projet valable, citoyen et démocratique, si ce n’est au niveau européen
   

de 36mn15 à xxmm30

de xxmmn30 à xxmn15

(J’arrête là, ça manque terriblement de pertinence )…

En conclusion :

Il y a une certaine convergence d’idées avec les réflexions de Jean-Michel BILLAUT, qui constate que les jeunes entrepreneurs 2.0 sont mieux placés que les énarques et vieux politiciens, pour (re)lancer nos activités à forte valeur ajoutée.

A l’opposé de cette émission, le show de Jean-Luc Mélenchon du 6/3/2012 sur TF1, nous montre ce que c’est que faire de la politique. Avec “L’humain d’abord” pour instrument de pilotage et  ‘Le rapport de force” comme moyen de gouverner, on aurait pu craindre finalement qu’il soit assez loin de ces idées. Eh bien en définitive, il semble que non; sa conception de l’économique est assez clairement axée sur ceux qui savent et qui veulent et non le dirigisme. On pourra en juger en consultant sa vidéo.