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<title>Quid agam ?</title>
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<subtitle>Dieu a tout fait de rien, mais le rien perce ...</subtitle>
<updated>2009-11-25T20:55:46+01:00</updated>
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Marianne 2 - La crise s'approfondit gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; &amp;laquo;Chim&amp;eacute;rique&amp;raquo;</title>
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<updated>2009-11-25T20:55:46+01:00</updated>
<published>2009-11-25T20:55:46+01:00</published>
<summary>     Paul JORION ramène la crise financière à 5 causes élémentaires et donne...</summary>
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&lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Paul JORION ramène la crise financière à 5 causes élémentaires et donne sa thèse sur le refus des Chinois de constituer un G2 avec les Américains&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pour ma part, je considère plutôt que ces causes sont des objectifs adoptés implicitement par le sphère politico-financière des pays les plus développés.&amp;#160; &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;Ils résultent en effet, de leur volonté de manipuler les créances , comme autrefois les Etats pouvaient le faire en jouant sur l’inflation et les dévaluations.&lt;/p&gt;    &lt;ul&gt;     &lt;li&gt;Toutes sortes d’idées séduisante (pas pour tous), ont été avancées pour cela :       &lt;br /&gt;- se donner des avantages économiques ou purement financiers, et faciliter des réinvestissements, en particulier dans les pays émergents, à la fois des fournisseurs de main d’œuvre bon marché et des consommateurs        &lt;br /&gt;- permettre à tous (les pauvres d’abord, les riches ensuite, pour les migrants ça explosé avant !) d’emprunter pour acheter de l’immobilier, etc.&lt;/li&gt;      &lt;li&gt;La spéculation quand ça marche et l’abus de confiance quand ça ne marche plus, étant in fine, le fuel pour gruger les gogos et permettre aux manipulateurs de dépenser sans compter ou partir avec des sommes si considérables qui si elles n’étaient pas dématérialisées, seraient bien lourdes à transporter ou recycler…&lt;/li&gt;   &lt;/ul&gt;    &lt;p&gt;Le plus sidérant dans ce système c’est l’absence totale d’élites dirigeantes ou d’intellectuels ayant suffisamment de poids pour dévoiler les vices que portent-en elles toutes ces conceptions économico-financières. Sans parler de la difficulté à cerner les moindre responsabilités !&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Paul Jorion - Economiste | Dimanche 15 Novembre 2009 à 14:01 | Lu 11583 fois&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;&lt;a title=&quot;http://www.marianne2.fr/La-crise-s-approfondit-grace-a-Chimerique_a182778.html&quot; href=&quot;http://www.marianne2.fr/La-crise-s-approfondit-grace-a-Chimerique_a182778.html&quot;&gt;http://www.marianne2.fr/La-crise-s-approfondit-grace-a-Chimerique_a182778.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Blog Paul JORION&quot; href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Paul Jorion&lt;/a&gt; retranscrit ici son exposé - limpide et pertinent - sur les cinq grandes causes de la crise, telles qu'il les a exposées devant une commission du Parlement Européen, à Bruxelles&lt;/strong&gt;.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Et n'oublions que &lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Paul Jorion&lt;/a&gt; peut continuer à travailler &lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?page_id=647&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;grâce aux dons&lt;/a&gt; des internautes! Voir en fin d’article &lt;strong&gt;« Article PressLib’ » (*)&lt;/strong&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/pierreethier/3354736310/sizes/l/&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto&quot; title=&quot;Flickr - Pierre Ethier - cc&quot; alt=&quot;Flickr - Pierre Ethier - cc&quot; src=&quot;http://www.marianne2.fr/photo/899632-1064804.jpg?v=1258299938&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/pierreethier/3354736310/sizes/l/&quot;&gt;Flickr - Pierre Ethier – cc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;A lire aussi :&lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;     &lt;h5&gt;&amp;#160;&lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/Une-nouvelle-bulle-menace-les-economies-emergentes_a182889.html&quot;&gt;Une nouvelle bulle menace les économies émergentes&lt;/a&gt;&lt;/h5&gt;   &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;     &lt;h5&gt;&amp;#160;&lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/Jean-Pierre-Brard-Sarkozy-detruit-le-Parlement_a182863.html&quot;&gt;Jean-Pierre Brard : Sarkozy détruit le Parlement&lt;/a&gt;&lt;/h5&gt;   &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;     &lt;h5&gt;&amp;#160;&lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/La-croissance-revient-Est-ce-vraiment-une-bonne-nouvelle_a182871.html&quot;&gt;La croissance revient. Est-ce vraiment une bonne nouvelle ?&lt;/a&gt;&lt;/h5&gt;   &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;J’étais hier après-midi, l’un des huit « experts »&lt;/strong&gt; conviés par la &lt;strong&gt;Commission Spéciale sur la Crise Financière, Économique et Sociale&lt;/strong&gt; (CRIS) &lt;strong&gt;du Parlement Européen&lt;/strong&gt;, à Bruxelles, sur « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les causes de la crise financière, ses conséquences et ses défis pour l’Union Européenne&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;». Depuis la rentrée en septembre, j’ai participé à une demi-douzaine de réunions de ce type, où une brochette d’orateurs est appelée à se prononcer sur un thème similaire. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Spécificité de l’après-midi d’hier : la médiocrité des interventions de mes co-panélistes,&lt;/strong&gt; accumulant les clichés, les propos convenus, ânonnant les directives – qui de sa banque, qui de son gouvernement –, tout cela dans une affreuse langue de bois bureaucratico-administrative.     &lt;br /&gt;Autre spécificité de la réunion d’hier : le &lt;strong&gt;très faible niveau d’information des intervenants de la salle, émergeant parmi les quelques centaines de parlementaires présents et leurs assistants&lt;/strong&gt;, et posant des questions dont la teneur suggère – pour utiliser l’expression consacrée – qu’ils ou elles « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;tombent des nues&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ». J’excepte intentionnellement du lot, ceux qui, s’adressant à moi, insistèrent pour entendre le point de vue spécifique d’un &lt;strong&gt;anthropologue&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;J’ai présenté comme origine de la crise, cinq causes principales&lt;/strong&gt; (le résumé de mon intervention devrait être mis en ligne sur le site du comité) : &lt;/p&gt;  &lt;ol&gt;   &lt;li&gt;&lt;strong&gt;baisse de la part salariale &lt;/strong&gt;dans le partage du surplus au cours des trente dernières années – soulignant le rôle joué par les stock-options dans ce processus –, &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;remplacement des salaires déficients par une &lt;strong&gt;politique de crédit complaisante&lt;/strong&gt;, &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;montée en puissance des &lt;strong&gt;bénéfices financiers &lt;/strong&gt;dans la création de richesse – jusqu’à dépasser aux États-Unis 40 % de celle-ci, &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;médiocrité et insuffisance des &lt;strong&gt;modèles financiers&lt;/strong&gt;, aussi bien dans la valorisation des produits que dans la gestion du risque, &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;enfin, &lt;strong&gt;vice conceptuel de la titrisation&lt;/strong&gt;, transposant abusivement une logique assurantielle à un secteur – l’immobilier – coutumier des bulles financières.&lt;/li&gt; &lt;/ol&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Concluant par une perspective géopolitique, j’exposais brièvement la dynamique du « G2 »&lt;/strong&gt; – encore appelé « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chimérique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » – l’illustrant d’une référence au principe « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;faire de la force de son adversaire, sa faiblesse&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;», emprunté aux arts martiaux chinois aussi bien qu’à l’« &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Art de la guerre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » de &lt;strong&gt;Sun Tzu&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;M’adressant à l’auditoire, &lt;strong&gt;je lui demandais de manière très rhétorique si l’Europe entendait suivre les États-Unis dans le gouffre qui s’est creusé sous elle, et où elle se précipite en ce moment avec un enthousiasme renouvelé, ou si elle entendait émerger dans sa spécificité propre, comme troisième voie entre la Chine et l’Amérique&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps des questions&lt;/strong&gt; m’offrit également &lt;strong&gt;l’occasion de défendre l’idée d’une constitution pour l’économie, ainsi que l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’apathie, la passivité, le manque d’un sens de l’urgence&lt;/strong&gt;, qui caractérisaient les interventions entendues hier impliquent-elles que je devrais ignorer désormais les réunions de ce genre ? Non, car détonaient sur ce fond de médiocrité bureaucratique généralisée, les propos de &lt;strong&gt;Wolf Klinz&lt;/strong&gt;, Président du Comité, et ceux de &lt;strong&gt;Pervenche Berès&lt;/strong&gt;, son Rapporteur, les seuls à converger avec les miens. &lt;strong&gt;En m’invitant à témoigner devant ce comité, ils entendaient secouer le cocotier, tâche dans laquelle je serai toujours prêt à les seconder&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Voici ma liste des cinq principaux facteurs à l’œuvre dans le déclenchement de la crise :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;1.&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;strong&gt;La baisse tendancielle de la part des salaires dans la redistribution du surplus&lt;/strong&gt;, constatée en Occident à partir du milieu des années 1970. L’« alignement des intérêts » des investisseurs et des dirigeants d’entreprise grâce à l’invention des stock options, joua un rôle crucial dans ce processus : deux parties déjà très puissantes dans l’équilibre des forces étaient désormais alliées dans leur convoitise d’une part de gâteau leur revenant. Investisseurs et dirigeants d’entreprise conjuguèrent leurs efforts, l’accent étant mis sur la croissance du chiffre des recettes faisant s’élever le prix de l’action. Conséquence secondaire de cette évolution : le court-termisme, l’accent mis sur le bénéfice immédiat.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;2.&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;strong&gt;Une industrie bancaire très obligeante remplaça par du crédit les sommes qui manquaient à l’appel pour les ménages.&lt;/strong&gt; La richesse fut remplacée par des reconnaissances de dettes qui furent comptabilisées comme monnaie deux fois : une fois en positif et la seconde en négatif. La progression du prix de l’immobilier américain constituait le moteur : la bulle permettait à des consommateurs de moins en moins riches, et finalement ceux constituant le secteur « à risque » des subprimes, d’accéder à la proposition de leur logement. Un ralentissement suffirait cependant à enrayer le processus. L’absence de nouvelles recrues provoqua l’arrêt et les sommes dues ne purent soudain plus être trouvées.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;3.&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;strong&gt;L’activité parasitaire de la finance par rapport à l’économie&lt;/strong&gt;. La part du PIB attribuable à la finance ne cessait de croître. Il ne s’agissait pas simplement d’un effet mécanique de siphonage, tel qu’on l’observe sur les marchés même de la production (marché à terme des matières premières – commodity futures) mais aussi d’une fragilisation : la spéculation, en augmentant la volatilité, atteint les consommateurs quand les prix augmentent et met hors course les producteurs quand ils baissent. La justification des paris sur les fluctuations de prix est que la présence de spéculateurs génère de la liquidité qui serait bénéficiaire à tous. &lt;strong&gt;Or la liquidité que certains spéculateurs produisent, d’autres spéculateurs la consomment, sans bénéfice pour les négociants&lt;/strong&gt; qui sont sur ces marchés en raison de la fonction assurantielle qu’ils offrent.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;4.&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;strong&gt;La complexité des produits financiers dépasse notre capacité à en comprendre le fonctionnement&lt;/strong&gt;. A défaut de le comprendre, les modèles supposent l’avenir connaissable avec un degré extraordinaire de précision, imaginent que les corrélations observées historiquement sont stables, considèrent que le hasard est de la forme gaussienne, c’est-à-dire la mieux « apprivoisée », et par conséquent que des cas se situant à un certain nombre d’écarts-types ne se présenteront jamais et que du coup les réserves prévues pour ces cas extrêmes… ne devront jamais être ponctionnées. &lt;strong&gt;Ceci explique en particulier les difficultés rencontrées par les agences de notation quand elles mesurent le risque de non-remboursement sur des instruments de crédit. &lt;/strong&gt;Le fait aussi que les outils de gestion du risque utilisés par les établissements financiers n’ont pas vu venir la crise et restaient toujours dans le vert alors même que le navire prenait l’eau de toute part et s’enfonçait rapidement.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;5.&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;strong&gt;La titrisation constitue un dévoiement du principe assurantiel.&lt;/strong&gt; La logique de l’assurance qui suppose que les sinistres sont rares et se présentent de manière aléatoire dans le temps était en réalité inapplicable dans le cas de la titrisation pour deux raisons : premièrement du fait que la qualité d’assureur était redistribuée entre une multitude d’agents ne présentant pas nécessairement un volant financier suffisant pour essuyer les pertes résultant de sinistres possible et, deuxièmement du fait que &lt;strong&gt;dans le cas d’industries donnant lieu à titrisation – comme l’immobilier – le risque se concentre historiquement sur des périodes courtes durant lesquelles les sinistres (défaut de remboursement) sont extrêmement nombreux.&lt;/strong&gt;    &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?page_id=647&quot;&gt;Retrouvez les articles de Paul Jorion sur son blog&lt;/a&gt;    &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;(*) Un « &lt;strong&gt;Article PressLib’&lt;/strong&gt; » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. &lt;strong&gt;Paul Jorion est un « journaliste presslib’&lt;/strong&gt; » &lt;strong&gt;qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?page_id=647&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;
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<author>
<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>JVBD &amp;ndash; Rentabiliweb - mailorama.fr &amp;ndash; Golden Glaouis Invest</title>
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<id>tag:quefaire.hautetfort.com,2009-11-18:2472899</id>
<updated>2009-11-18T01:07:40+01:00</updated>
<published>2009-11-18T01:07:40+01:00</published>
<summary> Lyon Mag 16/11/2009 - Jean-Baptiste Descroix-Vernier : les billets de la...</summary>
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&lt;h3&gt;Lyon Mag 16/11/2009 - Jean-Baptiste Descroix-Vernier : les billets de la discorde&lt;/h3&gt;  &lt;p&gt;Voir aussi Marianne : &lt;a href=&quot;http://www.marianne2.fr/Messier,-Madelin-leur-petite-entreprise-ne-connait-pas-la-crise_a92724.html&quot;&gt;http://www.marianne2.fr/Messier,-Madelin-leur-petite-entreprise-ne-connait-pas-la-crise_a92724.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C’est le couac du week-end. A Paris, la société &lt;strong&gt;Rentabiliweb&lt;/strong&gt;, autorisation de la police acquise, devait distribuer &lt;strong&gt;50 000 euros&lt;/strong&gt; en petites coupures pour promouvoir son entité web &lt;strong&gt;Mailorama&lt;/strong&gt;. Une opération de &lt;strong&gt;street-marketing&lt;/strong&gt; unique en France. Ce sont quelques &lt;strong&gt;7000 personnes&lt;/strong&gt; qui se sont retrouvées, &lt;strong&gt;samedi à 14h, sur le Champ de Mars&lt;/strong&gt; pour recueillir la manne financière. Résultat : pas de distribution de cash et des échauffourées. Et derrière &lt;strong&gt;Rentabiliweb&lt;/strong&gt; se cache un &lt;strong&gt;Lyonnais,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Descroix-Vernier&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;JBVD&lt;/strong&gt;). Portrait.&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;&lt;/h5&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lyonmag.com/images/f15be0fa82af44bf0867b63fcf8ad4e1.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 0px 0px; display: inline&quot; border=&quot;0&quot; hspace=&quot;5&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.lyonmag.com/images/small_f15be0fa82af44bf0867b63fcf8ad4e1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;   &lt;p&gt;JBDV, c’est d’abord l’histoire d’une réussite personnelle singulière. Né à Lyon, ses premières années ne se passent pas sous les meilleures auspices. «&lt;strong&gt;&lt;em&gt;J’ai grandi dans la banlieue lyonnaise où j’étais le seul blanc&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;» confie-t’il. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Porteur d’une foi sincère, &lt;strong&gt;JBVD&lt;/strong&gt; semble plutôt attiré par la prêtrise : «&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Je suis resté très croyant, et cela reste une force pour moi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;». S’il en tire aujourd’hui une force et une sérénité quasi-contemplative, &lt;strong&gt;JBVD&lt;/strong&gt; opte pour une voie bien différente. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Diplômé en droit, il débute sa carrière comme avocat d'Affaires à Lyon. Et malgré un certain succès, il décide, au début des années 2000, de se lancer dans le numérique. Après une première expérience dans la presse puis une seconde chez &lt;strong&gt;Newtech&lt;/strong&gt;, il crée dès 2001 le groupe &lt;strong&gt;Rentabiliweb,&lt;/strong&gt; l'un des champions français de l'internet et de la &amp;quot;&lt;strong&gt;monétisation d'audience&lt;/strong&gt;&amp;quot;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et &lt;strong&gt;JBVD&lt;/strong&gt; est à l’image de ses expériences : protéiforme. Sa société &lt;strong&gt;Rentabiliweb&lt;/strong&gt; est déclarée en &lt;strong&gt;Belgique&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;emploie des personnes en France, en Russie, en Roumanie et en Bulgarie&lt;/strong&gt;. L’homme, lui, vit à &lt;strong&gt;Amsterdam&lt;/strong&gt;, sur une péniche. Un côté insaisissable et décalé qu’il cultive aussi à travers son look. Les &lt;strong&gt;kilts&lt;/strong&gt; ne lui sont pas étrangers, et il porte des &lt;strong&gt;dreadlocks&lt;/strong&gt;. Mais se fier uniquement à son apparence singulière serait mal connaître le sérieux de l’homme. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin 2006&lt;/strong&gt;, sa société entre sur la marché boursier. Dans la foulée, &lt;strong&gt;le concept de sa société, qui revient à faire dépenser les internautes en les incitant à appeler des numéros surtaxés, séduit les plus grand&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Stéphane Courbit&lt;/strong&gt;, actuel PDG de &lt;strong&gt;Banijay&lt;/strong&gt;, possède 10,4% du capital. &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Bernard Arnault&lt;/strong&gt;, grand patron de &lt;strong&gt;LVMH&lt;/strong&gt;, possède lui 6,3% de &lt;strong&gt;Rentabiliweb&lt;/strong&gt;. &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;Aussi, deux des administrateurs de la société ne sont autres que &lt;strong&gt;Jean-Marie Messier&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Alain Madelin&lt;/strong&gt;. &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;JBVD&lt;/strong&gt;, aujourd’hui &lt;strong&gt;407ème fortune de France&lt;/strong&gt; (selon le magazine &lt;strong&gt;Challenge&lt;/strong&gt;, il pèse quelques &lt;strong&gt;57 millions d’euros&lt;/strong&gt;), doit aujourd’hui faire face à la polémique intervenue ce week-end à &lt;strong&gt;Paris&lt;/strong&gt; pour le lancement de son entité web &lt;strong&gt;Mailorama&lt;/strong&gt;. Et n’a pas tardé à répliquer dans un communiqué : « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;C'est à la suite d'un changement d'avis de la préfecture, et à la demande expresse des services de police, que Rentabiliweb a décidé d'annuler une opération qui avait été, de son côté, montée avec toutes les précautions, toutes les garanties de bon déroulement et tout l'esprit de responsabilité requis en pareilles circonstances&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. » &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La responsabilité de la préfecture qu’il engage clairement, reste à déterminer. Alors, manque de communication, panique de dernière minute des autorités face à une foule trop nombreuse venu se masser au Champ de Mars ? Tout a été fait dans les règles du côté de &lt;strong&gt;Rentabiliweb&lt;/strong&gt; : « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La direction de Rentabiliweb rappelle que sa filiale Maillorama avait reçu l'autorisation formelle et écrite d'organiser la manifestation […] au lieu même fixé par la préfecture de police. Sans cette autorisation, sans l'accord expressément notifié par les autorités de police, sans l'assurance expressément donnée que toutes les mesures seraient prises pour qu'il ne soit pas porté atteinte à l'ordre public, Rentabiliweb n'aurait pas pris l'initiative de ce cashback sympathique, convivial et bon enfant.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Une responsabilité que &lt;strong&gt;JBVD&lt;/strong&gt; ne souhaite pas porter, des initiatives du même type ayant déjà eu lieu à &lt;strong&gt;New-York&lt;/strong&gt;, sans la finalité tragique qu’a connu celle de &lt;strong&gt;Paris&lt;/strong&gt; ce week-end.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt; 2 Commentaires&lt;/p&gt;  &lt;h4&gt;&lt;/h4&gt;  &lt;h5&gt;&lt;/h5&gt;  &lt;h4&gt;&lt;/h4&gt;  &lt;p&gt;Il est bien dommage que la France bride ces jeunes talents. Comment voulez-vous encourager les initiatives avec toute cette bureaucratie contre-productive. Il est vrai que dans notre France d'assistés nous préférons l'immobilisme.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Posté par Alain M (16-11-2009 à 17h08)&lt;/p&gt;  &lt;h4&gt;&lt;/h4&gt;  &lt;p&gt;J'étais au champ de mars. je pense que si la police n'avait pas demandé l'annulation, il n'y aura pas eu ce type de débordement. Les annulations de dernière minutes, ça n'apporte rien que de la violence (cf match Marseille paris annulé a la dernière minute)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Posté par Pierrot (16-11-2009 à 16h53)&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;France Info – Hier 16/11/2009 à 11:16 Qui se cache derrière mailorama.fr et Rentabiliweb ?&lt;/h3&gt;  &lt;p&gt;Le &amp;quot;coup&amp;quot; publicitaire avait viré aux coups de poing samedi à Paris. Des incidents ont éclaté sous la Tour Eiffel après l’annulation, par les organisateurs, d’une distribution de billets de banque. Un &amp;quot;coup&amp;quot; publicitaire destiné à faire connaître Mailorama : un site qui génère de l’argent grâce à l’audience d’internet. A sa tête, un homme original et qui sait s’entourer…&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le fondateur du groupe Rentabiliweb s’appelle &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Descroix-Vernier&lt;/strong&gt;, il a 39 ans. Et les affaires marchent bien pour lui, puisqu’il est aujourd’hui la &lt;strong&gt;407e fortune de France&lt;/strong&gt; : selon le classement 2009 du magazine &lt;i&gt;Challenge&lt;/i&gt;, il pèse 57 millions d’euros.     &lt;br /&gt;Son groupe, enregistré en Belgique et coté en bourse depuis fin 2006, emploie &lt;strong&gt;120 personnes, en France, Russie, Roumanie et Bulgarie&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le concept de cette société fondée en 2001 est, entre autres, de &lt;strong&gt;faire payer les internautes en les incitant à appeler des numéros surtaxés ou à envoyer des sms&lt;/strong&gt;, eux-aussi surtaxés. Tout cela, lorsqu’ils passent sur des sites pour adultes, des sites de rencontres, de jeux ou sur ceux qui ont fait parler d’eux ces derniers mois avec des fortunes diverses : des sites pour noter les profs, les avocats ou les médecins, par exemple.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et cela marche plutôt très bien, parce que le concept a &lt;strong&gt;séduit de gros investisseurs&lt;/strong&gt;. Et pas des moindres : &lt;strong&gt;Bernard Arnault&lt;/strong&gt;, le PDG de LVMH, et &lt;strong&gt;Stéphane Courbit&lt;/strong&gt;, l’ancien patron d’Endemol France, font partie de ses actionnaires. &lt;strong&gt;Jean-Marie Messier&lt;/strong&gt;, l’ancien président de Vivendi Universal, et l’ancien ministre de l’Economie &lt;strong&gt;Alain Madelin&lt;/strong&gt; siègent à son conseil d’administration.&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Golden Glaouis Invest&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;&amp;quot;JBDV&amp;quot; côtoie donc &amp;quot;J6M&amp;quot; (&amp;quot;&lt;strong&gt;Jean-Marie Messier&lt;/strong&gt; Moi-Même Maître du Monde&amp;quot;), mais il n’a rien d’un patron classique. Ancien avocat d’affaires à Lyon, il porte souvent un kilt, il a les cheveux coiffés en dreadlocks. Et il gère ses affaires et ses &lt;i&gt;&amp;quot;&lt;strong&gt;ninjas&lt;/strong&gt;&amp;quot;,&lt;/i&gt; ses salariés, seul, depuis trois écrans plats installés dans la péniche où il vit à l’entrée du port industriel d’Amsterdam.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Deux anecdotes encore qui en disent long sur les motivations du personnage. Son site internet préféré est celui de la fondation &lt;strong&gt;Bill Gates&lt;/strong&gt;, l’homme le plus riche du monde. Et la holding personnelle avec laquelle &lt;strong&gt;Jean-Baptiste Descroix-Vernier&lt;/strong&gt; possède 57% de son groupe vient d’être rebaptisée &amp;quot;&lt;strong&gt;St Georges Finance&lt;/strong&gt;&amp;quot;. Elle s’appelait encore récemment &amp;quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Golden Glaouis Invest&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;quot; : &amp;quot;couilles en or&amp;quot;, en argot.&lt;/p&gt;
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<name>Michel BOUCHET</name>
<uri>http://quefaire.hautetfort.com/about.html</uri>
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<title>Actu-Environnement 25/09/2009 - Taxe carbone : Michel Rocard s&amp;rsquo;en prend &amp;agrave; l&amp;rsquo;ETS</title>
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<updated>2009-09-25T01:53:06+02:00</updated>
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<summary> ECONOMIE - Article de Agnès SINAI         Reçu par les députés hier, Michel...</summary>
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&lt;p&gt;ECONOMIE - Article de Agnès SINAI&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;em&gt;Reçu par les députés hier, Michel Rocard a prôné l’abandon du marché carbone au profit d’une Contribution climat énergie généralisée. Analyse.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Auditionné hier par les députés de la Commission du développement durable et de la Commission économique à l’Assemblée nationale, &lt;strong&gt;Michel Rocard n’a pas mâché ses mots&lt;/strong&gt;. En ce qui concerne la rétrogradation par le gouvernement du prix de la tonne de CO2 à 17 euros plutôt qu’à 32, il a rappelé que &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''cet accord sur les 32 euros par tonne représentait quelque chose car il reprenait les conclusions du rapport Quinet de 2008 qui, lui-même, résultait d’un compromis entre l’Etat, les ONG et les syndicats''&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;. Se déclare-t-il déçu par la décision du gouvernement ? ''Nous n’avons pas voulu considérer que nous étions trahis, néanmoins il est important que le gouvernement indique quel sera le taux d’augmentation annuelle qui permettra d’atteindre les 100 euros la tonne en 2030''.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Quelques heures plus tard hier, les sénateurs de la Commission des finances et de la Commission de l’économie et du développement durable auditionnaient l&lt;strong&gt;e ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;la ministre de l’économie Christine Lagarde&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sénateur Philippe Marini&lt;/strong&gt; (UMP), &lt;strong&gt;rapporteur général du budget au Sénat&lt;/strong&gt;, s’inquiétait de la corrélation entre le montant de la taxe carbone et le prix des quotas de CO2 : &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''Le tarif de la taxe se rattache au cours du quota sur le marché européen. Si le marché européen des quotas fluctue, sera-t-on amené à revoir le signal-prix ?&lt;/strong&gt;''&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chantal Jouanno&lt;/strong&gt; a précisé que, &lt;strong&gt;sur la progressivité des taux, c’est le Parlement qui se prononcera ainsi qu’une commission verte &lt;i&gt;ad hoc&lt;/i&gt;, composée de parlementaires et de représentants de la société civile&lt;/strong&gt;. La secrétaire d’Etat chargée de l’écologie s’est déclarée plutôt optimiste quant à l’évolution du prix du CO2 sur le marché européen des quotas : d’ici à 2012, a-t-elle affirmé, le prix du CO2 sur le marché européen devrait être compris dans une fourchette de 23 à 30 € la tonne. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, cela ne va pas de soi&lt;/strong&gt;, selon &lt;strong&gt;Michel Rocard&lt;/strong&gt;, qui affirmait hier matin devant les députés : &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''Le système des quotas marche mal et c’est ça le problème. Je ne suis pas sûr qu’il puisse y avoir des marchés auxquels quelque technique permette d’échapper à la spéculation. C’est le cas du marché du carbone européen dont la spéculation équivaut à 80 fois le réel économique''&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Sénat, un rapport du groupe de travail sur la fiscalité environnementale de la Commission des finances,&lt;/strong&gt; diffusé en juillet dernier, &lt;strong&gt;s’est inquiété de la&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''quasi absence de réglementation et d’encadrement des marchés d’échanges de quotas&lt;/strong&gt;''&lt;/i&gt; et &lt;strong&gt;a plaidé en faveur d’une surveillance efficace et globale du marché carbone, d’un fonctionnement équitable et ordonné du marché et de sa transparence. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Sur ce point, &lt;strong&gt;Michel Rocard&lt;/strong&gt; est allé plus loin : &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''Je suis favorable à l’abandon de l’ETS qui marche mal pour lui substituer une taxation&lt;/strong&gt;''&lt;/i&gt;, a t-il déclaré hier devant les députés. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La ministre de l’économie Christine Lagarde a confirmé aux sénateurs que la question de la supervision du marché pour éviter les fuites dans le circuit était à coordonner sur le plan international&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''car le risque de fraude et de spéculation est manifeste''&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fallait-il on non inclure l’électricité dans l’assiette de la taxe&lt;/strong&gt; ? &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''Sur l’électricité, nos experts étaient partagés moitié moitié. Il faut chercher une baisse de toutes les consommations d’énergie, et j’admets que dans peu d’années il faudra mettre l’électricité dans la moulinette''&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;, a déclaré &lt;strong&gt;Michel Rocard&lt;/strong&gt; aux députés. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Sénat, Nicole Bricq&lt;/strong&gt; (groupe socialiste) regrettait que toute la fiscalité n’ait pas été remise à plat à l’occasion de la taxe carbone et s’inquiétait du fait que les périodes de pointe, qui occasionnent le recours en appoint à des centrales thermiques, ne fassent pas l’objet de taxation mais soient réglés par des tarifs répercutés sur les usagers. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Autre sujet de débat, &lt;strong&gt;la redistribution du produit de la taxe aux ménages et les exonérations partielles de taxe professionnelle consenties aux entreprises en contrepartie de leur assujettissement à la taxe carbone&lt;/strong&gt;. La ministre &lt;strong&gt;Christine Lagarde&lt;/strong&gt; a expliqué aux sénateurs le mécanisme de redistribution prévu : &lt;strong&gt;un chèque « vert » pour les non imposables dès février 2010&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;un crédit d’impôt pour les ménages assujettis à l’impôt sur le revenu&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''Quelles seront les contreparties pour les aides aux entreprises&lt;/strong&gt; ?''&lt;/i&gt;, interrogeait la sénatrice &lt;strong&gt;Nicole Bricq&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''Avec le produit de cette taxe, on aurait pu faire des milliers de choses&lt;/strong&gt; !&lt;/i&gt;, regrette le sénateur Bruno Sido (UMP), &lt;i&gt;&lt;strong&gt;alors que, quand les Français recevront un chèque de 46 euros, ils ne s’en apercevront pas&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;. Mais &lt;strong&gt;Christine Lagarde&lt;/strong&gt; s’est déclarée convaincue de l’efficacité progressive de la taxe : &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''Dès lors qu’une entreprise soumise à la taxe carbone va décider de réorganiser son mécanisme de production, elle va percevoir un super bonus : le système inclut l’incitation au changement de comportement. Sur le système à somme nulle, il existe dans les agrégats mais pas pour les ménages, car le mécanisme contient une incitation à la baisse des consommations d’énergie émettrices de CO2. Il faut mettre le pied dans l’escalier et poursuivre le chemin&lt;/strong&gt;''&lt;/i&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mme Lagarde&lt;/strong&gt; a également confirmé que les &lt;strong&gt;agriculteurs&lt;/strong&gt; et les &lt;strong&gt;pêcheurs&lt;/strong&gt; bénéficieraient d’une &lt;strong&gt;taxe diminuée des trois quarts la première année&lt;/strong&gt;. La taxe prévoit également un traitement &lt;strong&gt;spécifique&lt;/strong&gt; pour les &lt;strong&gt;transporteurs routiers&lt;/strong&gt;, ce sont les chargeurs qui y seront assujettis. Quant à &lt;strong&gt;l’exonération&lt;/strong&gt; du &lt;strong&gt;transport aérien&lt;/strong&gt;, c’est une question à rouvrir, a précisé &lt;strong&gt;Mme Lagarde&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et &lt;strong&gt;Jean-Louis Borloo&lt;/strong&gt; a rappelé que &lt;strong&gt;le transport aérien entrerait dans l’ETS en 2012&lt;/strong&gt; et qu’il ne faudrait pas lui faire subir de double imposition. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le président de la Commission des finances du Sénat, Jean Arthuis, a réitéré ses craintes quant à &lt;strong&gt;la multiplication des niches fiscales&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;source de complexité&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;d’effets d’aubaine&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;de risques de fraude.&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Convaincu qu'a l'avenir, &lt;i&gt;''les économies sobres en carbone seront les économies de demain''&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Jean-Louis Borloo&lt;/strong&gt; a manifesté une légère irritation à la fin de l’audition : &lt;i&gt;&lt;strong&gt;''Quand j’entends le débat, c’est trop tôt et ce n’est pas la bonne méthode. C’est parce qu’on ne veut pas mentir et poursuivre plusieurs objectifs en même temps qu’on est dans cette situation. Et c’est pour les populations modestes qu’on fait ça&lt;/strong&gt;''&lt;/i&gt;.     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;img align=&quot;absMiddle&quot; src=&quot;http://www.actu-environnement.com/imge/actu_fleche.gif&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.actu-environnement.com/ae/recherche.php4?words=la+taxe+carbone&quot;&gt;Derniers articles sur la taxe carbone&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>CHRONIQUE AGORA - Le carry trade yen/dollar s'est-il renvers&amp;eacute; ?</title>
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<updated>2009-09-22T13:40:14+02:00</updated>
<published>2009-09-22T13:40:14+02:00</published>
<category term="Finance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>  http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090922-2131.html     par...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090922-2131.html&quot; href=&quot;http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090922-2131.html&quot;&gt;http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090922-2131.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html&quot;&gt;Philippe Béchade&lt;/a&gt;     &lt;br /&gt;Mardi 22 Septembre 2009&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Relevé dans cet article un passage empreint de plaisantes drôleries que je reprends in extenso ci-dessous :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;em&gt;“… le dollar a commencé à chuter vers le 10 septembre. Cette baisse suivait une déclaration du &lt;strong&gt;vice-président de la Banque centrale chinoise&lt;/strong&gt;, qui estime que &amp;quot;&lt;strong&gt;l'économie américaine, qui vient de s'écraser en bas de la falaise, a juste cessé de s'enfoncer davantage&lt;/strong&gt;&amp;quot;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Wall Street avait confondu les sacs à dos de randonneurs avec les parachutes en grimpant au sommet du canyon des dérivés de crédit. Elle a fait une très mauvaise chute, entraînant l'économie réelle dans son sillage.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Les leaders d'opinion tentent de nous persuader que les Etats-Unis ne souffrent en fait que d'ecchymoses bénignes et de quelques éraflures du côté de la croissance (estimée à 3% en rythme séquentiel au troisième trimestre 2009). &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Vu au travers de jumelles équipées de filtres roses, la croissance se serait remise à agiter les bras au deuxième trimestre. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Les uns nous assurent que ces gesticulations signifient que tout va bien et que l'activité s'apprête à remonter la pente en petite foulée. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Les autres (que plus personne n'écoute) redoutent qu'il s'agisse des appels au secours désespérés d'un blessé dont les deux jambes et le bassin sont fracturés, ainsi que la colonne vertébrale au niveau du haut des reins. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Tant que le haut du corps et la tête bougent encore, c'est que l'accidenté n'est pas mort ! De là à prédire sa prochaine victoire au marathon de New York, il y a un abîme que beaucoup n'hésitent pas à franchir en courant sur un câble d'acier, les yeux bandés.”&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>''Paroles de D&amp;eacute;g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations de Mes Aieux !&amp;rdquo;</title>
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<updated>2009-08-18T15:42:44+02:00</updated>
<published>2009-08-18T15:42:44+02:00</published>
<summary>       Chanson qui a conquis la jeunesse d’AUBAIS pour la fête du 15 Août,...</summary>
<content type="html" xml:base="http://quefaire.hautetfort.com/">
&lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chanson qui a conquis la jeunesse d’AUBAIS pour la fête du 15 Août, ramenée par Guilhem…&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/Z1eUMVjwuAE&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/Z1eUMVjwuAE&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; style=&quot;margin: 15px&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Ton arrière-arrière-grand-père, il a défriché la terre    &lt;br /&gt;Ton arrière-grand-père, il a labouré la terre     &lt;br /&gt;Et pis ton grand-père il a rentabilisé la terre     &lt;br /&gt;Pis ton père, il l'a vendu pour devenir fonctionnaire     &lt;br /&gt;Et pis toi, mon p'tit gars, tu l'sais pus c'que tu vas faire     &lt;br /&gt;Dans ton petit 3 et 1/2 bien trop cher, frette en hiver     &lt;br /&gt;Il te vient des envies de devenir propriétaire     &lt;br /&gt;Et tu rêves la nuit d'avoir ton petit lopin de terre&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ton arrière-arrière-grand-mère, elle a eu 14 enfants    &lt;br /&gt;Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant     &lt;br /&gt;Et pis ta grand-mère en voulait 3 c'était suffisant     &lt;br /&gt;Pis ta mère en voulait pas; toi t'étais un accident     &lt;br /&gt;Et pis toi, ma p'tite fille, tu changes de partenaire tout le temps     &lt;br /&gt;Quand tu fais des conneries, tu t'en sors en avortant     &lt;br /&gt;Mais y'a des matins, tu te réveilles en pleurant     &lt;br /&gt;Quand tu rêves la nuit d'une grande table entourée d'enfants&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ton arrière-arrière-grand-père, il a vécu la grosse misère    &lt;br /&gt;Ton arrière-grand-père, il ramassait les cennes noires     &lt;br /&gt;Et pis ton grand-père -miracle!- est devenu millionnaire     &lt;br /&gt;Et pis ton père en a hérité, il l'a tout mis dans ses RÉERs     &lt;br /&gt;Et pis toi, p'tite jeunesse, tu dois ton cul au ministère     &lt;br /&gt;Pas moyen d'avoir un prêt dans une institution bancaire     &lt;br /&gt;Pour calmer tes envies de hold-uper la caissière     &lt;br /&gt;Tu lis des livres qui parlent de simplicité volontaire&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tes arrière-arrière-grands-parents, ils savaient comment fêter    &lt;br /&gt;Tes arrière-arrière-grands-parents, ça swignait fort dans les veillées     &lt;br /&gt;Et pis tes grands-parents ont connus l'époque yé-yé     &lt;br /&gt;Tes parents,c'taient des discos; c'est là qu'ils se sont rencontrés     &lt;br /&gt;Et pis toi, mon ami, qu'est-ce que tu fais de ta soirée?     &lt;br /&gt;Éteins donc ta tv, faut pas rester encabaner     &lt;br /&gt;Heureusement que dans'vie certaines choses refusent de changer     &lt;br /&gt;Enfile tes plus beaux habits car nous allons ce soir danser ...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;mesaieux.qc.ca &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Catégorie :&amp;#160; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/browse?c=22&quot;&gt;People&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tags : &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results?search_query=family&amp;amp;search=tag&quot;&gt;family&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results?search_query=generation&amp;amp;search=tag&quot;&gt;generation&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results?search_query=nostalgy&amp;amp;search=tag&quot;&gt;nostalgy&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results?search_query=musique&amp;amp;search=tag&quot;&gt;musique&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results?search_query=clip&amp;amp;search=tag&quot;&gt;clip&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results?search_query=montage&amp;amp;search=tag&quot;&gt;montage&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results?search_query=quebecois&amp;amp;search=tag&quot;&gt;quebecois&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results?search_query=quebec&amp;amp;search=tag&quot;&gt;quebec&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results?search_query=folk&amp;amp;search=tag&quot;&gt;folk&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h4&gt;Une version où le chant est plus en valeur :&lt;/h4&gt; &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/vP56SSH6ZCU&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/vP56SSH6ZCU&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Le droit &amp;agrave; la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; est-il encore le m&amp;ecirc;me pour tout le monde ?, par Jean-Paul Vignal</title>
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<updated>2009-07-27T17:15:44+02:00</updated>
<published>2009-07-27T17:15:44+02:00</published>
<summary> 10:21 AM     Le droit à la propriété est-il encore le même pour tout le...</summary>
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&lt;p&gt;10:21 AM&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pauljorion.com/blog/?p=3923&quot;&gt;Le droit à la propriété est-il encore le même pour tout le monde ?, par Jean-Paul Vignal &lt;/a&gt;    &lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;from &lt;a href=&quot;http://www.google.com/reader/view/feed/http%3A%2F%2Fwww.pauljorion.com%2Fblog%2F%3Ffeed%3Drss2?hl=en&quot;&gt;Blog de Paul Jorion&lt;/a&gt; by Paul Jorion&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Billet invité. &lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE DROIT DE PROPRIETE EST-IL ENCORE LE MEME POUR TOUT LE MONDE ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La revue Mc Kinsey, a publié dans son dernier numéro un article intitulé &lt;a href=&quot;http://www.mckinseyquarterly.com/State_capitalism_and_the_crisis_2403&quot;&gt;« State capitalism and the crisis »&lt;/a&gt; qui trouve normal que les États mettent leurs mains dans les poches des contribuables pour sauver les banques et les entreprises, mais s’inquiète que ces mêmes États pourraient y prendre gout et en profiter perfidement pour effectuer un retour durable dans la gestion des entreprises au lieu de s’éclipser poliment une fois les profits revenus. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il n’y a rien de bien nouveau ni de surprenant dans cette affirmation pourtant assez obscène qui consiste à &lt;strong&gt;utiliser la collectivité pour protéger des intérêts particuliers au nom d’une vision dévoyée et de nature presque délictuelle de l’intérêt collectif&lt;/strong&gt;, mais, compte tenu de l’ampleur des enjeux, &lt;strong&gt;il est sans doute temps de réfléchir un peu aux moyens de mettre fin à cet état d’esprit&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Déposer son bilan est en passe de devenir un mode de gestion comme un autre au point, paraît-il, que l’on commence à en enseigner les subtilités dans les meilleures écoles de gestion. Cette évolution signifie &lt;strong&gt;en clair que l’on peut prendre tous les risques que l’on veut sans avoir à en subir les conséquences négatives&lt;/strong&gt; ; les créateurs de l’entreprise apportent leurs idées, leur temps, et un peu d’argent frais, les managers en lèvent beaucoup plus avec des leviers qui atteignent ou dépassent 100 en promettant la lune, les banquiers prêtent et titrisent la dette, l’entreprise la souscrit, et en cas de difficulté, la dette est épongée par les investisseurs, souvent institutionnels, donc gestionnaires de l’épargne du public. &lt;strong&gt;Les seuls qui ont vraiment perdu sont les créateurs, les investisseurs des tours de financement publics et les acheteurs des dettes&lt;/strong&gt;, car les managers peuvent toujours racheter les actifs à quelques cents du $ avec le soutien de financiers, - parfois les mêmes -, et repartir pour un tour.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Chacun sait désormais que les banquiers ayant été jugés indispensables à la bonne marche du monde par les politiques qui leur ont livré les clés de nos cités, leurs erreurs doivent être réglées au prix fort par la collectivité au nom de l’intérêt général ; on sait moins que celles des entreprises le sont aussi, de fait. Dans un cas comme dans l’autre, &lt;strong&gt;les bonus perçus par les cadres dirigeants sont en grande partie à l’origine de cette situation paradoxale. Il les incite en effet à prendre un maximum de risques car ils ne peuvent avoir que des retombées positives. Leur perte maximum possible est ne de pas percevoir de plus values sur leurs stocks options en cas de dépôt bilan.&lt;/strong&gt; La belle affaire. &lt;strong&gt;Quant on perçoit plusieurs dizaines de fois le salaire minimum des manants à titre de salaire et de bonus en espèces&lt;/strong&gt;, ce n’est certainement pas une incitation à la prudence, ni au respect des intérêts des gens que les hasards de la vie et des diplômes ont placé sous vos ordres. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il serait peut-être temps de &lt;strong&gt;supprimer les procédures de mise en redressement judiciaire de type « chapter 11 », et d’interdire que les mêmes joueurs ne puissent directement ou indirectement racheter les actifs de leur ancienne société dans la procédure de liquidation de type « chapter 7 » qui deviendrait la seule issue possible à un dépôt de bilan&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce serait une façon un peu rude, mais sans doute salutaire, de signifier aux responsables des banques et des entreprises qu’ils ne sont plus propriétaires de droit divin, mais simples mandataires de propriétaires de droit commun qui peuvent, comme tout le monde, perdre leur propriété&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une telle mesure permettrait ainsi d’ouvrir un débat que très peu de gens abordent&lt;/strong&gt;. La propriété est, nous dit-on, la pierre angulaire du libéralisme économique. Soit. &lt;strong&gt;Mais comment se fait-il alors que les tenants de ce libéralisme n’aient aucun scrupule à puiser dans la poche des contribuables pour remettre à flots et récupérer leur propriété quand celle ci est compromise par leur propre mauvaise gestion ?&lt;/strong&gt; La logique voudrait que dans ce cas la propriété revienne à ceux qui payent. Il ne s’agit pas de nationalisation rampante, mais simplement de l’application des règles communes à un type particulier de transaction. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et l’on pourrait profiter de l’ouverture de ce débat sur la propriété pour aborder le problème de la propriété intellectuelle, qui est essentiel dans un monde que tous les experts s’accordent à reconnaître comme devant être de plus en plus celui du savoir.&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il semblerait sans doute curieux à un observateur venu d’ailleurs que &lt;strong&gt;les sociétés privées aient accès aux résultats de la recherche publique sans contrepartie réelle pour la collectivité ; quand une collectivité publique entretient un groupe de chercheurs, on peut en effet se demander s’il est « équitable » que les résultats de cette recherche soient privatisés au bénéfice de sociétés qui, par vocation, cherchent ensuite à les valoriser au meilleur coût, ce qui implique dans presque tous les cas que les citoyens de la collectivité qui a assuré le risque du financement bénéficient peu ou pas des retombées en terme d’emploi et d’activité économique induite.&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette privatisation à prix et à conditions d’ami est certainement un des vrais problèmes de la recherche publique&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Il est affligeant de voir de brillants chercheurs contester&lt;/strong&gt; à juste titre, - entre autres au nom de la contestation d’une croissance devenue socialement irresponsable -, &lt;strong&gt;la recherche telle qu’on la pratique aujourd’hui&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;sans poser comme préalable que les résultats de la recherche publique devraient être une propriété collective, accessible librement à tous. La question de l’orientation et du contrôle de la recherche serait en grande partie résolue si l’on retenait ce principe simple, qui ne serait jamais qu’une adaptation du droit de la propriété intellectuelle à l’évolution de nos sociétés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>La Tribune 7 Juillet -  Point de Vue Olivier Sibony, directeur associ&amp;eacute; senior chez McKinsey</title>
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<updated>2009-07-25T23:29:11+02:00</updated>
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<summary>     Lien permanent vers cet article :...</summary>
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&lt;ul&gt;&lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;Lien permanent vers cet article :   &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/opinions/20090707trib000396725/les-processus-de-decision-au-coeur-de-la-crise.html&quot;&gt;http://www.latribune.fr/opinions/20090707trib000396725/les-processus-de-decision-au-coeur-de-la-crise.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h4&gt;Les processus de décision au cœur de la crise&lt;/h4&gt;  &lt;p&gt;La Tribune.fr - 07/07/2009 Ã&amp;#160; 08:58 - 747 mots &lt;/p&gt;  &lt;h6&gt;L'analyse des processus de décision, fussent-ils collectifs, montre comment l'excès d'optimisme, l'influence de la première proposition, le charisme des initiateurs, et l'autorité du décideur final biaisent toutes les décisions d'investissements, et pèsent sur leur rentabilité finale. Mieux vaut plusieurs scénarios d'investissement, analysés lors d'un bon débat de vrais experts. On peut apprendre à bien décider, estime Olivier Sibony, directeur associé senior chez McKinsey.&lt;/h6&gt;  &lt;p&gt;S'il est une chose que la crise actuelle illustre, c'est que des organisations performantes, dirigées par des managers compétents et entraînés, ont pu prendre des décisions hasardeuses. Les raisons invoquées ne manquent pas. Certains invoquent la faiblesse des modèles analytiques, incapables de prévoir les risques systémiques. D'autres s'en prennent aux modes de rémunération, facteur de prise de risque anormale. D'autres encore, bien sûr, montrent du doigt quelques individus, vite transformés en boucs émissaires.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Si ces explications sont sans doute recevables, &lt;strong&gt;chercher des explications rationnelles&lt;/strong&gt; du côté des &lt;strong&gt;outils&lt;/strong&gt;, des &lt;strong&gt;incitations&lt;/strong&gt; et des &lt;strong&gt;personnes&lt;/strong&gt; n'épuise pas le sujet. Comme le montrent &lt;strong&gt;les progrès de l'économie comportementale&lt;/strong&gt;, nos décisions sont en effet influencées, à notre insu, par des &lt;strong&gt;biais cognitifs qui ne sont pas de nature rationnelle&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Prenons l'exemple simple d'une décision d'investissement et observons quelques-uns des biais qui peuvent la perturber. &lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;En premier lieu, le plan initial sera souvent affecté par le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;biais d'optimisme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (ou &lt;strong&gt;&lt;em&gt;d'excès de confiance&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) &lt;strong&gt;de celui ou celle qui propose l'investissement&lt;/strong&gt; : de nombreuses expériences ont montré que, dans tous les domaines, chacun d'entre nous a systématiquement tendance à se surestimer. &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;Une fois la proposition d'investissement quantifiée, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;le biais d'ancrage&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; en fera &lt;strong&gt;une référence dont il est difficile de s'écarter&lt;/strong&gt; suffisamment : la première proposition influence toujours l'estimation finale (même de manière inconsciente). &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'évaluation de cette estimation&lt;/strong&gt; sera ensuite affectée par &lt;strong&gt;&lt;em&gt;l'effet de halo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;notre jugement dépend en partie de la personne qui présente la proposition&lt;/strong&gt;. &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;Une fois &lt;strong&gt;venu le moment de débattre du projet, on échappera ensuite difficilement à &lt;em&gt;des biais de groupe&lt;/em&gt;,&lt;/strong&gt; qui incitent notamment les participants à &lt;strong&gt;s'aligner sur le point de vue supposé du décideur final&lt;/strong&gt;. &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;Ce dernier, enfin, sera sujet au &lt;strong&gt;&lt;em&gt;biais de confirmation&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui le conduit &lt;strong&gt;inconsciemment à négliger des éléments qui réfuteraient son hypothèse initiale&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;La recherche et l'expérience montrent à quel point &lt;strong&gt;il est difficile de se soustraire à l'influence de ces biais cognitifs&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;et d'autres du même genre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;). &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut donc chercher dans le processus de décision, et non dans le talent d'un seul décideur, les moyens de limiter leurs effets&lt;/strong&gt;. En d'autres termes, nous devons certes réfléchir &lt;strong&gt;au pourquoi&lt;/strong&gt;, mais sans négliger &lt;strong&gt;le comment&lt;/strong&gt; de nos décisions.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pour mesurer l'effet du processus sur la qualité de la décision, McKinsey a analysé 798 décisions d'investissement. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Chaque décideur a évalué, a posteriori, l&lt;strong&gt;a qualité et l'exhaustivité des outils analytiques utilisés&lt;/strong&gt; d'une part, et d'autre part, &lt;strong&gt;la qualité du débat et l'objectivité du processus de prise de décision.&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Entre ceux qui ont utilisé &lt;strong&gt;les outils d'analyse les plus avancés&lt;/strong&gt; et ceux qui reconnaissent en être très loin, l'écart de performance est important : 2,7 points de retour sur investissement les séparent. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais ceux qui ont aussi suivi &lt;strong&gt;un processus de décision rigoureux et objectif&lt;/strong&gt; enregistrent une performance bien plus importante : le gain est de 7,3 points de ROI. En d'autres termes, il y a trois fois plus à gagner à utiliser un bon mode de prise de décision !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Qu'est-ce qu'un &amp;quot;bon&amp;quot; processus de décision ? Comment le formaliser en évitant l'écueil de la bureaucratie, le risque du &amp;quot;consensus mou&amp;quot;, voire la dilution des responsabilités ? &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En un mot, les bons processus sont ceux qui - en s'adaptant bien sûr à un type de décision donné - minimisent l'impact des biais cognitifs sur la prise de décision.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Reprenons par exemple le cas des décisions d'investissement. Dans les entreprises qui obtiennent les meilleurs résultats, notre étude met en évidence &lt;strong&gt;quatre pratiques déterminantes&lt;/strong&gt;, qui sont &lt;strong&gt;autant d'&amp;quot;antidotes&amp;quot; contre les biais évoqués plus haut&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Ces entreprises admettent explicitement l'incertitude&lt;/strong&gt;, en exigeant par exemple qu'on présente non seulement un projet, mais &lt;strong&gt;plusieurs scénarios possibles&lt;/strong&gt;. &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Elles définissent et partagent ex ante les critères de décision sur lesquels les projets sont jugés&lt;/strong&gt;. &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Elles organisent un débat réel avec des participants choisis sur des critères de compétence&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;spécifique au projet&lt;/strong&gt;), &lt;strong&gt;et non&lt;/strong&gt; seulement &lt;strong&gt;de rang hiérarchique&lt;/strong&gt;. &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Enfin, elles encouragent dans ce débat l'expression et la discussion de points de vue divers, y compris contradictoires avec celui du leader.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;On le voit, &lt;strong&gt;il ne s'agit nullement de rechercher un accord à tout prix&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;ni de décharger le décideur final de sa responsabilité&lt;/strong&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Au contraire, &lt;strong&gt;l'enjeu est de mobiliser l'intelligence collective d'une équipe de management en organisant une confrontation de points de vue riche et constructive - avec les implications qu'on imagine sur le style de management.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Concevoir des processus de décision efficaces n'est donc pas chose facile.&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais l'impact sur la qualité des décisions justifie largement que les dirigeants y consacrent plus d'attention : &lt;strong&gt;bien décider, c'est d'abord décider comment décider&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Olivier Sibony, directeur associé senior chez McKinsey&lt;/p&gt;
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Giani esposito - Les clowns</title>
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<id>tag:quefaire.hautetfort.com,2009-06-28:2262439</id>
<updated>2009-06-28T01:33:14+02:00</updated>
<published>2009-06-28T01:33:14+02:00</published>
<summary>  Giani Espsito        http://www.chronobio.com/gianiesposito/structure.php...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Giani_Esposito&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Giani Espsito&lt;/a&gt;     &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chronobio.com/gianiesposito/structure.php&quot;&gt;http://www.chronobio.com/gianiesposito/structure.php&lt;/a&gt;    &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www-v3.deezer.com/en/index.php#music/result/all/giani esposito&quot;&gt;http://www-v3.deezer.com/en/index.php#music/result/all/giani esposito&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;Les Clowns&lt;/h3&gt;  &lt;p&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/SdY_Azbxp0o&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/SdY_Azbxp0o&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=SdY_Azbxp0o&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=SdY_Azbxp0o&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h6&gt;S'accompagnant d'un doigt    &lt;br /&gt;ou quelques doigts     &lt;br /&gt;le clown se meurt     &lt;br /&gt;S'accompagnant d'un doigt     &lt;br /&gt;ou quelques doigts     &lt;br /&gt;le clown se meurt     &lt;br /&gt;sur un petit violon     &lt;br /&gt;et pour quelques spectateurs     &lt;br /&gt;sur un petit violon     &lt;br /&gt;et pour quelques spectateurs &lt;/h6&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Ma chè n'ha fatto de male      &lt;br /&gt;sta povera creatura       &lt;br /&gt;ma chè c'iavete da ridere       &lt;br /&gt;et portaije iettatura ! &lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;h6&gt;D'une petite voix comme    &lt;br /&gt;il n'en avait jamais eue     &lt;br /&gt;D'une petite voix comme     &lt;br /&gt;il n'en avait jamais eue     &lt;br /&gt;il parle de l'amour     &lt;br /&gt;de la joie, sans être cru     &lt;br /&gt;il parle de l'amour     &lt;br /&gt;de la joie, sans être cru &lt;/h6&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Se voi non comprendete      &lt;br /&gt;si vous ne comprenez pas       &lt;br /&gt;Se voi non comprendete       &lt;br /&gt;si vous ne comprenez pas       &lt;br /&gt;Almeno non ridete       &lt;br /&gt;au moins ne riez pas !       &lt;br /&gt;Almeno non ridete       &lt;br /&gt;au moins ne riez pas ! &lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;h6&gt;Ouvrez donc les lumières    &lt;br /&gt;puisque le clown est mort     &lt;br /&gt;Ouvrez donc les lumières     &lt;br /&gt;puisque le clown est mort     &lt;br /&gt;et vous applaudissez     &lt;br /&gt;admirez son effort     &lt;br /&gt;et vous applaudissez     &lt;br /&gt;admirez son effort&lt;/h6&gt;  &lt;h3&gt;Un noble rossignol&lt;/h3&gt; &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/3JllLndSVXc&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/3JllLndSVXc&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;  &lt;h6&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=3JllLndSVXc&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=3JllLndSVXc&lt;/a&gt;&lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;Un noble rossignol à l'époque Ming,    &lt;br /&gt;à moins que ce ne fût à l'époque Tsing,     &lt;br /&gt;apprenait sur un arbre artificiel     &lt;br /&gt;dans une cage d'or l'hymne officiel     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;“à la liberté, à la liberté. “     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Ils avaient faim et soif,     &lt;br /&gt;ils étaient des milliers     &lt;br /&gt;on a tiré en l'air pour les intimider. (bis)&lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;Simplement comme on tire au fusil dans la vie&amp;#160; &lt;br /&gt;mais l'un d'eux se blessa dans sa sauvagerie,     &lt;br /&gt;à mort aussi vrai que la foule est un enfant     &lt;br /&gt;qu'il ne faudrait jamais laisser seul un instant. &lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;Que dis-tu rossignol, oiseau de bon augure    &lt;br /&gt;- «j'écris l'histoire.»     &lt;br /&gt;Ah oui ! et bien bonne écriture. &lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;Un rossignol du peuple à l'époque Ming,    &lt;br /&gt;à moins que ce ne fût à l'époque Tsing,     &lt;br /&gt;qui avait le désir d'égailler la terre     &lt;br /&gt;répondit par un chant révolutionnaire &lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;“à la liberté, à la liberté. “&lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;Nous avions faim et soif,    &lt;br /&gt;nous étions des milliers,     &lt;br /&gt;ils ont tiré en l'air pour nous intimider. (bis) &lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;Calmement comme on tire au fusil dans la vie,    &lt;br /&gt;l'un de nous fut blessé par tant de courtoisie.     &lt;br /&gt;à mort aussi vrai que la foule est trop timide     &lt;br /&gt;et pour tuer il faut être calme et lucide. &lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;Que dis-tu rossignol, oiseau de bon augure    &lt;br /&gt;- «j'écris l'histoire.»     &lt;br /&gt;Ah oui ! et bien bonne écriture. &lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;L'un voulant comme l'autre égayer la terre,    &lt;br /&gt;chacun à son idée et à sa manière,     &lt;br /&gt;deux rossignols chantaient à l'époque Ming,     &lt;br /&gt;à moins que ce ne fût à l'époque Tsing, &lt;/h6&gt;  &lt;h6&gt;à moins que ce ne soit au jour d'aujourd'hui.&lt;/h6&gt;
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>TGV magazine Mai p 96 - LIBRE ARBITRE : D&amp;Eacute;BAT SUR UN SUJET QUI DIVISE.</title>
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<summary>   Interview Claude MANDIL et Jean-Marc Jancovici        Faut-il taxer...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interview Claude MANDIL et Jean-Marc Jancovici&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img height=&quot;250&quot; width=&quot;594&quot; src=&quot;http://quefaire.hautetfort.com/media/01/00/1417226700.jpg&quot; alt=&quot;Industrie lourde&quot; border=&quot;0&quot; title=&quot;Industrie lourde&quot; style=&quot;border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Faut-il taxer davantage les énergies fossiles?&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;80 % des énergies consommées dans le monde, aujourd’hui, sont d’origine fossile. Or, les prix du pétrole, du charbon et du gaz ne prennent pas en compte les pollutions qu’ils occasionnent: &lt;strong&gt;Faut-il alors taxer davantage les énergies fossiles et organiser délibérément leur rareté?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;CLAUDE MANDIL&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt; est ancien directeur de &lt;strong&gt;l’institut français du pétrole&lt;/strong&gt; et&lt;br /&gt; de &lt;strong&gt;l’Agence internationale de l’énergie&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.usinenouvelle.com/article/claude-mandil-il-ne-faut-pas-proteger-le-consommateur-de-la-hausse-des-prix.116850&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0066cc;&quot;&gt;&quot;Il ne faut pas protéger le consommateur de la hausse des prix&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est l’auteur du rapport «&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Sécurité énergétique et&lt;br /&gt; Union européenne,&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;».&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;i&gt;Sécurité énergétique et Union européenne. Propositions&lt;br /&gt; pour la présidence française,&lt;/i&gt; rapport au Premier ministre&lt;br /&gt; (21avril 2008), par Claude Mandil (La Documentation&lt;br /&gt; française, 2008).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;JEAN-MARC JANCOVICI &lt;a href=&quot;http://www.manicore.com/&quot;&gt;http://www.manicore.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt; est ingénieur-conseil et enseignant.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;i&gt;Le plein s’il vous plaît,&lt;/i&gt; de Jean-Marc Jancovici et&lt;br /&gt; Alain Grandjean (Seuil, 2006).&lt;br /&gt; &lt;i&gt;C’est maintenant! Trois ans pour sauver le monde,&lt;br /&gt;&lt;/i&gt; de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean (Seuil, 2009).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Nous nous approchons du pic de la production pétrolière qui marquera le début de la baisse de l’offre. Quelle influence ce pic aura-t-il sur le paysage socio-économique mondial?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Mandil :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si &lt;strong&gt;la pénurie&lt;/strong&gt; est mise sur le compte de ressources géologiques insuffisantes, je ne partage pas le pessimisme des spécialistes dont vous parlez. En revanche, nous assistons à deux évolutions contradictoires. &lt;strong&gt;Les investissements d’exploration et de production pétrolière sont en forte baisse du fait de la crise économique et de la raréfaction du crédit.&lt;/strong&gt; C’est cela qui va diminuer la production dans les prochaines années. Parallèlement, &lt;strong&gt;la consommation de produits pétroliers est aussi en baisse, du fait de la crise, bien sûr, mais aussi parce que les comportements commencent à évoluer dans le monde, en particulier pour lutter contre le changement climatique&lt;/strong&gt;. Voyez aux États-Unis, par exemple. Un scénario optimiste serait que ces deux évolutions soient symétriques. Ce n’est pas exclu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Jancovici&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Revenons aux bases. &lt;strong&gt;L’énergie est tout simplement l’unité de compte de la transformation du monde&lt;/strong&gt;. Au siècle dernier, &lt;strong&gt;le prix de l’énergie a été divisé par dix&lt;/strong&gt;. Ce qui signifie que l’unité de transformation du monde coûte aujourd’hui dix fois moins cher qu’hier. &lt;strong&gt;Environ 35 % de cette unité de transformation du monde provient du pétrole, dont le prix détermine celui des autres énergies&lt;/strong&gt;. Jusqu’à maintenant, le pétrole a été disponible en quantité croissante, à coût décroissant. Aujourd’hui, nous nous approchons du pic. &lt;strong&gt;Au moment où la taille du gâteau se réduit pour tout le monde, les négociations qui portent sur la répartition des parts de celui-ci risquent d’être difficiles.&lt;/strong&gt; Les pays fortement dépendants, comme la France, vont voir leur part du gâteau se réduire, et le prix réel de chaque portion de celui-ci augmenter. Ce prix réel peut augmenter à travers un mécanisme de rationnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;intervention&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;publique&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;visant à organiser volontairement&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;la réduction de la consommation de pétrole n’est elle pas souhaitable&lt;/strong&gt; afin &lt;strong&gt;d’éviter de consommer les réserves disponibles et prévenir l’aggravation de la crise climatique?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Mandil :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rôle des États est essentiel. Il ne s’agit pas de rationner&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;ou d’interdire, mais de mettre en place les mécanismes qui permettent aux acteurs économiques de faire les bons choix&lt;/strong&gt;. Cela passe par des &lt;strong&gt;mécanismes de marché&lt;/strong&gt; (&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;les certificats d’émission&lt;/span&gt;), des &lt;strong&gt;taxes, de la réglementation&lt;/strong&gt; (&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;codes de construction&lt;/span&gt;, par exemple, ou &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;normes de consommation des véhicules et des appareils domestiques&lt;/span&gt;), par &lt;strong&gt;la suppression des subventions à la consommation&lt;/strong&gt; (les &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;tarifs réglementés&lt;/span&gt; en France) et &lt;strong&gt;un vigoureux effort de recherche publique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Jancovici&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous allons de toute façon réduire, d’ici peu, notre consommation de pétrole sous le coup de la contrainte géologique de l’approvisionnement. Mais &lt;strong&gt;la diminution sera d’autant plus dure qu’elle n’aura pas été souhaitée et organisée&lt;/strong&gt;. Il y a, de toute façon, trop de combustibles fossiles de manière globale (gaz, pétrole, charbon) pour avoir le droit d’attendre le pic pour toutes ces énergies si nous voulons préserver le climat. &lt;strong&gt;Si nous voulons réduire volontairement la consommation de pétrole&lt;/strong&gt; — l’autre terme de l’alternative étant la réduction involontaire — nous aurons alors le choix entre le &lt;strong&gt;rationnement&lt;/strong&gt;, option retenue pour les industriels, et la &lt;strong&gt;taxe&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Dans une démocratie, la taxe est néanmoins plus facile à mettre en œuvre pour les particuliers que les tickets de rationnement. Les « &lt;i&gt;permis de polluer&lt;/i&gt; » négociables ont-ils contribué à réduire la consommation d’énergie fossile?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Mandil :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne faut pas confondre les objectifs et les moyens. &lt;strong&gt;Ce qui limite la consommation d’énergie fossile, c’est la décision politique de limiter les émissions de C02.&lt;/strong&gt; C’est, par exemple, la décision prise par les signataires du &lt;strong&gt;protocole de Kyoto&lt;/strong&gt; avec des objectifs pour &lt;strong&gt;2012&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;i&gt;moins 8 % par rapport à 1990&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;) ou &lt;strong&gt;le projet de l’Union européenne pour 2020&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;i&gt;moins 20 %&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;). Les &lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;certificats d’émission&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; — n’appelons pas cela « &lt;strong&gt;&lt;i&gt;permis de polluer&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; », c’est inutilement péjoratif— ne sont qu’un &lt;strong&gt;mécanisme pour répartir la charge de la façon la moins coûteuse possible&lt;/strong&gt;. Dans son principe, ce mécanisme est excellent. La mise en œuvre par l’Union européenne, qui a courageusement essuyé les plâtres, a fait apparaître de &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;graves imperfections&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;trop de certificats&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;pas de mise aux enchères&lt;/strong&gt;, pas &lt;strong&gt;d’institut d’émission pour acheter ou vendre des permis en fonction des cours&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde phase, après 2012, devra tenir compte de l’expérience acquise, et supprimer ces imperfections.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Jancovici&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les industriels ont accompli, depuis 1975, des efforts considérables de réduction de leur consommation d’énergie&lt;/strong&gt;. Aujourd’hui, &lt;strong&gt;les &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;mauvais élèves de la classe sont très clairement les particuliers qui n’entendent pas du tout renoncer à leurs déplacements en voiture et en avion, ni au chauffage central l’hiver&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Ce système demande cependant à être complété. Les « &lt;strong&gt;&lt;i&gt;permis de polluer&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; » ont, aujourd’hui, &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;deux défauts&lt;/span&gt; : &lt;strong&gt;ils ont été donnés sur des durées trop courtes&lt;/strong&gt; - trois à cinq ans —, &lt;strong&gt;qui ne correspondent pas au temps long d’investissements industriels qui s’étalent sur vingt à cinquante ans&lt;/strong&gt;; son second défaut tient au fait que &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;les gens n’ont pas de visibilité sur le prix minimal que leur coûtera leur inaction&lt;/span&gt;.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Il faut améliorer le système en donnant les autorisations, à l’avance, sur des durées beaucoup plus longues. Et encadrer le marché et la spéculation en garantissant une forme de prix plancher et de prix plafond. Ce qui rapproche le système d’une taxe.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Si l’on veut que les acteurs acceptent des quantités d’émissions les plus basses qu’il soit possible, il faut alors donner beaucoup de visibilité à ces prix dès le début de la partie&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PROPOS RECUEILLIS PAR ÉRIC TARIANT&lt;/p&gt; 
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<title>&amp;quot;Home&amp;quot;, et apr&amp;egrave;s ?</title>
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<summary>   http://www.youtube.com/watch?v=NNGDj9IeAuI     Yann Arthus-Bertrand...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=NNGDj9IeAuI&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=NNGDj9IeAuI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.croissance-verte.com/media/02/02/158753381.jpg&quot; /&gt;Yann Arthus-Bertrand réussit à faire passer le message d'un écosystème menacé par l'activité de l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais chacun se retrouve bien seul pour enrayer le mal : Le recyclage des déchets, le tri sélectif, moins de gaspillages, et partager équitablement les pouvoirs que nous confèrent les ressources qui sont à portée de nos mains, c’est loin des belles images vus du ciel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout le monde perçoit immédiatement ce qu'il lui en coute pour être &amp;nbsp;plus écolo. Personne ne voit le prix que lui coûtera son inaction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le succès relatif d’Europe écologie, semble montrer que nous nous ouvrons davantage à l'idée d'une exigence de coopération pour nos leaders, ceux-ci seront-ils capables de nous ouvrir à davantage de coopération entre nous ?&lt;/p&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Retour aux sources</title>
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<summary> Mercedes SOSA, Joan BAEZ, Gracias a la vida         Una linda version del...</summary>
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&lt;h3&gt;Mercedes SOSA, Joan BAEZ, Gracias a la vida&lt;/h3&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;i&gt;Una linda version del tema de Violeta Parra en las bellas voces de Mercedes y Joan, dos mujeres que apuestan a la VIDA&lt;/i&gt;      &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=cTZSmuiIHPs&amp;amp;feature=related&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=cTZSmuiIHPs&amp;amp;feature=related&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;object height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/cTZSmuiIHPs&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/cTZSmuiIHPs&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>D&amp;eacute;sindustrialisation, d&amp;eacute;localisations</title>
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<updated>2009-05-30T13:51:55+02:00</updated>
<published>2009-05-30T13:51:55+02:00</published>
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<summary> Rapport :...</summary>
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&lt;h4&gt;Rapport : &lt;a href=&quot;http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/cgi-bin/brp/telestats.cgi?brp_ref=054000102&amp;amp;brp_file=0000.pdf&quot;&gt;http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/cgi-bin/brp/telestats.cgi?brp_ref=054000102&amp;amp;brp_file=0000.pdf&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://larecherche.service-public.fr/df/oxide?page=resultatsrapportsavancee&amp;amp;action=launchsearch&amp;amp;DynRubrique=&amp;amp;DynCorpus=&amp;amp;DynDomain=BRP&amp;amp;criteriaContent=&amp;amp;q_author=FONTAGNE Lionel&amp;amp;q_dfdate=&amp;amp;q_dftp=&amp;amp;x=15&amp;amp;y=6&quot;&gt;FONTAGNE Lionel&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://larecherche.service-public.fr/df/oxide?page=resultatsrapportsavancee&amp;amp;action=launchsearch&amp;amp;DynRubrique=&amp;amp;DynCorpus=&amp;amp;DynDomain=BRP&amp;amp;criteriaContent=&amp;amp;q_author=LORENZI Jean-Herv&amp;eacute;&amp;amp;q_dfdate=&amp;amp;q_dftp=&amp;amp;x=15&amp;amp;y=6&quot;&gt;LORENZI Jean-Hervé&lt;/a&gt;,     &lt;br /&gt;FRANCE. Conseil d'analyse économique&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Paris ; La Documentation française    &lt;br /&gt;( Les Rapports du Conseil d'analyse économique , n° 55 )&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le rapport estime que :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;em&gt;Face à la mondialisation des relations économiques, le thème de la &lt;strong&gt;désindustrialisation&lt;/strong&gt; et de la &lt;strong&gt;délocalisation&lt;/strong&gt; s'impose, en France comme ailleurs. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le rapport fait un &lt;strong&gt;état des lieux du recul relatif de l'emploi dans les pays industrialisés à partir de 1960&lt;/strong&gt;, remarquant que les volumes d'activité et d'emploi impliqués dans les délocalisations restent modérés en France, n'étant &lt;strong&gt;pas toujours dûs à des coûts salariaux importants&lt;/strong&gt;, mais &lt;strong&gt;plutôt tributaires de la proximité des marchés et de l'optimisation de la chaîne de travail&lt;/strong&gt;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Il estime &lt;strong&gt;qu'une minorité de restructurations se traduit par des délocalisations&lt;/strong&gt; et que &lt;strong&gt;des investissements à l'étranger ne sont pas assimilables à des délocalisations.&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Il propose de &lt;strong&gt;concevoir et mettre en œuvre une stratégie industrielle&lt;/strong&gt;, notamment &lt;strong&gt;en permettant aux PME de profiter &lt;/strong&gt;davantage des &lt;strong&gt;commandes publiques&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;l'épargne de proximité&lt;/strong&gt;, concrétisant des &lt;strong&gt;projets de pôles de compétitivité&lt;/strong&gt;, déterminant des secteurs d'activité prioritaires au niveau européen, etc. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Face à des défis qui touchent l'ensemble des secteurs productifs (pas seulement l'industrie), &lt;strong&gt;le rapport estime que l'enjeu est de faire prévaloir des scénarii de &amp;quot;sortie par le haut&amp;quot; - ce qui n'exclut pas des destructions d'emplois face à la concurrence des grands pays émergents - en créant des emplois grâce à l'innovation et à la recherche-développement (R&amp;amp;D) et en améliorant les qualifications&lt;/strong&gt;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Des commentaires et des compléments d'étude complètent ce rapport.&lt;/p&gt;
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Joseph Stiglitz et cette finance qui nous pigeonne</title>
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<published>2009-05-30T01:01:30+02:00</published>
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<summary> Par Joseph E. Stiglitz | Economiste | 25/05/2009 | 00H00...</summary>
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&lt;p&gt;Par Joseph E. Stiglitz | Economiste | 25/05/2009 | 00H00&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;h4&gt;&lt;em&gt;Reproduction du billet de eco.rue89.com&lt;/em&gt;&lt;/h4&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/2009/05/25/joseph-stiglitz-et-cette-finance-qui-nous-pigeonne&quot;&gt;http://eco.rue89.com/2009/05/25/joseph-stiglitz-et-cette-finance-qui-nous-pigeonne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Nobel d'économie décrypte les techniques d'infantilisation nées des financiers pour régner sur la finance mondiale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline&quot; title=&quot;L&amp;#39;économiste et prix Nobel d&amp;#39;économie Joseph Stiglitz en septembre 2006 (Mike Segar/Reuters).&quot; alt=&quot;L&amp;#39;économiste et prix Nobel d&amp;#39;économie Joseph Stiglitz en septembre 2006 (Mike Segar/Reuters).&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_width/files/Marie-SophieKeller/2009_03_27_Joseph_Stiglitz.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;169&quot; /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;em&gt;Joseph Stiglitz, vice-président de la Banque mondiale de 1997 à 2000, en a démissionné en critiquant ce qu'il appelait « les fondamentalistes du marché ». C'est dire combien le prix Nobel d'économie 2001, qui a dirigé pendant quatre ans le conseil économique de l'administration Clinton -dernière époque prospère de l'Amérique- s'est montré clairvoyant.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;em&gt;En 2003, il publiait l'essai « Quand le capitalisme perd la tête » (Fayard, 2004). En 2007, l'étude « Irak. Une guerre à 3000 milliards de dollars » (Fayard, 2008).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;em&gt;Interrogé fin novembre 2008 sur la crise qui a dévasté la planète financière, juste après la chute historique de la banque d'investissement Lehman Brothers, Joseph Stiglitz proposait l'analyse qui suit -sans cacher sa colère contre &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/2009/03/22/est-ce-que-les-bonus-d-aig-sont-le-katrina-d-obama&quot;&gt;les dirigeants des grands organismes bancaires qui engrangeaient d'énormes dividendes grâce au plan de sauvetage&lt;/a&gt; de l'Etat américain.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;em&gt;Cet entretien, jamais publié en France, décrypte les stratégies à l'œuvre chez les financiers pour tromper la société, et comment le « château de cartes » s'est écroulé. Nous avons dégagé ce qui apparaît comme les grandes règles de la puérilisation générale à laquelle nous avons assisté toutes ces années.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h4&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 30px 0px 0px; display: inline&quot; title=&quot;Couverture Ravages n°2&quot; alt=&quot;Couverture Ravages n°2&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_vignette/files/AugustinScalbert/2009_05_22_couv_ravages.jpg&quot; /&gt;&lt;/h4&gt;  &lt;h5&gt;&amp;#160;&lt;/h5&gt;  &lt;h5&gt;“Ravages” n°2&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;Cet article est tiré du n°2 de Ravages, une revue trimestrielle &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/06/05/ravages-revue-et-joyeux-remede-en-cas-de-sarkozite-aigue&quot;&gt;parue pour la première fois début 2008&lt;/a&gt; et bloquée depuis par les problèmes d'un éditeur partenaire. Dans ce numéro, outre Stiglitz, l'autre prix Nobel d'Economie Muhammad Yunus, mais aussi Bernard Stiegler, Paul Virilio, Paul Jorion ou Ruwen Ogien, entre autres, s'expriment sur l'“Infantilisation générale”.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;► Ravages n°2, 12€ en librairies.&lt;/p&gt;  &lt;h4&gt;&amp;#160;&lt;/h4&gt;  &lt;h4&gt;&amp;#160; &lt;/h4&gt;  &lt;h5&gt;Organismes de crédit et banques trompent les gens sur leurs biens, jouent sur leur espoir de s'enrichir&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;Revenons à l'origine de la crise (…) D'abord, dans un contexte de faibles taux d'intérêt et de régulations laxistes, &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/03/crise-des-subprimes-si-vous-navez-toujours-rien-compris&quot;&gt;le secteur des prêts immobiliers a encouragé massivement les gens à emprunter&lt;/a&gt;. Nous nous sommes très vite retrouvés avec 950 milliards de dollars d'« extractions hypothécaires » (extraction de liquidités du capital immobilier par un prêt hypothécaire, ndlr). Les gens retiraient de l'argent de leur maison achetée à crédit, et en dépensaient une bonne partie. Ils se retrouvaient encore plus endettés.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ensuite, il y a eu les « &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;innovations financières&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; », en fait destinées à &lt;strong&gt;contourner les normes de prudence&lt;/strong&gt; qui étaient à la &lt;strong&gt;base de la bonne santé de notre système financier&lt;/strong&gt;. Par exemple, on accordait des prêts hypothécaires à 100%, voire plus. Les gens n'avaient même pas à payer les intérêts dus, si bien qu'à la fin de l'année ils devaient beaucoup plus d'argent qu'au début. Alors on leur disait : « Ne vous inquiétez pas, le prix des maisons va continuer de monter, vous allez vous enrichir. On promettait ce que les économistes appellent un “free lunch”, un repas gratuit.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En même temps, pendant que le prix des maisons grimpait, les revenus des Américains n'augmentaient pas. En fait, le revenu moyen baissait, tout le monde vivait à crédit, encouragé par les banques, tandis que la situation des gens en bas de l'échelle se détériorait. Il n'est pas nécessaire d'être prix Nobel pour comprendre que si les prix des maisons montent, pendant que le niveau des revenus baisse et que le crédit devient faramineux, un problème va surgir. Vous ne pouvez pas dépenser 100% de votre revenu, ou plus, pour vous loger. C'était un pari stupide. Le résultat, c'est &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/tag/crise-financiere&quot;&gt;le désastre auquel nous avons assisté&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Titrisation ou le principe du pigeon qui se lève chaque matin&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;A ce moment-là, les financiers ont commencé de reprendre les valeurs des crédits immobiliers –si juteux apparemment. Autrefois, lorsqu'une banque accordait un prêt, elle en devenait responsable, et si c'était un mauvais crédit, elle en supportait les conséquences. Alors elle faisait une enquête.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais une autre “&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;innovation&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;”, baptisée “&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;titrisation&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;” contournait la difficulté -on &lt;strong&gt;transformait la créance en titre financier sur le marché des capitaux&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;La &lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;titrisation&lt;/font&gt; a permis la diversification de la prise de risque dans le monde entier&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais la diversification comportait un nouveau danger. J'en plaisante parfois avec mes étudiants, car quand je commence à leur expliquer les avantages de la titrisation certains veulent aussitôt se précipiter à Wall Street pour gagner de l'argent ! Seulement, ils n'ont pas écouté la seconde partie du cours. &lt;strong&gt;Le risque vient que la &lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;titrisation&lt;/font&gt; et la &lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;diversification&lt;/font&gt; créent ce que j'ai appelé une “&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;asymétrie de l'information&lt;/font&gt;”. La personne qui vendait le crédit en sait plus sur ce crédit -sa solvabilité- que la personne l'achetant.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En d'autre termes, des financiers douteux ont commencé de &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/18/crise-la-petite-bd-qui-court-de-banque-en-banque&quot;&gt;vendre des crédits douteux au monde entier&lt;/a&gt;, en vertu du principe selon lequel “&lt;em&gt;il y a un pigeon qui se lève tous les matins&lt;/em&gt;”. Ces “pigeons”, ils les ont trouvés partout, la mondialisation ayant ouvert des perspectives entièrement nouvelles pour détecter des victimes ignorantes. Ils en ont trouvé beaucoup dans le domaine des prêts hypothécaires, surtout en Europe, où les pertes des “golden boys” de l'immobilier ont été encore plus grandes qu'en Amérique.&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Le retour des alchimistes : transformer le plomb en or&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;Tout n'était qu'un château de cartes. Et la banque Lehman Brothers, fleuron de Wall Street, qui avait acheté un nombre considérable de ces prêts hypothécaires “pourris”, s'est aussitôt retrouvée particulièrement exposée. Il faut dire que beaucoup d'autres gens étaient impliqués dans la combine.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les “&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;agences de notation&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;” [&lt;strong&gt;chargées de contrôler la solvabilité des créances&lt;/strong&gt;, ndlr] ont cru qu'elles pouvaient se livrer à une véritable alchimie. Transformer le plomb en or ! Elles s'emparaient de quantité des “&lt;em&gt;titres&lt;/em&gt;” &lt;strong&gt;classées X&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;puis se livraient à une sorte de tour de magie pour les convertir en produits&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;classés A.&lt;/strong&gt; Ensuite, elle les présentaient comme des valeurs suffisamment sûres pour les portefeuilles de fonds de pension, ou les banques, ou par Lehman Brothers (…).&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Les petits truqueurs mènent la danse&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;Comment cela marchait ? &lt;strong&gt;Les agences de notation financière se faisaient payer par ceux-là même qui émettaient ces produits compliqués&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Ils devenaient si peu transparents qu'au final ceux qui les possédaient ne comprenaient pas comment ils avaient été valorisés. Ces produits résultaient de tant de trucages comptables que plus personne ne savait quel titre valait quoi.&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;img style=&quot;margin: 15px 10px 0px 0px; display: inline&quot; title=&quot;Jaquette de &amp;#39;Quand le capitalisme perd la tête&amp;#39; de Joseph Stiglitz&quot; alt=&quot;Jaquette de &amp;#39;Quand le capitalisme perd la tête&amp;#39; de Joseph Stiglitz&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_vignette/files/Marie-SophieKeller/2009_03_23_Stiglitz_Capitalisme.jpg&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bientôt, plus personne n'avait confiance. Or les marchés financiers doivent être fondés sur la confiance&lt;/strong&gt;. C'est la base, le contrat capitaliste. Quand vous confiez votre argent à une banque, vous comptez le récupérer plus tard avec des intérêts. Mais &lt;strong&gt;quand les organismes à qui vous confiez votre argent l'utilisent pour acheter des actifs pourris ou partent avec, versent des primes faramineuses à leurs dirigeants, et qu'il ne vous reste plus que des paquets de titres insolvables, vous perdez confiance.&lt;/strong&gt; Vous comprenez que vous avez été trompés. Et c'est qui s'est passé.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C'est précisément cela qui a abattu Lehman Brothers puis déclenché ensuite la &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/marseille/2008/09/17/la-faillite-de-lehman-brothers-se-fait-sentir-jusqua-marseille&quot;&gt;cascade de faillites jusqu'en Europe&lt;/a&gt; : la perte de confiance. Plus personne n'avait envie de donner son argent à Lehman Brothers parce qu'ils vous disaient : “Nous ne savons pas ce que valent vos actifs” (…)&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Cynisme absolu des riches&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;Le gouvernement devrait demander des comptes aux dirigeants de Lehman Brothers. J'ai été très critique lors de &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/09/14/sauvetage-de-fannie-freddie-qui-a-perdu-qui-a-gagne&quot;&gt;la mise sous tutelle des gigantesques organismes de crédit que sont Fannie Mae et Freddie Mac&lt;/a&gt; parce que le gouvernement Bush a laissé en place l'encadrement dirigeant qui avait mené ces sociétés dans l'abîme.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Un système de responsabilité doit pouvoir dire : “&lt;em&gt;Vous, dirigeants, nous avez mis dans ce pétrin, comment vous faire confiance pour nous en sortir ? &lt;/em&gt;” Regardez le salaire extraordinaire et les primes que touchent ces gens ! Ce sont eux qui ont plongé leur entreprise et le pays dans cette crise très grave.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, impossible de les atteindre. Leurs primes colossales leur ont été versées sur la base des résultats 2006 et 2007. Aucune clause de leur contrat ne précise que s'ils occasionnaient des pertes colossales en 2008 et 2009, ils auraient à rembourser quelque chose. Ils ont agi au plus haut niveau d'incompétence, s'enrichissant personnellement, mais d'un point de vue juridique, &lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;cela n'équivaut pas à une tentative de fraude&lt;/font&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La plupart d'entre eux s'en sortiront très bien. Bien entendu, vous les entendrez se plaindre : “&lt;em&gt;Nous aurions été bien plus riches si vous nous aviez proposé un plan de sauvetage plus avantageux&lt;/em&gt;.” Les gens de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bear_Stearns&quot;&gt;société mobilière Bear Stearns&lt;/a&gt; se plaignent tous. Ils gémissent : “&lt;em&gt;Regardez ce qui est arrivé à notre argent !&lt;/em&gt; ” Je connais des gens à la City Bank qui disent : “&lt;em&gt;Si notre stock d'actions était resté au même niveau surévalué, nous serions très riches, alors qu'aujourd'hui nous sommes seulement riches&lt;/em&gt;.” &lt;strong&gt;Une chose est sûre, tous ces dirigeants incompétents vont s'en aller avec beaucoup d'argent&lt;/strong&gt;. (…)&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Faire payer cash le peuple&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline&quot; title=&quot;Jaquette de &amp;#39;Un autre monde: contre le fanatisme du marché&amp;#39;, de Stiglitz.&quot; alt=&quot;Jaquette de &amp;#39;Un autre monde: contre le fanatisme du marché&amp;#39;, de Stiglitz.&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_vignette/files/Marie-SophieKeller/2009_03_23_Stiglitz_fanatisme.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Trois millions d'Américains ont déjà perdu leur maison, et on estime que 2 millions encore vont se retrouver à la rue, en ayant perdu toutes leurs économies. Le système financier américain n'a pas joué pour le bien de l'Amérique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les marchés financiers ont innové par le passé, avec des inventions comme le “&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;capital venture&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;” &lt;strong&gt;qui soutenaient l'innovation, prenaient des risques technologiques, industriels, dans la recherche&lt;/strong&gt;. Mais ils ont préféré se mettre à “parier” -c'est la seule façon dont on peut décrire leur activité. Des paris avec l'argent des autres, dont nous payons tous les conséquences. Nous perdons nos maisons, puis nos économies, bientôt nos jobs -et en plus, nous payons maintenant des centaines de millions de dollars pour renflouer Fannie Mae, Freddie Mac, Bear Sterns, et qui d'autre encore ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Nous avons besoin d'une régulation plus forte, nous devons changer nos présupposés -nous aurions dû le faire depuis longtemps. Il faut que les financiers créent des produits utiles, sûrs pour l'économie américaine et mondiale, qu'ils gèrent les risques sérieusement, tout ce qu'ils n'ont pas fait ! (…) Au contraire, ils s'emballaient, ils disaient à ceux qui doutaient de leurs combines “&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;méfiez-vous, vous surréagissez ! Vous allez nuire à l'innovation, qui est l'essence de l'Amérique&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.”&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais leurs innovations financières n'ont pas du tout rendu l'Amérique plus prospère. La seule réelle innovation des marchés financiers, c'est d'avoir trouvé comment se remplir les poches aux dépens du pays. Ce n'est pas le genre d'innovations dont nous avons besoin&lt;/strong&gt; (…).&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Ne jamais considérer les répercussions de ses actions sur les autres&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;Au tout début de la crise, au moment de l'effondrement des sociétés hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, le gouvernement Bush s'est tourné vers les marchés financiers pour demander conseil. Et cela n'a rien donné.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Non seulement, &lt;strong&gt;tous ces financiers nous ont mis dans le pétrin, mais en plus ils ne savaient pas comment en sortir&lt;/strong&gt;. C'est là un des fautes majeures de Wall Street, ils ne voient pas les répercussions de leurs actions, ils ignorent la situation dans son ensemble, ils sont aveugles aux effets sur le système économique global.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils n'ont pas vu qu'il était impossible que les prix des maisons augmentent tandis que les salaires diminuent&lt;/strong&gt;. Ils auraient du s'interroger : quelles sont les conséquences pour le fonctionnement du système tout entier quand tout le monde emprunte ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un financier comprend facilement comment il peut gagner de l'argent, mais il ne voit pas plus loin.&lt;/strong&gt; Leur clairvoyance, leur compréhension de l'économie, est très relative. Ils savent comment faire de l'argent, dans les bons moments. &lt;strong&gt;Ils savent se protéger aux dépens de leurs investisseurs&lt;/strong&gt; (…) &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Mais nous parlons d'un système économique bien plus complexe et global, ils ont démontré leur incompréhension totale en la matière. C'est le boulot des économistes, du gouvernement, des politiques de réfléchir à rendre viable l'ensemble du système, pour qu'il profite à tous &lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;(…).&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Nous avons tout cassé, faites nous confiance, nous allons tout réparer&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;&lt;u&gt;L'un des grands problèmes&lt;/u&gt; de cette crise vient que &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;nous n'avons pas seulement perdu confiance dans les institutions financières, mais en ceux qui étaient censés gérer, diriger notre économie.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; Pensez que lors du &lt;strong&gt;dernier sommet du G8, en mai 2008&lt;/strong&gt;, avant l'effondrement de cet hiver, les chefs d'Etat ont affirmé : “&lt;em&gt;Nous avons passé le mauvais cap, les choses s'améliorent, tout va bien&lt;/em&gt;.” &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;Soit ils faisaient de la vente forcée&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;soit ils n'avaient rien compris du tout&lt;/font&gt;. Quelle que soit la réponse, pourquoi devrions-nous les croire à nouveau ? Ils ont eu “&lt;strong&gt;&lt;em&gt;tout faux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;” quand cette crise s'annonçait, constamment. La crise de confiance est là.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ensuite la situation économique va encore s'aggraver. La chute des prix de l'immobilier ne fait que commencer. Quand une bulle craque, elle ne revient pas à la normale tout de suite. Les prix s'effondrent d'abord, descendent bien au-dessous de la réalité avant de remonter vers un point d'équilibre&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;u&gt;Deuxièmement&lt;/u&gt;, les Etats et les communautés vont faire face à de grands problèmes. Dans l'Etat de New York, les banques dépendaient énormément des revenus du secteur financier. &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;Mais quand les revenus n'arrivent plus, il faut couper les dépenses, les investissements, annuler les programmes prometteurs à long terme, ne plus aider les pauvres : ce qui implique que l'économie réelle s'écroule encore un peu plus&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; (…).&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Toutes ces années, l'administration Bush a préféré procéder à des baisses d'impôts, pensant que la baisse d'impôt est à la réponse à tous les problèmes. C'est le dogme républicain. &lt;strong&gt;Or la baisse d'impôts est une partie du problème&lt;/strong&gt;. Comment peut-on prétendre qu'il s'agissait là d'une solution ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le problème des Etats-Unis n'est pas qu'on ne consomme pas assez. Cette baisse d'impôts va nuire à l'économie, surtout en temps de guerre. Tandis que les gens vont voir les prix de leurs maisons s'effondrer, les banques seront réticentes à prêter de l'argent à l'économie réelle -et entre elles, car leur état financier leur est inconnu. Elles ignorent quels risques elles prennent en prêtant de l'argent&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Nous n'en sommes qu'au début (…).&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Moi d'abord&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;Pendant toute cette crise, &lt;strong&gt;les marchés financiers ont voulu protéger leur avenir, même si cela devait tirer l'économie vers le bas&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;De manière répétée, le Secrétaire au Trésor a convoqué les gens de Wall Street, proposé de les aider, mais la réponse était “non, nous préférons voir l'économie s'effondrer qu'aller vers plus de régulation”.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;Les intérêts sont clairement divergents entre la société et eux.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; Prenez l'exemple de Fanny Mac et Freddie Mae, les premiers organismes à avoir été aidés par de l'argent public. Ils ont aussitôt versé des dividendes à leurs cadres et leurs actionnaires, prenant de gros risques pour l'économie globale. Le gouvernement leur donnait de l'argent pour l'injecter dans le système, et eux retiraient l'argent pour le verser à leurs actionnaires. C'est inconcevable ! &lt;strong&gt;Il y a divergence d'intérêts&lt;/strong&gt;. A l'avenir, nous ne devrions plus nous tourner vers eux (…).&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Surtout pas de transparence&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;Quand les banques Merill Lynch et Citibank ont connu des problèmes au début de la crise, elles se sont tournées vers d'autres sources de fonds, étrangères, y compris des fonds souverains de plusieurs pays. Elles n'avaient pas le choix. &lt;strong&gt;Avec l'épargne américaine proche de zéro, elles se sont tournées vers l'extérieur pour trouver des liquidités. Il y a de quoi s'inquiéter.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Nous sommes ravis quand les puissances étrangères s'ouvrent à nos fonds, mais quand l'inverse se produit, tout le monde est beaucoup plus nerveux. &lt;strong&gt;Aujourd'hui les fonds souverains ont essuyé beaucoup de pertes, consécutivement à leurs investissements dans le système financier américain. Ils seront réticents, quoiqu'en disent certains experts, à investir encore plus d'argent dans les Etats-Unis.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Notre problème a empiré, en devenant le leur. Je les vois mal continuer à investir. J'ai parlé à différents dirigeants de fonds souverains et, pour le dire franchement, ils sont très en colère ! &lt;strong&gt;Les Etats-Unis leur parlent depuis toujours de transparence, quand notre propre système financier n'a plus rien de transparent. C'est évidemment bon, la transparence.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais les fonds d'investissements comme les&lt;/strong&gt; “&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;hedge funds&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;”, &lt;strong&gt;qui gèrent plus d'un milliard de dollars dans le monde ne sont pas transparents&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Dire que les fonds souverains &lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;doivent être&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;plus transparents dans leurs investissements, et qu'ils peuvent investir dans des&lt;/font&gt; “&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;&lt;em&gt;hedge funds&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;” &lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;où personne ne sait ce qu'il se passe&lt;/font&gt;, comment appeler cela ?&lt;/strong&gt; Un jeu. Un jeu pour que les gens aient l'impression qu'on est en train d'agir (…).&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Emprunter sans rembourser&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline&quot; title=&quot;Jaquette de &amp;#39;Irak. Une guerre à 3000 milliards de dollars&amp;#39; de Stiglitz et Bilmes.&quot; alt=&quot;Jaquette de &amp;#39;Irak. Une guerre à 3000 milliards de dollars&amp;#39; de Stiglitz et Bilmes.&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_vignette/files/Marie-SophieKeller/2009_03_23_Stiglitz_Irak.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Il existe une relation directe entre la guerre en Irak et l'état de l'économie américaine&lt;/strong&gt;. Les foyers, le pays et le gouvernement, conjointement, depuis cinq ans, se sont lourdement endettés.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;D'abord, le gouvernement a emprunté des sommes gigantesques. &lt;strong&gt;Notre dette a grimpé cette année jusqu'à 9000 milliards de dollars.&lt;/strong&gt; Aujourd'hui, &lt;strong&gt;avec ce que va nous coûter le plan de sauvetage des banques, la crise de l'économie réelle, plus la guerre en Irak,&lt;/strong&gt; le &lt;strong&gt;Congresionnal Budget Office&lt;/strong&gt; (CBO) prévoit que &lt;strong&gt;la dette monte à 15 000 milliards de dollars&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il faut comprendre que le gouvernement Bush a emprunté chaque cent dépensé pour la guerre en Irak. &lt;strong&gt;C'est la seule guerre connue financée par l'emprunt.&lt;/strong&gt; Normalement, quand on fait la guerre, on diminue les dépenses, on augmente les taxes, on répartit les dépenses sur plusieurs générations (…)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Or en 2001, au début de la guerre, l'administration Bush a procédé à des baisses d'impôts. Puis à une seconde vague de baisses d'impôts. Résultat, la guerre a été payée avec la carte de crédit - d'où l'énorme dette fédérale. &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;Le pays lui-même a emprunté. Le gouvernement ne pouvait plus se tourner vers les Américains, nous avons emprunté plus de 800 milliards de dollars au reste du monde. Et aujourd'hui, l'Amérique est incapable de rembourser sa dette&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; (…)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pendant que la guerre nous coûtait tant, les ménages américains empruntaient empruntaient, empruntaient… La Réserve Fédérale, la FED -menée par Alan Greenspan et le gouvernement- encourageait ce principe, en gardant ses taux d'intérêts très bas, ainsi qu'une régulation trop permissive. Ainsi, alors même que nous dépensions tellement d'argent pour importer du pétrole, l'économie fonctionnait car tout reposait sur notre consommation à crédit. Les ménages dépensaient, n'épargnaient plus.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais ça n'était pas durable. Un jour, le voile devait se déchirer. L'administration Bush espérait cyniquement que cela se produirait après novembre 2008, mais, comme pour beaucoup d'autres choses, cela ne s'est pas passé comme ils l'avaient prévu (…)&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;Investir dans la guerre, pas la sécurité sociale&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, après une enquête indépendante, j'évalue le coût global de la guerre en Irak à 3000 milliards de dollars&lt;/strong&gt;. (…) Larry Kingsley, “chief economic adviser”, disait qu'elle coûterait 200 milliards de dollars : il a été renvoyé par Bush. L'administration prétendait que la guerre ne coûterait pas plus de 50 à 60 milliards de dollars, et qu'il n'y aurait pas plus de trois mois de combats sur le front. (…)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'aurions-nous pu faire avec 3000 milliards de dollars ?&lt;/strong&gt; A l'époque, le Président estimait que “&lt;em&gt;nous ne pouvions pas nous offrir la sécurité sociale&lt;/em&gt;” comme en Europe. Le fait est que, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;pour le prix d'un sixième de la guerre en Irak&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;nous aurions pu mettre en place un système de sécurité sociale viable pour les soixante-quinze ans à venir.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Dans les faits, &lt;strong&gt;nous avons élargi le fossé social, accru les difficultés des gens pour se soigner, tandis que le prix des médicaments montait, sans même voir que ne pas soigner les gens coûte beaucoup au pays, humainement et financièrement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89&lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;► &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/06/05/ravages-revue-et-joyeux-remede-en-cas-de-sarkozite-aigue&quot;&gt;Ravages, revue et joyeux remède en cas de sarkozite aiguë&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;► &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/03/crise-des-subprimes-si-vous-navez-toujours-rien-compris&quot;&gt;Un explicateur sur la crise des subprimes, si vous n'avez toujours rien compris&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;► &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/2009/03/22/est-ce-que-les-bonus-d-aig-sont-le-katrina-d-obama&quot;&gt;Est-ce que les bonus d'AIG sont le Katrina d'Obama ?&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;► &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/18/crise-la-petite-bd-qui-court-de-banque-en-banque&quot;&gt;Crise : la petite BD qui court de banque en banque&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;► &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/marseille/2008/09/17/la-faillite-de-lehman-brothers-se-fait-sentir-jusqua-marseille&quot;&gt;La faillite de Lehman Brothers se fait sentir jusqu'à Marseille&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;► &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/09/14/sauvetage-de-fannie-freddie-qui-a-perdu-qui-a-gagne&quot;&gt;Sauvetage de Fannie &amp;amp; Freddie : qui a perdu, qui a gagné ?&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;► &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/tag/crise-financiere&quot;&gt;Tous les articles sur la crise financière&lt;/a&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;Ailleurs sur le Web&lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;► &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Eugene_Stiglitz&quot;&gt;La vie et l'œuvre de Joseph Eugene Stiglitz résumées sur Wikipédia&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;► &lt;a href=&quot;http://www.josephstiglitz.com/&quot;&gt;Le site officiel de l'économiste (en anglais)&lt;/a&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/register?destination=node%2F92393&quot;&gt;81 VOTES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;39293 VISITES&amp;#160; |&amp;#160; &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/2009/05/25/joseph-stiglitz-et-cette-finance-qui-nous-pigeonne#comments&quot;&gt;122 RÉACTIONS&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;TAGS &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/tag/banques&quot;&gt;BANQUES&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/tag/crise-economique&quot;&gt;CRISE ÉCONOMIQUE&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/tag/crise-financiere&quot;&gt;CRISE FINANCIÈRE&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/tag/pauvrete&quot;&gt;PAUVRETÉ&lt;/a&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/#&quot; name=&quot;commentaires&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h5&gt;&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt; &lt;img title=&quot;commentaires sélectionnés&quot; alt=&quot;commentaires sélectionnés&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/sites/all/themes/eco89/layout/commentaires-selectionnes.png&quot; width=&quot;352&quot; height=&quot;19&quot; /&gt;&lt;/h5&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/login?destination=user/21837&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Portrait de Homere&quot; alt=&quot;Portrait de Homere&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/comment_user/files/pictures/picture-21837.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;De &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/login?destination=user/21837&quot;&gt;Homere&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;antique poete | 01H51 | 25/05/2009 | &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/comment/permalink/874110&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Permalien&quot; alt=&quot;Permalien&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/sites/all/themes/eco89/layout/permalien.png&quot; width=&quot;12&quot; height=&quot;12&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;la conclusion est intéressante, le début étant bien connu. Si âpres ca il y en a qui doutent encore qu'ils se sont fait mettre comme il faut, je ne sais plus ce qu'il faut leur dire… au fait, 1/6 des dépenses de guerre auraient suffit a créer un système de protection sociale aux US… et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;en Europe, a quoi avons nous dépense le pognon qui auraient pu renforcer les services publics, écologie, hôpitaux et éducation en premières lignes ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/register?destination=node%2F92393&quot;&gt;27 VOTES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/2009/05/25/joseph-stiglitz-et-cette-finance-qui-nous-pigeonne?page=0#comment-874110&quot;&gt;VOIR LE COMMENTAIRE DANS SON CONTEXTE&lt;/a&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/login?destination=user/44521&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Portrait de nemo3637&quot; alt=&quot;Portrait de nemo3637&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/comment_user/files/pictures/picture-44521.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;De &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/login?destination=user/44521&quot;&gt;nemo3637&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Déchoukeur | 04H14 | 25/05/2009 | &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/comment/permalink/874143&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Permalien&quot; alt=&quot;Permalien&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/sites/all/themes/eco89/layout/permalien.png&quot; width=&quot;12&quot; height=&quot;12&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Article remarquable et analyses connues mais exposées ici bien tardivement sur Rue89 qui préfère passer régulièrement des papotages ou les chroniques de Jean Matouk. De temps à autre on doit quand même trop sentir la brise de la vacuité du point de vue économique.    &lt;br /&gt;La faillite de GM annoncée pour ces prochains jours, l'état de banqueroute de 44 états des Etats-Unis, celui de la Grande-Bretagne - en situation technique de cessation de paiement - le déclassement par Standard &amp;amp; Poor's de la dette du Royaume Uni, et l'Irlande … et des USA, anticipe la chute du dollar, perdant déjà son triple AAA symbole de confiance.     &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quand aura lieu l'effondrement du système monétaire international ? &lt;em&gt;Avant ou après les vacances d'été ? C'est une question de quelques semaines&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.     &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Qui nous parle de cela ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Ce sont des fantasmes ?     &lt;br /&gt;Depuis le 21 janvier &lt;strong&gt;l'administration Obama a fait émettre 6360 milliards de dollars en bons du Trésor&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Pendant la même période la planche à billets à fonctionné pour émettre 2000 milliards de dollars&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Il faut ajouter à cela 1900 milliards de dollars de déficit budgétaire&lt;/strong&gt;.     &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le scénario est celui d'une crise en forme de u très large pendant plusieurs années&lt;/strong&gt;. Mais on pourrait finir aussi avec &lt;strong&gt;une hyperinflation car les Usa et la Grande-Bretagne n'auront d'autre choix que de faire marcher la planche à billets&lt;/strong&gt;. Mais il y a aussi une bonne raison à ne pas vouloir regarder ces graves questions. &lt;strong&gt;Touchant de plein fouet la société capitaliste, elles obligent à immanquablement évoquer une alternative à celle-ci&lt;/strong&gt;. Et là, pour beaucoup, c'est tout bonnement insupportable, revenant à imaginer, comme tenterait de le faire le citoyen de l'Antiquité, un monde sans Rome.     &lt;br /&gt;Evoquer cette « fin du monde » ou plutôt cette « fin d'un monde » ce serait être projeté en Enfer, en Barbarie (le totalitarisme soviétique…).&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/register?destination=node%2F92393&quot;&gt;39 VOTES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/2009/05/25/joseph-stiglitz-et-cette-finance-qui-nous-pigeonne?page=1#comment-874143&quot;&gt;VOIR LE COMMENTAIRE DANS SON CONTEXTE&lt;/a&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/login?destination=user/58026&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Portrait de Blédine&quot; alt=&quot;Portrait de Blédine&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/comment_user/files/pictures/avatars_default.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;De &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/login?destination=user/58026&quot;&gt;Blédine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;formation en illettrisme | 06H31 | 25/05/2009 | &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/comment/permalink/874155&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Permalien&quot; alt=&quot;Permalien&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/sites/all/themes/eco89/layout/permalien.png&quot; width=&quot;12&quot; height=&quot;12&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Cet article est clair, compréhensible et nous donne un avant goût de la politique du kicsi.&amp;#160; Je ne pense pas que les élites européennes remettent en question l'économie de marché même si ils savent que l'on va droit dans le mur. Leur objectif est d'aligner l'Europe sur les Etats-Unis quel qu'en soit le prix.    &lt;br /&gt;Les banques décident, les politiques suivent.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pour le moment, les ménages sont invités à consommer, pas à faire des économies. L'écologie pourraient créer des emplois mais il me semble que ce n'est pas l'urgence de nos gouvernants. L'urgence se situe dans le travailler le dimanche, travailler jusqu'à 70 ans pendant que les jeunes attendent que notre société veuille bien créer des emplois. Il est plus rentable pour les banques d'avoir 5 millions de chômeurs et 7 millions de travailleurs pauvres, de conduire des réformes qui cassent la société.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/register?destination=node%2F92393&quot;&gt;23 VOTES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/2009/05/25/joseph-stiglitz-et-cette-finance-qui-nous-pigeonne?page=2#comment-874155&quot;&gt;VOIR LE COMMENTAIRE DANS SON CONTEXTE&lt;/a&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/login?destination=user/6095&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Portrait de Le Yéti&quot; alt=&quot;Portrait de Le Yéti&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/comment_user/files/pictures/picture-6095.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;De &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/login?destination=user/6095&quot;&gt;Le Yéti&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;yetiblog.org | 08H19 | 25/05/2009 | &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/comment/permalink/874207&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Permalien&quot; alt=&quot;Permalien&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/sites/all/themes/eco89/layout/permalien.png&quot; width=&quot;12&quot; height=&quot;12&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Eh oui, &lt;strong&gt;si même les prix Nobel d'économie leur volent dans les plumes maintenant&lt;/strong&gt; ! Rappelons que nous en avons un aussi en France. Un seul, et vivant. &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;Maurice Allais&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;. Mais vous ne l'entendrez, ne le lirez jamais sur nos médias serviles du cénacle. Ils lui préfèrent Minc, Attali et François Lamy. Figurez-vous que notre iconoclaste est :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;1/ &lt;strong&gt;opposé à l'Europe du libre-échange&lt;/strong&gt; (il a publiquement pris position contre le traité constitutionnel européen) ;     &lt;br /&gt;2/ &lt;strong&gt;pour un protectionnisme&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;contre&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;« &lt;strong&gt;la doctrine laissez-fairiste mondialiste&lt;/strong&gt; »&lt;/em&gt; ;     &lt;br /&gt;3/ &lt;strong&gt;contre la création monétaire artificielle par les banques&lt;/strong&gt; (l'argent de la dette, dit-il).&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Bref, de la quasi-racaille pour nos vautrés prêcheurs de la pensée unique néolibérale.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Citation&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;« &lt;strong&gt;Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.&lt;/strong&gt; »&lt;/em&gt;     &lt;br /&gt;(Maurice Allais, &lt;em&gt;La Crise mondiale aujourd'hui&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/user/register?destination=node%2F92393&quot;&gt;36 VOTES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/2009/05/25/joseph-stiglitz-et-cette-finance-qui-nous-pigeonne?page=2#comment-874207&quot;&gt;VOIR LE COMMENTAIRE DANS SON CONTEXTE&lt;/a&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Cinq QUESTIONS POS&amp;Eacute;ES &amp;agrave; Maurice ALLAIS en 2005 sur l'EUROPE</title>
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<updated>2009-05-23T00:34:05+02:00</updated>
<published>2009-05-23T00:25:00+02:00</published>
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<category term="europe" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
<category term="ump" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
<summary>    - L'Euro vous paraît-il être un facteur de développement indispensable...</summary>
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&lt;ol&gt; &lt;li&gt;- L'Euro vous paraît-il être un facteur de développement indispensable pour l'Europe ?&lt;/li&gt; &lt;li&gt;- Quelle devrait-être, selon vous, l'organisation politique du continent européen ?&lt;/li&gt; &lt;li&gt;- L'Europe a favorisé l'émergence d'une mondialisation sans barrière. N'a-t-elle pas aussi concouru à l'accroissement de ses difficultés économiques ?&lt;/li&gt; &lt;li&gt;- La Mondialisation est très certainement inéluctable en termes techniques, mais quelles devraient être, selon vous, les mesures à mettre en œuvre à fin de contrer ses effets négatifs ?&lt;/li&gt; &lt;li&gt;- Quelle politique économique devrait privilégier le gouvernement français pour relancer l'économie de la nation ?&lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; &lt;p&gt;La suite à lire sur &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;les réponses aux députés UMP ...&quot; href=&quot;http://allais.maurice.free.fr/Cliquer%20pour%20chargement.pdf&quot;&gt;http://allais.maurice.free.fr/Cliquer&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;chargement.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Jean-François SUSBIELLE: Le déclin de l'empire Européen</title>
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<updated>2009-05-23T00:00:08+02:00</updated>
<published>2009-05-23T00:00:08+02:00</published>
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<category term="europe" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
<summary>  Interview de  Jean-François SUSBIELLE  sur le  BILLAUT SHOW    &amp;nbsp;     J...</summary>
<content type="html" xml:base="http://quefaire.hautetfort.com/">
&lt;p&gt;Interview de &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Biographie J.F. SUSBIELLE&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Susbielle&quot;&gt;Jean-François SUSBIELLE&lt;/a&gt; sur le &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Interview J.F. SUSBIELLE sur son dernier ouvrage&quot; href=&quot;http://billaut.typepad.com/jm/2009/05/connaissezvous-jean-fran%C3%A7ois-susbielle-.html&quot;&gt;BILLAUT SHOW&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;J&lt;i&gt;ean François est très dubitatif sur l'avenir de l'Europe, rappelant que de facto celle-ci est occupée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il évoque à grands traits l'histoire de notre continent depuis Jean Monnet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les Etats Européens devraient-ils s'effacer pour permettre une organisation du type &quot;&lt;b&gt;Saint Empire Romain Germanique&lt;/b&gt;&quot; ? Organisation basée sur les Régions et les diverses communautés qui vivent sur notre continent ? Les structures administratives des Etats accepteront-elles ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; OBAMA, son entourage et la crise financière du capitalisme sont aussi évoqués dans cette discussion avec Jean-Michel BILLAUT.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>1e Ministre : Tableau de bord &amp;quot;D&amp;eacute;penses publiques europ&amp;eacute;ennes&amp;quot;</title>
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<updated>2009-05-20T22:37:39+02:00</updated>
<published>2009-05-20T22:37:39+02:00</published>
<category term="Finance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>     Vision agrégée et comparative des dépenses publiques européennes,&amp;#160;...</summary>
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&lt;div&gt;   &lt;p&gt;Vision agrégée et comparative des dépenses publiques européennes,&amp;#160; établie sur la base de données relatives aux dépenses réalisées par l’UE et l’ensemble de ses Etats membres en &lt;strong&gt;2006&lt;/strong&gt; (dernière année de recensement). &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ces données ont été chaque fois que possible comparées à celles recueillies pour les &lt;strong&gt;USA&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;Canada&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;Japon&lt;/strong&gt; et la &lt;strong&gt;Suisse&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=986&quot;&gt;http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=986&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;    &lt;h3&gt;Principaux enseignements&lt;/h3&gt;    &lt;h4&gt;1 – dépenses publiques européennes d’un &lt;strong&gt;niveau important&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;    &lt;p&gt;Les dépenses publiques européennes totales (dépenses nationales + dépenses communautaires) se sont élevées à environ 47,6% du PIB en 2006, soit un niveau nettement supérieur à celui enregistré aux USA (33,3% du PIB), au Japon (33,7% du PIB), en Suisse (34,5% du PIB) et au Canada (37,8% du PIB).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le niveau des dépenses publiques européennes hors protection sociale et santé s’est établi à 22,9% du PIB, c'est-à-dire à un niveau comparable à celui constaté au Canada (22,1%), légèrement supérieur à celui constaté aux USA (18,7%) et supérieur à celui constaté au Japon (15,7%). &lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;2 – dépenses publiques européennes bénéficiant très majoritairement aux &lt;strong&gt;dépenses de croissance et de compétitivité&lt;/strong&gt; &lt;/h4&gt;    &lt;p&gt;En 2006, les dépenses publiques européennes ont été majoritairement allouées à :      &lt;br /&gt;- des dépenses pour la croissance et la compétitivité (57% des dépenses – 36,7% hors protection sociale et santé) ;       &lt;br /&gt;- et à des dépenses dédiées au secteur liberté, sécurité, justice etc. (20% des dépenses). &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Elles ont été affectées de manière beaucoup plus limitée à :      &lt;br /&gt;- des dépenses de relations extérieures, y inclus la défense (4% des dépenses) ;       &lt;br /&gt;- des dépenses de cohésion territoriale (3% des dépenses) ;       &lt;br /&gt;- et à des dépenses dédiées à la conservation des ressources naturelles, dont &lt;strong&gt;l’agriculture (3% des dépenses).&lt;/strong&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cette hiérarchie des dépenses publiques totales est identique à celle constatée aux USA, au Canada et en Suisse pour les trois premiers postes de dépenses. &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Elle est différente pour les deux autres secteurs : les &lt;strong&gt;dépenses liées aux ressources naturelles&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;dont l’agriculture&lt;/strong&gt;) sont ainsi au&lt;strong&gt; 6ème rang en Europe&lt;/strong&gt;, au &lt;strong&gt;5ème rang aux USA&lt;/strong&gt; et au &lt;strong&gt;4ème rang au Canada et en Suisse&lt;/strong&gt; ; les dépenses liées aux relations extérieures sont au 4ème rang en Europe et aux USA, mais au 6ème rang au Canada et en Suisse –ces hiérarchies différentes ne préjugeant pas de la proportion relative de ces dépenses.       &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;3 – dépenses communautaires dont le &lt;strong&gt;poids&lt;/strong&gt; est globalement &lt;strong&gt;très limité&lt;/strong&gt; &lt;/h4&gt;    &lt;p&gt;Les dépenses communautaires ont représenté en 2006 :      &lt;br /&gt;- 0,9% du PIB de l’UE, contre 46,7% du PIB pour les dépenses publiques nationales (22% du PIB hors protection sociale et santé) ;       &lt;br /&gt;- 0,8% du PIB de l’UE, si l’on s’en tient aux seules dépenses opérationnelles « réparties » au bénéfice des Etats membres de l’UE (en excluant les dépenses de relations extérieures et d’administration) ;       &lt;br /&gt;- 1,8% des dépenses publiques totales réalisées dans l’UE, contre 98,2% pour les Etats       &lt;br /&gt;membres (respectivement 4,3% et 95,7% des dépenses hors protection sociale et santé).       &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;4 – dépenses communautaires dont le &lt;strong&gt;poids&lt;/strong&gt; est &lt;strong&gt;substantiel&lt;/strong&gt; dans certains secteurs &lt;/h4&gt;    &lt;p&gt;La part moyenne des dépenses communautaires « réparties » (c’est-à-dire dépensées sur le territoire des Etats membres) au regard de la dépense totale réalisée sur le territoire des Etats membres de l’UE dans chaque rubrique est :      &lt;br /&gt;- substantielle dans la rubrique « conversation et gestion des ressources naturelles » (32,9 % des dépenses totales en moyenne) ;       &lt;br /&gt;- importante dans la rubrique « cohésion » (18,4% des dépenses totales en moyenne) ;       &lt;br /&gt;- très limitée dans les rubriques « compétitivité » (0,2% protection sociale incluse, 0,8 % hors protection sociale) et « liberté, sécurité, justice etc. » (0,1% santé incluse, 0,3 % hors santé).       &lt;br /&gt;La part relative des dépenses communautaires réparties dans les dépenses publiques totales peut s’avérer plus substantielle dans quelques domaines d’intervention précis. En France, elle s’est ainsi élevée à :       &lt;br /&gt;- plus des 3/4 du total des dépenses publiques dans le domaine de l’agriculture, si l’on s’en tient aux aides directes aux agriculteurs (voir précisions « Partie 2 », paragraphe 2.4.2.) ;       &lt;br /&gt;- environ 60% du total des dépenses dans le domaine du développement rural ;       &lt;br /&gt;- environ 43% du total des dépenses dans le domaine de la pêche ;       &lt;br /&gt;- environ la moitié du total des dépenses dans le domaine de la cohésion territoriale (hors logement), si l’on s’en tient aux seules dépenses cofinancées par l’UE et les autorités publiques françaises (voir précisions « Partie 2 », paragraphe 2.3.2.).16       &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;5 – Des dépenses communautaires dont le poids peut aussi être substantiel dans certains pays &lt;/h4&gt;    &lt;p&gt;Le poids relatif des dépenses communautaires « réparties » varie fortement selon les pays, d’abord parce que ces dépenses sont distribuées de manière différenciée (les pays agricoles bénéficient de davantage de dépenses agricoles etc.), mais aussi et surtout en raison de l’hétérogénéité des pays de l’UE :      &lt;br /&gt;- hétérogénéité en termes de niveaux absolus de richesse, qui varient de 1 à 457 (écart entre Malte et l’Allemagne) : d’où un impact différencié des dépenses communautaires réparties, qui fluctue autour de la moyenne européenne (0,8% du PIB) et varie de 0,4% du PIB aux Pays-Bas à 3,3% du PIB en Lituanie (ce niveau s’établissant à 0,72% du PIB en France) ;       &lt;br /&gt;- hétérogénéité en termes de niveau de dépenses publiques nationales au regard de la moyenne communautaire (46,7% du PIB), puisque ce niveau oscille de 54,3% (Suède) à 31,7% du PIB (Slovaquie), la France se situant à près de 53% : d’où un impact là aussi très différencié du poids des dépenses communautaires réparties, qui fluctue autour de la moyenne européenne (4,3% du PIB hors protection sociale et santé) et varie de 2% des dépenses publiques totales réalisées aux Pays-Bas à 17,1% en Lituanie (ce niveau s’établissant à environ 4% en France). &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le poids des dépenses communautaires réparties présente ainsi de fortes disparités selon les pays :      &lt;br /&gt;- dans la rubrique « cohésion », le poids des dépenses communautaires réparties dans les dépenses totales est inférieur à 10% dans des pays comme le Danemark et les Pays-Bas mais dépasse 40% de la dépense publique totale dans 4 pays (à hauteur de 49,3 % pour l’Estonie) ;       &lt;br /&gt;- dans la rubrique « conservation et gestion des ressources naturelles », le poids des dépenses communautaires réparties dans les dépenses publiques totales est inférieur à 10% à Malte et au Luxembourg, mais il dépasse le seuil de 50% des dépenses en Irlande, au Portugal et en Grèce.       &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;6 – La répartition des dépenses européennes entre niveaux « central » (UE) et « régional » (Etats membres) est atypique &lt;/h4&gt;    &lt;p&gt;au regard de celle constatée aux USA, au Canada et en Suisse, sauf dans le domaine de la « conservation et gestion des ressources naturelles » (y inclus l’agriculture) &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La spécificité de l’UE en matière de répartition des dépenses entre niveau central et régional est particulièrement marquée : &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;- dans la rubrique « &lt;strong&gt;cohésion&lt;/strong&gt; », où les dépenses sont très fortement centralisées aux USA, au Canada et en Suisse (à hauteur de presque 100%), alors qu’elles sont fortement (83,6%) réalisées au niveau « régional » en UE (c’est à dire par les Etats membres);       &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;- dans la rubrique « &lt;strong&gt;relations extérieures&lt;/strong&gt; », où les dépenses sont très fortement centralisées aux USA, en Canada et en Suisse (à hauteur de presque 100%), alors qu’elles sont très fortement (96,9%) réalisées au niveau « régional » en UE. &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La situation de l’UE dans la rubrique « &lt;strong&gt;liberté, sécurité, justice&lt;/strong&gt; etc. » apparaît elle aussi &lt;em&gt;atypique&lt;/em&gt; au regard de celle de deux des trois autres pays. Ces dépenses sont en effet centralisées à hauteur de 0,1% dans l’UE, 3,8% en Suisse, 29,3% au Canada et 54,1% aux USA. &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La situation de l’UE dans la rubrique « &lt;strong&gt;conservation et gestion des ressources naturelles&lt;/strong&gt; » est en revanche conforme à celle de deux des trois autres pays, puisque ces dépenses sont centralisées à hauteur de 34,5% dans l’UE, 33% au Canada, 36,2% en Suisse et 71% aux USA. &lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;7 – D’importantes dépenses européennes non communautaires existent dans certains secteurs &lt;/h4&gt;    &lt;p&gt;Si l’européanisation des dépenses publiques passe principalement par le budget de l’UE (à hauteur de 0,9% du PIB), le débat relatif à la répartition des dépenses entre niveau national et niveau communautaire doit aussi tenir compte de l’existence de dépenses européennes non communautaires.      &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ces dépenses sont pour l’heure largement concentrées dans deux secteurs :      &lt;br /&gt;-celui de la recherche et du développement technologique, où elles se sont élevées à plus de 3,8 milliards d’euros en 2006, soit près des 3/4 des dépenses communautaires du même secteur.       &lt;br /&gt;- celui des relations extérieures, où elles ont atteint 4,6 milliards d’euros en 2006, soit près des 3/4 des dépenses communautaires du même secteur.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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<author>
<name>Michel BOUCHET</name>
<uri>http://quefaire.hautetfort.com/about.html</uri>
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<title>Conclusions du rapport Cotis</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://quefaire.hautetfort.com/archive/2009/05/18/le-rapport-cotis.html" />
<id>tag:quefaire.hautetfort.com,2009-05-18:2199002</id>
<updated>2009-05-20T01:03:27+02:00</updated>
<published>2009-05-20T01:03:27+02:00</published>
<category term="Finance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>       Le    rapport COTIS &amp;quot;Partage de la valeur ajoutée, partage des...</summary>
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&lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;Le &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/094000213/0000.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;rapport COTIS &amp;quot;Partage de la valeur ajoutée, partage des profits&amp;quot;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt; prend le contrepied d’un certain nombre d’idées reçues du moment.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;L’étude se fonde sur la valeur ajoutée des sociétés non financières. Les sociétés financières, les ménages (loyers et aides à la personne) et les entreprises individuelles, qui représentent 43% de la valeur ajoutée française, ne sont pas étudiées ou le sont indirectement.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;u&gt;Rappels&lt;/u&gt; :&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;A&lt;em&gt; l’échelle de &lt;u&gt;l’entreprise&lt;/u&gt;, la &lt;strong&gt;valeur ajoutée&lt;/strong&gt; se définit comme la différence entre la production et les consommations intermédiaires utilisées&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;A l’échelle d'un &lt;u&gt;secteur&lt;/u&gt; ou d'une &lt;u&gt;économie&lt;/u&gt;, la &lt;strong&gt;valeur ajoutée&lt;/strong&gt; correspond à la somme des valeurs ajoutées des production faites sur le territoire français par ses agents (entreprises, administrations publiques ou ménages). Cette agrégation ne comporte aucun double compte, elle intègre le fait qu’une partie de la production est utilisée comme consommation intermédiaire ailleurs dans l’économie et transformée au cours du processus de production.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;em&gt;La &lt;strong&gt;valeur ajoutée&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; - hors impôts sur la production nets des subventions d’exploitation – &lt;em&gt;se subdivise en&lt;/em&gt; :         &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;- &lt;strong&gt;revenus du travail&lt;/strong&gt; (salaires, primes, avantages en nature, charges sociales + participation et intéressement)           &lt;br /&gt;- excédent brut d’exploitation ou &lt;strong&gt;profit brut&lt;/strong&gt;.           &lt;br /&gt;          &lt;br /&gt;Ce &lt;strong&gt;profit brut&lt;/strong&gt; se répartit entre cinq grands usages :           &lt;br /&gt;- le &lt;strong&gt;paiement de l'impôt&lt;/strong&gt; sur les sociétés (IS) ;           &lt;br /&gt;- le &lt;strong&gt;versement d'intérêts&lt;/strong&gt;, net des intérêts reçus ;           &lt;br /&gt;- la &lt;strong&gt;distribution de revenus aux propriétaires du capital&lt;/strong&gt;, nette des mêmes revenus reçus ;           &lt;br /&gt;- diverses autres opérations (&lt;strong&gt;prestations sociales versées au titre des régimes d'employeurs&lt;/strong&gt;, nettes des cotisations reçues, primes d'assurance-dommage, nettes des indemnités reçues,autres transferts courants divers) regroupées en une seule catégorie ;           &lt;br /&gt;- l'&lt;strong&gt;épargne &lt;/strong&gt;qui correspond au revenu qui reste disponible &lt;strong&gt;pour l’autofinancement des investissements&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;l’alimentation de la trésorerie&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;h3&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;Les conclusions légèrement condensées : &lt;/font&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(a) La mesure du &lt;strong&gt;partage de la valeur ajoutée&lt;/strong&gt; restreinte aux sociétés non financières montre     &lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;une grande stabilité du partage jusqu’au premier choc pétrolier&lt;/strong&gt; (avec une part des salaires superbruts dans la VA d’environ 70%),     &lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;puis d’une forte déformation en faveur du travail&lt;/strong&gt;     &lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;suivi d’un mouvement contraire qui l’a ramené, dans la deuxième moitié des années 1980, à un niveau légèrement plus bas qu’avant le choc&lt;/strong&gt;.     &lt;br /&gt;Depuis cette date, le ratio des salaires superbruts à la valeur ajoutée a peu évolué. &lt;/font&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(b) Malgré la très forte sensibilité du ratio aux dates entre lesquelles on le compare, on peut dire que :&amp;#160; &lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;Il y a eu une stabilité&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;parfaite entre 1987 et 2007&lt;/strong&gt;,       &lt;br /&gt;- &lt;strong&gt;une forte baisse si on se réfère au point haut&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;1982&lt;/strong&gt; -mais dont on admet le plus souvent qu’il n’était pas un point d’équilibre-,       &lt;br /&gt;- et &lt;strong&gt;une baisse faible si on se réfère à la période d’avant&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;1974&lt;/strong&gt;, pour autant que la comparaison à des dates aussi éloignées puisse être pertinente. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(c) En dépit du caractère forcément artificiel de l’élargissement du constat à l’ensemble de l’économie , la méthode la plus précise retombe sur une évolution assez proche de celle constatée sur le champ des SNF.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(d) Pour les mêmes raisons, les comparaisons internationales présentent aussi une certaine fragilité . Selon les données disponibles, il semble cependant que &lt;strong&gt;la stabilité relative qu’on observe dans le cas de la France ne se retrouve pas dans d’autres pays développés ou la part des salaires a tendance à régresser&lt;/strong&gt; – notamment en Allemagne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(e) Ceci ne signifie pas que les salaires français ont connu une dynamique satisfaisante. &lt;strong&gt;La croissance des salaires nets depuis 20 ans est extrêmement faible&lt;/strong&gt;.&amp;#160; &lt;br /&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; La première explication est la faiblesse de la croissance globale : &lt;strong&gt;une part constante de la VA reste en effet insuffisante à générer de fortes hausses de salaire lorsque la croissance est lente&lt;/strong&gt;. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(f) Une seconde explication est &lt;strong&gt;la hausse de la part des salaires qui va au financement de la protection sociale&lt;/strong&gt;. La France a fait le choix d’une protection sociale de haut niveau &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;et dont la part dans le PIB a crû régulièrement sur la période analysée. Cette protection sociale contribue positivement aux conditions de vie de l’ensemble de la population, mais &lt;strong&gt;elle conduit à un écart substantiel entre dynamique du salaire superbrut et du salaire net&lt;/strong&gt;. &lt;/font&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(g) Une troisième explication est &lt;strong&gt;la montée de l’emploi précaire&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Les salaires pondérés par les durées moyennes passées en emploi au cours de l’année&lt;/strong&gt; – ce que l’on appelle le revenu salarial – &lt;strong&gt;sont encore moins dynamiques que le salaire moyen perçu par une personne travaillant sans interruption tout au long de l’année&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(h) Par ailleurs, &lt;strong&gt;même pour des salariés travaillant à temps complet tout au long de l’année, la croissance des salaires&lt;/strong&gt; n’a pas été uniforme tout au long de l’échelle des revenus. Elle a&lt;strong&gt; été légèrement plus rapide au bas de l’échelle en raison des politiques de revalorisation du SMIC&lt;/strong&gt;. Elle a été &lt;strong&gt;relativement étale entre les 10 % les moins bien payés et les 10 ou même 5% les mieux payés&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;elle a été sensiblement plus rapide sur les 10 dernières années pour les salariés situés tout en haut de la distribution : les 1% ou les 1 pour mille les mieux payés.&lt;/strong&gt; Ceci a pu contribuer au sentiment de déclassement relatif du salarié médian, progressivement rejoint par le bas de l’échelle et fortement distancé par l’extrémité haute de cette même échelle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(i) &lt;strong&gt;S’agissant des profits&lt;/strong&gt;, leur utilisation a aussi connu des évolutions marquées. &lt;strong&gt;Le pic de déformation du partage de la VA au début des années 1980 s’était accompagné d’une forte montée de l’endettement des entreprises qui s’est résorbé depuis&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;La charge d’intérêts s’est ainsi réduite, essentiellement au profit des versements de dividendes&lt;/strong&gt;. C’est en termes de flux bruts que &lt;strong&gt;les dividendes&lt;/strong&gt; ont connu l’évolution la plus spectaculaire, mais celle-ci reste encore très importante pour les flux nets, dont &lt;strong&gt;la part dans la VA a pratiquement doublé depuis une dizaine d’année&lt;/strong&gt;s. Sur la période récente, &lt;strong&gt;cette progression des dividendes a été associée à une baisse de l’autofinancement des investissements&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;(j) Quelle que soit la variable étudiée, il faut insister sur la très grande diversité des situations des entreprises. Le présent rapport s’efforce d’éclairer cette diversité, en remontant aux données d’entreprise. Ne bénéficiant pas du même travail de consolidation et d’harmonisation que la comptabilité nationale, ces analyses microéconomiques doivent être considérées avec prudence, mais elles illustrent bien les difficultés qui peuvent être rencontrées si l’on ne raisonne qu’en termes agrégés.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;Mise en parallèle avec une analyse de Michel HUSSON (ATTAC)&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0066cc&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://hussonet.free.fr/cotish7.pdf&quot;&gt;http://hussonet.free.fr/cotish7.pdf&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;Michel Husson analyse le ratio dividendes des actionnaires sur revenus du travail pour en tirer la conclusion que les revenus des actionnaires ont augmentés par rapport aux revenus du travail. Cette présentation trompeuse, qui laisse penser que cet accroissement des dividendes se fait au détriment de la part du travail, reprise à la lumière de la décomposition présentée en tête de l’article et de l’analyse des données de la comptabilité nationale, montre seulement que les dividendes ont été pris sur les investissements :&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le montant des dividendes versés aux actionnaires&lt;/strong&gt; a quasiment &lt;strong&gt;quintuplé depuis 1993&lt;/strong&gt;, tandis que &lt;strong&gt;l'autofinancement des investissements&lt;/strong&gt; par les &lt;strong&gt;entreprises a baissé&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;Les conclusions de la mission indiquent aussi que &lt;strong&gt;les profits vont &lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;ul&gt;   &lt;li&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;pour &lt;strong&gt;36 % aux revenus du capital,&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;pour &lt;strong&gt;57 % à l'investissement&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;/li&gt;    &lt;li&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;et &lt;strong&gt;7 %&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;à&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;la&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;participation&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;l'intéressement, c’est à dire l’épargne salariale non soumise à charges&lt;/strong&gt;, &lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;des proportions qui varient cependant selon la taille des entreprises. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Fondation Gabriel PERI - Peut-on r&amp;eacute;former le capitalisme financiaris&amp;eacute; ?</title>
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<updated>2009-05-23T00:43:30+02:00</updated>
<published>2009-05-15T00:05:00+02:00</published>
<category term="Finance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
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&lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Autant je partage l’analyse que je trouve excellente,&lt;br /&gt; autant la conclusion “Récréer un espace économique socialiste”&lt;br /&gt; me semble décevante.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gabrielperi.fr/IMG/article_PDF/Peut-on-reformer-le-capitalisme.pdf&quot;&gt;http://www.gabrielperi.fr/IMG/article_PDF/Peut-on-reformer-le-capitalisme.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gabrielperi.fr&quot;&gt;Copyright © Fondation Gabriel Péri&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tony Andreani&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Professeur émérite de sciences politiques à l'université Paris VIII. Docteur en philosophioe, ancien Directeur du Centre de philosophie politique, économique et sociale, Unité de recherche associée au CNRS, membre des Comités de direction ou d'orientation de plusieurs revues ( Utopie critique, La Pensée, Actuel Marx, Variation), ainsi que de l'association Espaces Marx et de la Fondation Copernic.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Paru 13 novembre 2008&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Les grands traits du capitalisme financiarisé&lt;/h3&gt; &lt;ol&gt; &lt;li&gt;les propriétaires des entreprises ne sont plus de gros actionnaires, des banques très liées aux entreprises, ou encore d'autres entreprises, mais de grands acteurs financiers, ceux qu'on appelle les investisseurs institutionnels (fonds de pension, fonds mutuels, compagnies d'assurance, grandes banques internationales pour certaines de leurs activités) ou des fonds de la &lt;i&gt;private equity&lt;/i&gt;. Acteurs colossaux, qui n'ont souvent que de faibles parts du capital, mais ont un grand pouvoir.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;ces acteurs sont des actionnaires volatiles. La raison en est simple : ils doivent, du moins pour les premiers, verser des revenus à tout instant, ou presque, à leurs innombrables épargnants. C'est pourquoi ils sont orientés vers le court terme, et en sont venus à exiger des entreprises des bilans d'activité trimestriels.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;ils cherchent à maximiser la valeur actionnariale des actions qu'ils détiennent, sous forme de dividendes et de plus-values à la revente. Et l'on sait que &lt;strong&gt;la norme est un minimum de 15% de retour sur investissement&lt;/strong&gt;, c'est-à-dire &lt;strong&gt;bien plus qu'un intérêt additionné d'une prime de risque&lt;/strong&gt;, alors que l&lt;strong&gt;e taux de croissance de l'économie mondiale a tourné, dans le meilleur des cas, autour de 5%&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Cela signifie que des profits aussi élevés n'étaient possibles que sur fond de stagnation ou de déflation des salaires et que la finance s'est approprié l'intégralité des gains de productivité, comme le prouve la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cela signifie aussi que le mode de gestion des grandes entreprises a été profondément modifié : recentrage sur le &quot; coeur de métier &quot;, développement de la filialisation, de la sous-traitance, des délocalisations, et pression non seulement sur les salaires, mais encore sur la durée et les conditions du travail. De tels profits impliquaient un prélèvement sur ceux des petites et moyennes entreprises et une surexploitation du travail.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;l'essor du capitalisme financiarisé supposait un libre-échange aussi poussé que possible, de manière à pouvoir investir et commercer partout sur la planète, et de manière à pouvoir mettre en concurrence les systèmes sociaux de tous les pays, et en définitive, les travailleurs du monde entier.&lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; &lt;h3&gt;L'inflation du crédit et de la spéculation pure&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Ce nouveau régime de propriété et la mondialisation qui l'accompagne et le soutient ont été renforcés par &lt;strong&gt;l'explosion du crédit&lt;/strong&gt;, qui permettait, &lt;strong&gt;avec peu de capital, de faire de grandes affaires&lt;/strong&gt;. C'est là quelque chose de paradoxal, car on nous avait expliqué que le grand atout de ce modèle de développement était de pouvoir faire appel directement à l'épargne, par le biais de la Bourse ou de gré à gré, sans passer par le détour du crédit bancaire, autrement dit qu'une économie de marchés financiers serait plus efficace qu'une économie d'endettement. Or jamais les acteurs économiques ne se sont autant endettés, des banques d'investissement aux fonds alternatifs, et des grandes entreprises aux ménages les plus modestes, sans oublier les Etats. Et l'on s'aperçoit que la Bourse ne sert que très peu au financement des entreprises : elle le fait uniquement lors des introductions et des augmentations de capital, et les rachats massifs de leurs actions par les grandes entreprises font que le financement net est égal à zéro (l'immensité des transactions boursières ne concerne que des titres déjà émis, un marché de l'occasion donc).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Favorisé par des taux d'intérêt relativement bas, surtout aux Etats-Unis pour y relancer la machine économique, le crédit est devenu une potion magique. On a vu ainsi des fonds spéculatifs emprunter jusqu'à 100 fois leur mise. Et, de prêteur en emprunteur, c'est un véritable système de cavalerie qui s'est installé, jusqu'à ce que les emprunteurs finaux, les ménages ou les entreprises, se trouvent dans l'incapacité de rembourser (c'est ainsi qu'a démarré la crise, dans le secteur des prêts hypothécaires américains).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette économie dérégulée, où les taux de change, les taux d'intérêt, le prix des actions variaient constamment, les acteurs ont cherché à se couvrir, ce qui a engendré la montagne des transactions sur les produits dérivés, qui représentent de la spéculation pure (on spécule non plus sur les profits des entreprises, mais sur les risques des échanges), spécialité de départements entiers des banques universelles, des banques dites d'investissement (qui, en réalité, font surtout du trading), et des hedge funds, et source des gains les plus élevés. Ajoutons à cela quelques innovations financières, telles que la titrisation, les ventes à découvert, ou les normes comptables fondées sur la valeur de marché des actifs, et les assurances contre le risque de crédit lui-même, et la sphère financière est devenue hypertrophiée, immense bulle financière qui a fini logiquement par crever.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le capitalisme financiarisé, et son appendice, la spéculation pure gonflée par le crédit, semble donc bien être arrivé aux limites. On peut s'attendre à une récession sévère, qui risque de durer plusieurs années, et qui atteint par contagion, quoique à des degrés divers, tous les pays.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Des propositions de réforme qui ne sont qu'un&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;ravaudage du système&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Je ne vais pas entrer ici dans le détail de toutes ces propositions, qui se sont multipliées avec l'aggravation de la crise. J'en prendrai seulement quelques unes, et je dirai qu'elles ne sont que des demi-mesures, qui conservent toutes les pièces du système. Par exemple, s'agissant des abus du crédit, il n'est pas question d'interdire la titrisation, mais seulement de l'aménager. De même en ce qui concerne le volet les plus spéculatif du capitalisme financiarisé, il n'est pas question d'interdire les hedge funds ou de limiter leur champ d'action, mais seulement d'exiger d'eux plus de transparence. Et, à ce sujet, il n'est pas question d'interdire les transactions avec les paradis fiscaux et réglementaires (où la plupart des hedge funds sont logés), mais seulement de demander à ces derniers plus de coopération.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui plus est, ces propositions, pour pouvoir être mises en oeuvre, supposent des accords internationaux, car ceux qui ne les appliqueraient pas attireraient les capitaux au détriment des autres. Or il est probable que, lors des futurs sommets mondiaux, comme celui du G20 qui va se tenir incessamment, elles seront toutes revues à la baisse. En outre on peut faire confiance aux acteurs financiers pour les contourner de toutes les façons. Il y a donc, malheureusement, fort à parier que, une fois le sauvetage des grandes banques opéré par des refinancements, et, en désespoir de cause, par des nationalisations partielles, mais provisoires, le système repartira de plus belle, et que cela débouchera sur une crise financière et économique d'une gravité encore plus grande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutes les propositions ne touchent en effet qu'aux symptômes, et non à la racine du mal.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Les causes profondes de la crise de ce capitalisme&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;La première cause tient, selon moi, au fonctionnement des marchés financiers eux-mêmes. L'évaluation de la valeur des actifs des entreprises par la Bourse repose sur &lt;strong&gt;les analystes financiers&lt;/strong&gt; : or qu'en savent-ils sinon lors des road shows que les dirigeants organisent à leur intention, et qui ne consistent qu'en chiffres, plus quelques informations supplémentaires ? En réalité ils &lt;strong&gt;sont nécessairement victimes de ce qu'on appelle une asymétrie d'information&lt;/strong&gt;. Ceci explique leur &lt;i&gt;foncière incompétence&lt;/i&gt;, bien supérieure à celle des &lt;strong&gt;cabinets d'audit&lt;/strong&gt;, eux-mêmes &lt;strong&gt;fort loin de pratiquer une enquête objective&lt;/strong&gt;, notamment auprès des salariés, &lt;strong&gt;puisqu'ils sont payés par ces directions&lt;/strong&gt;. Ajoutons que celles-ci ont montré, notamment à l'occasion de scandales fameux, qu'ils n'hésitaient pas à &lt;strong&gt;maquiller la réalité&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite le système d'information est vicié par ce qu'on appelle pudiquement &lt;strong&gt;les conflits d'intérêt, et qui mériterait mieux le nom de corruption&lt;/strong&gt;. L'ensemble des marchés financiers se prête à ce qu'on pourrait appeler un &lt;strong&gt;vaste délit d'initiés&lt;/strong&gt;, parce que &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;toutes les instances de conseil et d'évaluation sont financées par les entreprises elles-mêmes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Croit-on vraiment qu'on arrivera à &lt;em&gt;séparer&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;dans une banque&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;l'activité de conseil aux entreprises de l'activité de placement auprès des épargnants&lt;/em&gt; ? Prenons encore l'exemple des &lt;strong&gt;agences de notation&lt;/strong&gt; : croit-on vraiment que, &lt;em&gt;même en remplaçant leur financement par des fondations privées par une taxe, elles fourniront des évaluations plus sûres&lt;/em&gt; ? La raison voudrait qu'on les remplace par des agences publiques, puisqu'elles fournissent un bien public, mais cela n'est nullement envisagé, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;auto-régulation des marchés oblige&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Troisièmement, &lt;strong&gt;les marchés financiers sont structurellement instables&lt;/strong&gt;, comme on le sait depuis longtemps, et comme &lt;strong&gt;Keynes&lt;/strong&gt; l'avait lumineusement montré : &lt;strong&gt;comportements mimétiques ou moutonniers, prophéties auto-réalisatrices sont inhérents à leur fonctionnement&lt;/strong&gt;, et la crise actuelle, avec ses journées de panique, ses petits regains de confiance, et ses rechutes le lendemain, le prouve abondamment. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Il est absurde que des entreprises saines et profitables aient perdu jusqu'à 70 ou 90% de leur valorisation, même si les perspectives de l'économie sont plutôt sombres&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, last but not least, ces marchés, &lt;strong&gt;par leur fonctionnement en continu, par leur multiplication&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;dès qu'il y a un problème on crée un marché censé le résoudre&lt;/em&gt; : ainsi pour le récent &lt;strong&gt;marché du carbone&lt;/strong&gt;), par &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;l'immensité des opérations de couverture liées au flottement généralisé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, représentent &lt;strong&gt;un énorme prélèvement sur la richesse produite&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;la finance par exemple est à l'origine de 14% du PIB de la Grande Bretagne&lt;/em&gt;). Tout cela est e&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;xorbitant par rapport aux services rendus.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dès lors c'est tout le système du capitalisme financiarisé qu'il faudrait remettre en cause. &lt;strong&gt;Diverses propositions ont été faites&lt;/strong&gt;, mais jusqu'à présent repoussées d'un revers de main. J'en énoncerai seulement quelques unes, qui me paraissent hautement souhaitables, si l'on pense que le capitalisme n'est pas près de sa fin, et qu'un secteur capitaliste dans l'économie devrait continuer à servir de challenger pour tout autre système économique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Au niveau des rapports de propriété, il conviendrait que les actionnaires, qui resteraient sans doute de grosses institutions, soient tenus de s'engager durablement dans les entreprises (les actionnaires flottants perdant leur droit de vote)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; - résultat qui peut être obtenu par des mesures législatives et fiscales relativement simples. Ayant des &lt;strong&gt;objectifs de long terme&lt;/strong&gt;, ces actionnaires, mieux informés, pourraient accompagner les entreprises dans leurs plans d'investissement et dans leur recherche d'innovations. Ceci milite d'ailleurs pour la &lt;strong&gt;présence de l'Etat&lt;/strong&gt; (ou d'organismes publics), même minoritaire, dans le capital et dans les conseils d'administration. De même de tels actionnaires stables (on rappellera qu'aujourd'hui &lt;em&gt;la durée de détention d'une action est en moyenne de 6 mois&lt;/em&gt;) pourraient s'assurer que &lt;strong&gt;les opérations de concentration du capital, via des OPA et des OPE non hostiles, seraient source de véritables économies d'échelle, et non le résultat du délire de grandeur de dirigeants se livrant d'homériques batailles de communication&lt;/strong&gt;. On peut penser que le mode de gestion des entreprises en serait quelque peu changé : ces actionnaires seraient plus attentifs aux autres parties prenantes de l'entreprise, à commencer par les salariés, qui sont le ressort profond de la réussite d'une entreprise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La stabilité de l'actionnariat capitaliste priverait la Bourse des actions d'une grande partie de son carburant&lt;/strong&gt;, et pas suite les marchés qui en dérivent. Le marché obligataire secondaire se rétrécirait également, puisque l'évaluation des risques serait moins soumise aux aléas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le même ordre d'idées, il semblerait judicieux de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;séparer à nouveau les banques de dépôts des banques d'investissement&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, ou, pour le moins, de &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;réintégrer les activités sur les marchés financiers dans les bilans des banques&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;les marchés des changes, on pourrait également réduire leurs fluctuations en rétablissant un système de changes fixes, mais ajustables, entre des monnaies regroupées autour d'une monnaie de référence dans des cadres régionaux.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;un protectionnisme non pas purement défensif, mais ciblé et négocié éviterait les mouvements spéculatifs constants et réduirait les opérations de couverture qui en sont le corollaire.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici donc quelques propositions qui pourraient &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;rendre le capitalisme plus rationnel et moins brutal&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, en même temps qu'elles permettraient de &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;dégonfler la sphère financière&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;. Mais elles impliquent une &lt;strong&gt;révision&lt;/strong&gt; tellement &lt;strong&gt;déchirante&lt;/strong&gt; des dogmes néo-libéraux et porteraient une telle atteinte aux intérêts d'une grande partie de la finance qu'elles se heurteront à une résistance farouche, tant politique qu'idéologique. C'est pourquoi l'heure me semble venue d'ouvrir une autre perspective, bien plus favorable au salariat et bien plus susceptible de susciter une mobilisation populaire.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Recréer un espace économique socialiste&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Les services publics doivent réintégrer la sphère publique, puisqu'il doivent être conçus comme des piliers de la citoyenneté, et donc être de la responsabilité de l'Etat. La nationalisation, qui devrait être à 100%, se ferait cependant sous une forme nouvelle, comportant notamment une participation à la gestion des fonctionnaires, ou des agents (dans le cas de services publics marchands) et des usagers. Ce qu'on a pu désigner sous le nom d'appropriation sociale. Ils ne sauraient être soumis à la rentabilité financière, mais seulement à une rentabilité économique (dans le deuxième cas).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ici se pose en particulier la question des banques. Comme elles sont essentielles au fonctionnement de l'économie et fournissent un quasi-service public, un pôle public bancaire serait institué, qui fonctionnerait en liaison avec les pouvoirs publics locaux et national (voire nationaux, si par exemple plusieurs pays européens se mettaient d'accord), pour distribuer des crédits bonifiés ou garantis par ces derniers afin de soutenir des politiques publiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant à la Banque centrale, elle cesserait d'être indépendante, puisque sa politique monétaire serait soumise aux objectifs décidés par le gouvernement, tout en gardant l'autonomie nécessaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le nouveau socialisme s'étendrait au-delà des services publics : il y aurait des entreprises publiques, ou semi-publiques, produisant des biens marchands ordinaires, qui se différencieraient des entreprises privées en ce qu'elles ne seraient pas soumises à des normes de rentabilité financière aussi élevées et en ce qu'elles comporteraient une large participation des salariés à la gestion. Il s'agit ici d'éviter un double écueil : celui d'un concubinage avec l'exécutif, celui de l'alignement sur le mode de gestion capitaliste. A cet égard on pourrait penser que les propriétaires (majoritaires) de ces entreprises seraient des fonds publics d'investissement, faisant appel à l'épargne populaire, et n'intervenant pas en Bourse, mais sur un marché spécial, de gré à gré.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin le nouveau socialisme comporterait un secteur socialisé, de type coopératif, reposant en partie sur l'autogestion et restant totalement extérieur aux marchés financiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette perspective alternative, les règles du libre-échange seraient profondément modifiées : les Etats doivent pouvoir se protéger socialement, économiquement, et sur le plan environnemental, en fixant leurs conditions (ce qui suppose le retour à un contrôle partiel des changes, et une taxation des mouvements de capitaux). Mais il ne s'agirait pas d'un protectionnisme de combat, comme celui qui va probablement refaire son apparition dans les&lt;/p&gt; &lt;p&gt;économies capitalistes. Ce nouveau protectionnisme s'inspirerait de la Charte de La Havane de 1948 : il serait négocié pour qu'il joue à l'avantage de tous les partenaires. En outre le produit des taxes (ciblées) serait reversé aux pays en développement pour qu'ils puissent élever leurs standards sociaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Se poserait enfin la question d'un nouvel ordre financier et monétaire international, en retrouvant les propositions de Keynes d'une monnaie mondiale (le bancor) et d'une Banque centrale internationale. Mais il s'agit là d'une perspective bien lointaine, qui ne verra sans doute le jour que sous l'emprise de la nécessité. Dans un horizon plus proche, on ira sans doute vers des monnaies régionales, plus ou moins coordonnées entre elles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On voit que l'horizon n'est pas bouché, que nous ne sommes par condamnés à attendre une nouvelle crise du capitalisme financiarisé, qui serait encore plus grave que la crise actuelle. Des alternatives sont d'ores et déjà possibles, du national au mondial. C'est maintenant, à la faveur de la grande crise qui menace toutes les économies de la planète, d'une sévère récession et des plus grands reculs démocratique, qu'il faut commencer à réfléchir vite et à agir.&lt;/p&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>TELOS : Fallait-il vraiment assouplir les r&amp;egrave;gles comptables ?</title>
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<updated>2009-05-23T00:44:02+02:00</updated>
<published>2009-05-14T22:09:00+02:00</published>
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<summary>     WILLEM BUITER    Professeur d’économie politique européenne à la London...</summary>
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&lt;blockquote&gt; &lt;h4&gt;&lt;a href=&quot;http://www.telos-eu.com/fr/user/willem_buiter&quot;&gt;WILLEM BUITER&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;Professeur d’économie politique européenne à la London School of Economics&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Lire et relire son article sur TELOS : &lt;a href=&quot;http://www.telos-eu.com/fr/article/fallait_il_vraiment_assouplir_les_regles_comptab&quot;&gt;http://www.telos-eu.com/fr/article/fallait_il_vraiment_assouplir_les_regles_comptab&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Résumé&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les créances détenus par les banques du système américain n’étant pas solvables, un grand nombre de ces dernières ne sont plus solvables quand on évalue leurs avoirs à la valeur du marché.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D’où les pressions exercées par la&amp;nbsp; Commission parlementaire du Congrès américain (HFSC), le 2 avril dernier, sur&amp;nbsp; le Financial Accounting Standards Board qui établit les normes comptables aux Etats-Unis, pour qu’il assouplisse encore une fois les règles de valorisation des actifs sur la base de leur valeur de marché, ceci, en dépit des protestations des représentants des investisseurs et du secteur de la comptabilité, qui considèrent qu’en rendant plus rigoureuses les règles de valorisation des actifs , on force les entreprises à donner l’image &lt;strong&gt;la moins inexacte&lt;/strong&gt; de leur santé financière.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;“&lt;em&gt;D’après la norme FAS 157 sur la mesure de la juste valeur, les détenteurs de biens financiers évalués sur le modèle de la juste valeur doivent déclarer sur quoi est fondée cette évaluation. Trois niveaux d'informations ou de supposition sont distingués, correspondant à la manière dont les informations sont « publiquement observables ». Dans le niveau 1, &lt;strong&gt;la valeur provient d'un prix coté dans un marché actif&lt;/strong&gt;. Dans le niveau 2, &lt;strong&gt;elle est fondée sur « les données du marché observables », autres qu'une cote&lt;/strong&gt;. Dans le niveau 3, &lt;strong&gt;qui s’applique souvent aux évaluations de biens dans des marchés non liquides ou dans les ventes en urgence&lt;/strong&gt; (fire sales), la juste valeur ne peut pas être déterminée par des données observées ou objectivement vérifiées. Dans ce cas, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;les prix sont fondés sur des modèles internes ou les suppositions des gestionnaires&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/em&gt;”.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Conséquence&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;“&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;La décision de remplacer l'évaluation au prix du marché (même quand le marché n’est pas liquide) par le jugement des gestionnaires des sociétés commerciales va dégrader la qualité des comptes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Les investisseurs seront refaits. La gouvernance d'entreprise souffrira. La responsabilité des gestionnaires et des conseils d'administrations diminuera. Et, parce que le nouveau modèle mark-to-myth empêchera sans doute de prendre les nécessaires mesures correctives, ou tout au moins les retardera, tout cela finira par augmenter l’instabilité future.”&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Moralité&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;“Le G20 a fait de pieuses déclarations sur la nécessité de reconnaître les pertes des banques, au bilan et hors bilan, et garantir que les pertes passées ne pèsent pas comme une taxe ou comme un obstacle sur les nouveaux prêts et emprunts contractés par les banques. Pourtant le &lt;em&gt;&lt;strong&gt;primus inter pares&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; du G20, les États-Unis, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;a décidé d’offrir à ses banques une nouvelle et vaste feuille de figue derrière laquelle elles pourront continuer à cacher leurs pertes et à parier sur la résurrection&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Cela continue et prolonge la zombification de la plupart des banques de Wall Street.”&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>CounterPunch, Paul Craig Roberts : Une nouvelle crise de l'immobilier s'appr&amp;ecirc;te &amp;agrave; frapper</title>
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<updated>2009-06-07T23:58:19+02:00</updated>
<published>2009-05-13T00:26:00+02:00</published>
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<summary>     Devant la nouvelle aide publique de 10,5 milliards d’euros fournie aux...</summary>
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&lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Devant la nouvelle aide publique de 10,5 milliards d’euros fournie aux banques françaises par le chef de l’Etat, en complément d’un premier prêt d’un montant équivalent accordé fin 2008, on peut s’interroger sur la pertinance d’une telle mesure, sachant que le déficit bugétaire, qui a déjà atteint des limites difficilement supportables, s’aggravera d’autant.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Suivant les dispositions prises par le G 20, lors de sa dernière réunion à Washington le 15 novembre dernier, tous les chefs d’Etat et de gouvernement, à commencer par les Etats-Unis et leur nouveau Président, se sont rués sur les plans de relance à l’aide de fonds publics, entraînant même Angela Merkel qui, après avoir résisté à l’idée des plans de relance par le sauvetage des banques, a été contrainte de s’aligner. Ces plans de relance, ces sauvetages de banques même accompagnés de contreparties purement morales, telles que la renonciation des banquiers à leurs bonus pour ne pas décourager le bon peuple, ne sont-ils pas une sorte de fuite en avant pour aboutir à un cul-de-sac ? La mondialisation et le libre-échange, que certains bons auteurs reconnaîssent comme la source de tous nos maux, battent leur plein. Aucun gouvernement ne peut plus déroger aux consignes générales, sous peine de plonger son pays au plus profond d’une faillite d’Etat. [Extrait &lt;a href=&quot;http://www.polemia.com/article.php?id=1854&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Polemia&lt;/a&gt;]&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana; font-size: medium&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle crise de l’immobilier s’apprête à frapper&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;Pour vous représenter la crise immobilière aux Etats-Unis, imaginez la Nouvelle-Orléans ravagée par l’Ouragan Katrina et, avant que les eaux ne commencent à redescendre, un deuxième « Katrina » qui frapperait à nouveau la ville.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;La destruction de 1.120.000 emplois dans les commerces en 2008 est le signal qu’une vague d’effondrement de l’immobilier [aux Etats-Unis] est sur le point de toucher l’économie. Cette fois-ci, ce sera &lt;span style=&quot;color: #0000ff&quot;&gt;l’immobilier d’entreprise – galeries marchandes, centres commerciaux, entrepôts et immeubles de bureaux. Au fur et à mesure que les entreprises ferment et que les loyers déclinent, la capacité à couvrir les crédits hypothécaires de l’immobilier commercial sur-construit disparaît.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;La sur-construction a reçu le renfort de taux d’intérêt maintenus bas de façon irresponsable, mais la principale impulsion est venue du glissement à zéro du taux d’épargne étasunien et à la montée de l’endettement des ménages. Le rétrécissement de l’épargne et l’inflation de la dette ont porté la dépense des consommateurs à 72% du PIB. La prolifération de galeries marchandes et des entrepôts qui les approvisionnent reflète l’accroissement de la part de la consommation dans le PIB.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;A l’instar du gouvernement fédéral, les consommateurs ont dépensé plus qu’ils n’ont gagné et ils ont emprunté pour couvrir la différence. Il est évident que cela ne pouvait se poursuivre éternellement, et la dette des ménages a atteint sa limite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;Les galeries marchandes perdent des surfaces commerciales essentielles et de grandes chaînes ferment des magasins, qui mettent parfois la clé sous la porte tous ensemble. Les promoteurs qui ont emprunté pour financer les entreprises commerciales ont des problèmes, tout comme le sont les détenteurs de crédits hypothécaires, de dérivés et autres titres pourris adossés à ces dettes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;La crise économique tire sa source principale de la croyance infantile des décideurs politiques américains selon laquelle une économie peut se baser sur l’expansion de la dette. Tandis que la délocalisation a fait partir du pays des emplois, des revenus et du PIB, la dette s’est gonflée pour remplacer le revenu perdu. Lorsque les biens et les services délocalisés sont revenus pour être vendus aux Américains, le déficit commercial est monté, ajoutant un nouveau palier de financement à une économie qui consomme plus qu’elle ne produit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;La croissance de la dette est plus rapide que la croissance de la production réelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;Pourtant, la solution proposée par l’équipe économique d’Obama consiste à accroître la dette encore plus. Ceci n’est pas surprenant puisque l’équipe d’Obama est constituée exactement des mêmes qui ont amené la crise de la dette. A présent, ils vont l’aggraver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana; color: #0000ff; font-size: small&quot;&gt;&lt;strong&gt;La question qui n’a pas été étudiée : Qui va financer la prochaine vague de crédit ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;Pour l’année fiscale 2009, le déficit budgétaire des Etats-Unis semble déjà filer vers les deux milliards de dollars [env. € 1,4 Mds], ceci, sans prendre en compte le programme de stimulation de l’économie d’Obama. Ils visent un déficit budgétaire de trois milliards dollars [env. € 2,6 Mds] si le programme d’Obama est adopté au Congrès à temps pour avoir un impact, cette année, sur l’économie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;Les pays étrangers peuvent financer un déficit budgétaire étasunien de 500 milliards de dollars avec leurs excédents commerciaux avec les Etats-Unis. Mais les étrangers ne disposent pas des fonds pour financer un déficit étasunien de plusieurs trillions (2) de dollars ; et ils ne financeraient pas un tel déficit, même s’ils disposaient des fonds. Les étrangers sont surchargés de dollars ou de titres libellés en dollars et ils préfèrent alléger leurs positions plutôt que les alourdir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;Les perspectives économiques de l’Amérique sont sombres, tout comme le sont les perspectives sur le dollar en tant que monnaie de réserve. Un déficit budgétaire annuel de plusieurs trillions de dollars rend encore plus sombre la perspective sur le dollar.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;La solution probable que le gouvernement fédéral adoptera pour régler le problème de la dette sera de la monétiser, c’est-à-dire que pour financer son déficit, le gouvernement fera tourner la planche à billets. La dette, alors, se dégonflera. Mais pour les Américains au chômage ou dont le revenu ne suit pas l’inflation, la vie sera très dure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;La vie est déjà très dure pour les Américains qui vivent sur leurs économies de retraite. &lt;span style=&quot;color: #0000ff&quot;&gt;L’effondrement boursier a divisé par deux non seulement leur richesse, mais également leurs autres actifs qui ne produisent aucun revenu. Les taux d’intérêts sont si bas que les instruments de financement de la dette ne produisent aucun revenu. Et les revenus boursiers sont maigres. Les retraités vivent en consommant leur capital.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;La politique économique de l’Amérique, faibles taux d’intérêt et expansion de la dette, est de mauvaise augure pour tous ceux qui vivent sur leurs économies. Leurs perspectives d’avenir seront encore pire, lorsqu’une inflation élevée détruira la valeur de leurs économies et, en particulier, s’ils détiennent des liquidités ou des instruments de dette, y compris les Bons du Trésor « sûrs ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;Il y a des moyens plus intelligents pour essayer d’échapper à la crise actuelle. Cependant, les gangsters financiers et leurs complices, auxquels Obama a confié la responsabilité de la politique économique, ne pensent qu’à leurs propres intérêts. Ce qui arrive au peuple américain n’est pas un sujet de préoccupation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana; font-size: small&quot;&gt;Un gouvernement qui aurait de la compassion s’occuperait de la crise de la manière suivante&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;Les milliards de dollars en CDS (les &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff&quot;&gt;credit default swaps&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, « échanges de défauts de remboursement » - &lt;span style=&quot;color: #0000ff&quot;&gt;les instruments de financement des défauts de remboursement des cartes de crédit et des autres crédits à la consommation) devraient être invalidés et annulés. Ces « échanges » ne sont que des paris sur la faillite des instruments financiers et des sociétés ;&lt;/span&gt; et le gros des paris a été fait par des gens et des institutions qui ne détiennent pas les instruments financiers ou les actions des sociétés. &lt;span style=&quot;color: #0000ff&quot;&gt;L’idéologie selon laquelle les marchés financiers s’autorégulaient a déchaîné les paris illégaux.&lt;/span&gt; Il n’y a absolument aucune raison que les contribuables renflouent les parieurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;L’argent des subventions, au lieu de le donner à des institutions financières privilégiées pour financer leur acquisition d’autres institutions, devrait servir à re-financer les crédits hypothécaires défaillants. Ceci ralentirait, voire arrêterait, le nombre croissant de propriétaires défaillants, qui pousse les prix des logements vers le bas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;La règle &lt;em&gt;mark-to-market&lt;/em&gt; [ou « valeur de marché » : principe consistant à réévaluer les positions ouvertes avec les prix du marché] devrait être suspendue jusqu’à ce que les valeurs réelles des propriétés et des instruments en difficultés puissent être déterminées. La suspension de cette règle empêcherait la faillite d’institutions saines et réduirait les besoins en subventions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;Les taux d’intérêt doivent être augmentés afin d’encourager l’épargne apporter des revenus aux retraités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;Pour préserver le statut du dollar en tant que monnaie de réserve, une politique crédible de réduction, à la fois du budget et des déficits commerciaux, doit être annoncée. A court terme, le déficit budgétaire peut être réduit de 500 millions de dollars en se retirant d’Irak et d’Afghanistan et en réduisant un budget de défense pléthorique qui représente l’objectif à présent inaccessible de l’hégémonie mondiale étasunienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;Le déficit commercial peut être réduit de manière significative en ramenant les emplois délocalisés vers l’Amérique. Une façon de le faire est de taxer les entreprises en fonction de la valeur ajoutée à leur production à l’intérieur des Etats-Unis. Les entreprises qui produisent à l’étranger pour les marchés américains se verraient imposer lourdement ; ceux qui produisent localement bénéficieraient de taux réduits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small&quot;&gt;Cette approche de la crise économique contraste de façon marquée avec l’approche des gangsters qui dirigent la politique économique des Etats-Unis. Ces gangsters se servent de la crise comme d’une occasion pour dépouiller les contribuables et pour financer leurs mauvaises actions et leurs salaires exorbitants, avec des prêts contractés auprès de la Réserve Fédérale. Leurs complices au sein des économistes et de la presse financière racontent aux gens que la solution consiste à investir massivement dans les banques afin qu’elles recommencent à prêter à un public sur-endetté qui retournera dans les galeries marchandes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-small&quot;&gt;Cette approche irréaliste vis-à-vis d’une crise grave démontre qu’il y a une crise de dirigeants en plus d’une crise économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Paul Craig Roberts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; CounterPunch,&lt;br /&gt; 22 janvier 2009&lt;br /&gt; Titre original : &lt;a href=&quot;http://counterpunch.org/roberts01222009.html&quot;&gt;&quot;Another Real Estate Crisis is about to Hit&quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Traduction : [JFG-QuestionsCritiques]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-right-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px&quot; alt=&quot;bonstresor&quot; src=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/1201C-bons-tresor2.jpg&quot; width=&quot;574&quot; height=&quot;500&quot; /&gt;&lt;/p&gt; 
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<author>
<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Extraits de &amp;laquo; La crise mondiale d&amp;rsquo;aujourd&amp;rsquo;hui &amp;raquo; de Maurice Allais, paru en 1999</title>
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<updated>2009-05-23T00:45:35+02:00</updated>
<published>2009-05-12T00:00:00+02:00</published>
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<summary>  25 Janvier 2009 - Le retour en grâce de Maurice Allais      La crise...</summary>
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&lt;p&gt;25 Janvier 2009 - Le retour en grâce de Maurice Allais&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;La crise financière et économique que la planète traverse aujourd’hui aura au moins pour mérite de mettre en ébullition les esprits. Le quotidien de référence, « Le Monde », on ne peut plus politiquement correct, nous a fait la surprise, dans sa livraison des 25 et 26 janvier 2009, de consacrer un article, sous la signature de Pierre-Antoine Delhommais, journaliste économique, à « Maurice Allais, prophète maudit ». Ce prix Nobel de Sciences économiques en 1998, agé aujourd’hui de 98 ans, est en disgrâce depuis près de dix ans, à la suite d’une longue analyse publiée dans « Le Figaro » des 12, 19 et 26 octobre 1998, dans la rubrique « Opinions », lors de la crise asiatique, et reprise en 1999 dans son ouvrage « La crise mondiale d’aujourd’hui ». Dès 1947, au lendemain des accords de Bretton Woods, il dénonçait le pouvoir supranational des capitaux fictifs et en 1998 il constatait déjà que « l’économie mondiale toute entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile ». Polémia reproduit ici un extrait où Maurice Allais décrit les causes de la crise financière qui préfigurait celle que nous connaissons aujourd’hui. [&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.polemia.com/article.php?id=1855&quot;&gt;Polémia&lt;/a&gt;]&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;« La crise mondiale d’aujourd’hui, 1999 »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;À partir de juin 1997 une crise monétaire et financière s’est déclenchée en Asie et elle se poursuit actuellement. Le déroulement de cette crise, dont nul n’avait prévu la soudaineté et l’ampleur, a été très complexe, mais en 1997 et 1998, et pour l’essentiel, on peut distinguer trois phases : de juin à décembre 1997, de janvier à juin 1998 et de juin 1998 à octobre 1998 [1] .&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La première phase&lt;/strong&gt;, de juin à décembre 1997, purement asiatique, a débuté avec une très forte spéculation à la baisse de la monnaie thaïlandaise, aboutissant à sa dévaluation de 18 % le 2 juillet 1997. Cette période a été marquée par la chute des monnaies et des Bourses des pays asiatiques : la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie, les Philippines, Taïwan, Singapour, Hongkong, la Corée du Sud. La chute moyenne de leurs indices boursiers a été d’environ 40 %. Par rapport au dollar, les monnaies de la Thaïlande, de la Corée, de la Malaisie et de l’Indonésie se sont dépréciées respectivement d’environ 40 %, 40 %, 50 % et 70 %.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La deuxième phase&lt;/strong&gt;, de décembre 1997 à juin 1998, a donné lieu, après une courte reprise en janvier-février, à de nouvelles chutes des Bourses asiatiques. Pour l’ensemble de la période, la chute moyenne des cours a été d’environ 20 %.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le fait marquant de cette période a été le rapatriement aux États-Unis et en Europe des capitaux prêtés à court terme en Asie, entraînant par-là même des hausses des cours de bourse aux États-Unis et en Europe. La hausse a été particulièrement marquée à Paris, où le CAC 40 a augmenté d’environ 40 % de décembre 1997 à juillet 1998, hausse deux fois plus forte qu’à New York.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La fin de cette période a été marquée par une très forte baisse des matières premières et un effondrement de la Bourse de Moscou d’environ 60 %. Au cours de cette période, les difficultés des intermédiaires financiers au Japon se sont aggravées et le yen a continué à se déprécier. De fortes tensions monétaires se sont également manifestées en Amérique latine.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La troisième phase&lt;/strong&gt; a débuté en juillet 1998, avec de très fortes tensions politiques, économiques et monétaires en Russie [2]. Le rouble n’a plus été convertible. Le 2 septembre, il avait perdu 70 % de sa valeur et une hyperinflation s’était déclenchée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette situation a suscité de très fortes baisses des actions aux États-Unis et en Europe. La baisse à Paris du CAC 40, d’environ 30 %, a été spectaculaire. Elle s’est répandue rapidement dans le monde entier. Personne aujourd’hui n’apparaît réellement capable de prévoir l’avenir avec quelque certitude.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans les pays asiatiques, qui ont subi des baisses considérables de leurs monnaies et de leurs Bourses, les fuites spéculatives de capitaux ont entraîné de très graves difficultés sociales. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Ce qui est pour le moins affligeant, c’est que les grandes institutions internationales sont bien plus préoccupées par les pertes des spéculateurs (indûment qualifiés d’investisseurs) que par le chômage et la misère suscités par cette spéculation&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La crise mondiale d’aujourd’hui et la Grande Dépression. De profondes similitudes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De profondes similitudes apparaissent entre la crise mondiale d’aujourd’hui et la Grande Dépression de 1929-1934 : la création et la destruction de moyens de paiement par le système du crédit, le financement d’investissements à long terme avec des fonds empruntés à court terme, le développement d’un endettement gigantesque, une spéculation massive sur les actions et les monnaies, un système financier et monétaire fondamentalement instable.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cependant, des différences majeures existent entre les deux crises. Elles correspondent à des facteurs fondamentalement aggravants.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En 1929 , le monde était partagé entre deux zones distinctes : d’une part, l’Occident, essentiellement les États-Unis et l’Europe et, d’autre part, le monde communiste, la Russie soviétique et la Chine. Une grande part du tiers-monde d’aujourd’hui était sous la domination des empires coloniaux, essentiellement ceux de la Grande-Bretagne et de la France.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aujourd’hui, depuis les années 70, une mondialisation géographiquement de plus en plus étendue des économies s’est développée, incluant les pays issus des anciens empires coloniaux, la Russie et les pays de l’Europe de l’Est depuis la chute du Mur de Berlin en 1989. La nouvelle division du monde se fonde sur les inégalités de développement économique.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a ainsi entre la situation de 1929 et la situation actuelle une différence considérable d’échelle, c’est le monde entier qui actuellement est concerné.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis les années 70, une seconde différence, majeure également et sans doute plus aggravante encore, apparaît relativement à la situation du monde de 1929.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une mondialisation précipitée et excessive a entraîné par elle-même des difficultés majeures. Une instabilité sociale potentielle est apparue partout, une accentuation des inégalités particulièrement marquée aux États-Unis, et un chômage massif en Europe occidentale.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La Russie et les pays de l’Europe de l’Est ont rencontré également des difficultés majeures en raison d’une libéralisation trop hâtive.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Alors qu’en 1929 le chômage n’est apparu en Europe qu’à la suite de la crise financière et monétaire, un chômage massif se constate déjà aujourd’hui au sein de l’Union européenne, pour des causes très différentes, et ce chômage ne pourrait qu’être très aggravé si la crise financière et monétaire mondiale d’aujourd’hui devait se développer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En fait, on ne saurait trop insister sur les profondes similitudes, tout à fait essentielles, qui existent entre la crise d’aujourd’hui et les crises qui l’ont précédée, dont la plus significative est sans doute celle de 1929. Ce qui est réellement important, en effet, ce n’est pas tant l’analyse des modalités relativement complexes, des « technicalities » de la crise actuelle, qu’une compréhension profonde des facteurs qui l’ont générée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De cette compréhension dépendent en effet un diagnostic correct de la crise actuelle et l’élaboration des réformes qu’il conviendrait de réaliser pour mettre fin aux crises qui ne cessent de ravager les économies depuis au moins deux siècles, toujours de plus en plus fortes en raison de leur extension progressive au monde entier.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La création et la destruction de moyens de paiement par le mécanisme du crédit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Fondamentalement, le mécanisme du crédit aboutit à une création de moyens de paiement ex nihilo, car le détenteur d’un dépôt auprès d’une banque le considère comme une encaisse disponible, alors que, dans le même temps, la banque a prêté la plus grande partie de ce dépôt qui, redéposée ou non dans une banque, est considérée comme une encaisse disponible par son récipiendaire. À chaque opération de crédit il y a ainsi duplication monétaire. Au total, le mécanisme du crédit aboutit à une création de monnaie ex nihilo par de simples jeux d’écriture [3]. Reposant essentiellement sur la couverture fractionnaire des dépôts, il est fondamentalement instable.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le volume des dépôts bancaires dépend en fait d’une double décision, celle de la banque de s’engager à vue et celle des emprunteurs de s’endetter. Il résulte de là que le montant global de la masse monétaire est extrêmement sensible aux fluctuations conjoncturelles. Il tend à croître en période d’optimisme et à décroître en période de pessimisme, d’où des effets déstabilisateurs.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En fait, il est certain que, pour la plus grande part, l’ampleur de ces fluctuations résulte du mécanisme du crédit et que, sans l’amplification de la création (ou de la destruction) monétaire par la voie bancaire, les fluctuations conjoncturelles seraient considérablement atténuées, sinon totalement supprimées [4] .&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De tout temps, on a pu parler des « miracles du crédit ». Pour les bénéficiaires du crédit, il y a effectivement quelque chose de miraculeux dans le mécanisme du crédit puisqu’il permet de créer ex nihilo un pouvoir d’achat effectif qui s’exerce sur le marché, sans que ce pouvoir d’achat puisse être considéré comme la rémunération d’un service rendu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cependant, autant la mobilisation d’« épargnes vraies » par les banques pour leur permettre de financer des investissements productifs est fondamentalement utile, autant la création de « faux droits » par la création monétaire est fondamentalement nocive, tant du point de vue de l’efficacité économique qu’elle compromet par les distorsions de prix qu’elle suscite que du point de vue de la distribution des revenus qu’elle altère et rend inéquitable.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le financement d’investissements à long terme avec des fonds empruntés à court terme&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Par l’utilisation des dépôts à vue et à court terme de ses déposants, l’activité d’une banque aboutit à financer des investissements à moyen ou long terme correspondant aux emprunts qu’elle a consentis à ses clients. Cette activité repose ainsi sur l’échange de promesses de payer à un terme donné de la banque contre des promesses de payer à des termes plus éloignés des clients moyennant le paiement d’intérêts.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les totaux de l’actif et du passif du bilan d’une banque sont bien égaux, mais cette égalité est purement comptable, car elle repose sur la mise en parallèle d’éléments de nature nature différente : au passif, des engagements à vue et à court terme de la banque ; à l’actif, des créances à plus long terme correspondant aux prêts effectués par la banque.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De là résulte une instabilité potentielle permanente du système bancaire dans son ensemble puisque les banques sont à tout moment dans l’incapacité absolue de faire face à des retraits massifs des dépôts à vue ou des dépôts à terme arrivant à échéance, leurs actifs n’étant disponibles qu’à des termes plus éloignés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Si tous les investissements dans les pays sous-développés avaient été financés par les banques, grâce à des prêts privés d’une maturité au moins aussi éloignée, et si le financement des déficits de la balance des transactions courantes des États-Unis était uniquement assuré par des investissements étrangers à long terme aux États-Unis, tous les déséquilibres n’auraient qu’une portée beaucoup plus réduite, et il n’existerait aucun risque majeur.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce qui, par contre, est éminemment dangereux, c’est l’amplification des déséquilibres par le mécanisme du crédit et l’instabilité du système financier et monétaire tout entier, sur le double plan national et international, qu’il suscite. Cette instabilité a été considérablement aggravée par la totale libération des mouvements de capitaux dans la plus grande partie du monde.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;Le développement d’un endettement gigantesque&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;À partir de 1974, le développement universel des crédits bancaires et l’inflation massive qui en est résultée ont abaissé pour une décennie les taux d’intérêt réels à des valeurs très faibles, voire négatives, génératrices à la fois d’inefficacité et de spoliation. À des épargnes vraies se sont substitués des financements longs à partir d’une création monétaire ex nihilo. Les conditions de l’efficacité comme celles de l’équité s’en sont trouvées compromises. Le fonctionnement du système a abouti tout à la fois à un gaspillage de capital et à une destruction de l’épargne.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C’est grâce à la création monétaire que, pour une large part, les pays en voie de développement ont été amenés à mettre en place des plans de développement trop ambitieux, et à vrai dire déraisonnables, et à remettre à plus tard les ajustements qui s’imposaient, tant il est facile d’acheter, dès lors qu’on peut se contenter de payer avec des promesses de payer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Par nécessité, la plupart des pays débiteurs ont été amenés à se procurer par de nouveaux emprunts les ressources nécessaires à la fois pour financer les amortissements et les intérêts de leurs dettes et pour réaliser de nouveaux investissements. Peu à peu, cependant, la situation est devenue intenable.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Parallèlement, l’endettement des administrations publiques des pays développés en pourcentage du produit national brut et la charge des intérêts en pourcentage des dépenses publiques ont atteint des niveaux difficilement supportables.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;Une spéculation massive&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis 1974, une spéculation massive s’est développée à l’échelle mondiale. La spéculation sur les monnaies et la spéculation sur les actions, les obligations et les produits dérivés en représentent deux illustrations significatives.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La substitution, en mars 1973, du système des changes flottants au système des parités fixes, mais révisables, a accentué l’influence de la spéculation sur les changes alimentée par le crédit.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Associé au système des changes flottants, le système du crédit tel qu’il fonctionne actuellement a puissamment contribué à l’instabilité profonde des taux de change depuis 1974.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pendant toute cette période, une spéculation effrénée s’est développée sur les taux de change relatifs des principales monnaies, le dollar, le deutschemark et le yen, chaque monnaie pouvant être achetée à crédit contre une autre, grâce au mécanisme du crédit.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La spéculation sur les actions et les obligations a été tout aussi spectaculaire. À New York, et depuis 1983, se sont développés à un rythme exponentiel de gigantesques marchés sur les « stock-index futures », les « stock-index options », les « options on stock-index futures », puis les « hedge funds » et tous « les produits dérivés » présentés comme des panacées.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ces marchés à terme, où le coût des opérations est beaucoup plus réduit que sur les opérations au comptant et où pour l’essentiel les positions sont prises à crédit, ont permis une spéculation accrue et généré une très grande instabilité des cours. Ils ont été accompagnés d’un développement accéléré de fonds spéculatifs, les &quot;hedge-funds&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En fait, sans la création de monnaie et de pouvoir d’achat ex nihilo que permet le système du crédit, jamais les hausses extraordinaires des cours de bourse que l’on constate avant les grandes crises ne seraient possibles, car à toute dépenseconsacrée à l’achat d’actions, par exemple, correspondrait quelque part une diminution d’un montant équivalent de certaines dépenses, et tout aussitôt se développeraient des mécanismes régulateurs tendant à enrayer toute spéculation injustifiée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Qu’il s’agisse de la spéculation sur les monnaies ou de la spéculation sur les actions, ou de la spéculation sur les produits dérivés, le monde est devenu un vaste casino où les tables de jeu sont réparties sur toutes les longitudes et toutes les latitudes. Le jeu et les enchères, auxquelles participent des millions de joueurs, ne s’arrêtent jamais. Aux cotations américaines se succèdent les cotations à Tokyo et à Hongkong, puis à Londres, Francfort et Paris.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Partout, la spéculation est favorisée par le crédit puisqu’on peut acheter sans payer et vendre sans détenir. On constate le plus souvent une dissociation entre les données de l’économie réelle et les cours nominaux déterminés par la spéculation.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sur toutes les places, cette spéculation, frénétique et fébrile, est permise, alimentée et amplifiée par le crédit. Jamais dans le passé elle n’avait atteint une telle ampleur.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un système financier et monétaire fondamentalement instable L’économie mondiale tout entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. Jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s’était constatée. Jamais sans doute il n’est devenu plus difficile d’y faire face. Jamais sans doute une telle instabilité potentielle n’était apparue avec une telle menace d’un effondrement général.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Toutes les difficultés rencontrées résultent de la méconnaissance d’un fait fondamental, c’est qu’aucun système décentralisé d’économie de marchés ne peut fonctionner correctement si la création incontrôlée ex nihilo de nouveaux moyens de paiement permet d’échapper, au moins pour un temps, aux ajustements nécessaires. Il en est ainsi toutes les fois que l’on peut s’acquitter de ses dépenses ou de ses dettes avec de simples promesses de payer, sans aucune contrepartie réelle, directe ou indirecte, effective.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Devant une telle situation, tous les experts sont à la recherche de moyens, voire d’expédients, pour sortir des difficultés, mais aucun accord réel ne se réalise sur des solutions définies et efficaces.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour l’immédiat, la presque totalité des experts ne voient guère d’autre solution, au besoin par des pressions exercées sur les banques commerciales, les Instituts d’émission et le FMI, que la création de nouveaux moyens de paiement permettant aux débiteurs et aux spéculateurs de faire face au paiement des amortissements et des intérêts de leurs dettes, en alourdissant encore par là même cette charge pour l’avenir.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Au centre de toutes les difficultés rencontrées, on trouve toujours, sous une forme ou une autre, le rôle néfaste joué par le système actuel du crédit et la spéculation massive qu’il permet. Tant qu’on ne réformera pas fondamentalement le cadre institutionnel dans lequel il joue, on rencontrera toujours, avec des modalités différentes suivant les circonstances, les mêmes difficultés majeures. Toutes les grandes crises du XIXème et du XXème siècle ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Particulièrement significative est l’absence totale de toute remise en cause du fondement même du système de crédit tel qu’il fonctionne actuellement, savoir la création de monnaie ex nihilo par le système bancaire et la pratique généralisée de financements longs avec des fonds empruntés à court terme.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En fait, sans aucune exagération, le mécanisme actuel de la création de monnaie par le crédit est certainement le &quot;cancer&quot; qui ronge irrémédiablement les économies de marchés de propriété privée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;L’effondrement de la doctrine laissez-fairiste mondialiste&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis deux décennies, une nouvelle doctrine s’était peu à peu imposée, la doctrine du libre échange mondialiste, impliquant la disparition de tout obstacle aux libres mouvements des marchandises, des services et des capitaux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Suivant cette doctrine, la disparition de tous les obstacles à ces mouvements serait une condition à la fois nécessaire et suffisante d’une allocation optimale des ressources à l’échelle mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tous les pays et, dans chaque pays, tous les groupes sociaux verraient leur situation améliorée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le marché, et le marché seul, était considéré comme pouvant conduire à un équilibre stable, d’autant plus efficace qu’il pouvait fonctionner à l’échelle mondiale. En toutes circonstances, il convenait de se soumettre à sa discipline.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les partisans de cette doctrine, de ce nouvel intégrisme, étaient devenus aussi dogmatiques que les partisans du communisme avant son effondrement définitif avec la chute du Mur de Berlin en 1989. Pour eux, l’application de cette doctrine libre-échangiste mondialiste s’imposait à tous les pays et, si des difficultés se présentaient dans cette application, elles ne pouvaient être que temporaires et transitoires.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour tous les pays en voie de développement, leur ouverture totale vis-à-vis de l’extérieur était une condition nécessaire et la preuve en était donnée, disait-on, par les progrès extrêmement rapides des pays émergents du Sud-Est asiatique. Là se trouvait, répétait-on constamment, un pôle de croissance majeur pour tous les pays occidentaux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour les pays développés, la suppression de toutes les barrières tarifaires ou autres était une condition de leur croissance, comme le montraient décisivement les succès incontestables des tigres asiatiques, et, répétait-on encore, l’Occident n’avait qu’à suivre leur exemple pour connaître une croissance sans précédent et un plein-emploi [5]. Tout particulièrement la Russie et les pays ex-communistes de l’Est, les pays asiatiques et la Chine en premier lieu, constituaient des pôles de croissance majeurs qui offraient à l’Occident des possibilités sans précédent de développement et de richesse.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Telle était fondamentalement la doctrine de portée universelle qui s’était peu à peu imposée au monde et qui avait été considérée comme ouvrant un nouvel âge d’or à l’aube du XXIeme siècle.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette doctrine a constitué le credo indiscuté de toutes les grandes organisations internationales ces deux dernières décennies, qu’il s’agisse de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de l’Organisation mondiale du commerce, de l’Organisation de coopération et de développement économiques, ou de l’Organisation de Bruxelles.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Toutes ces certitudes ont fini par être balayées par la crise profonde qui s’est développée à partir de 1997 dans l’Asie du Sud-Est, puis dans l’Amérique latine, pour culminer en Russie en août 1998 et atteindre les établissements bancaires et les Bourses américaines et européennes en septembre 1998.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette crise a entraîné partout, tout particulièrement en Asie et en Russie, un chômage massif et des difficultés sociales majeures. Partout les credo de la doctrine du libre-échange mondialiste ont été remis en cause. Deux facteurs majeurs ont joué un rôle décisif dans cette crise mondiale d’une ampleur sans précédent après la crise de 1929 :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;– l’instabilité potentielle du système financier et monétaire mondial ;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;– la mondialisation de l’économie à la fois sur le plan monétaire et sur le plan réel [6].&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En fait, ce qui devait arriver est arrivé. L’économie mondiale, qui était dépourvue de tout système réel de régulation et qui s’était développée dans un cadre anarchique, ne pouvait qu’aboutir tôt ou tard à des difficultés majeures.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La doctrine régnante avait totalement méconnu une donnée essentielle : une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’est possible, elle n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés, et de développement économique et social comparable.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En fait, le nouvel ordre mondial, ou le prétendu ordre mondial, s’est effondré et il ne pouvait que s’effondrer. L’évidence des faits a fini par l’emporter sur les incantations doctrinales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice Allais&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Extraits de « &lt;em&gt;La crise mondiale&lt;/em&gt; &lt;em&gt;d’aujourd’hui&lt;/em&gt; », paru en 1999..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Notes :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;[1] Je rappelle que mon analyse ne porte ici que sur la période juin 1997-octobre 1998. La rédaction de ce chapitre s’est achevée le 1er novembre 1998.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;[2] L’échec de l’économie soviétique n’était que trop prévisible. Le passage brutal, suivant les conseils d’experts américains, à une économie de marchés de propriété privée après soixante-douze ans de collectivisme ne pouvait qu’échouer. Dans mon mémoire du 3 avril 1991, « La construction européenne et les pays de l’Est » dans le contexte d’aujourd’hui présenté au troisième symposium de la Construction, j’écrivais :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;« On ne saurait sans danger se dissimuler tous les risques qu’implique le passage, même graduel, à une économie de marchés de propriété privée : l’apparition pratiquement inévitable de nouveaux riches, la génération d ’inégalités criantes et peu justifiées que le marché ne pourra réellement réduire que lorsque la concurrence deviendra suffisante, des formes plus ou moins brutales de gestion des entreprises privées, le chômage, l’inflation, la dissolution des moeurs, etc. Ce sont là des risques majeurs à l’encontre desquels les Pays de l’Est doivent se prémunir.&lt;br /&gt; (...) Ce passage doit faire l’objet d’un Plan de décollectivisation. Il peut sembler paradoxal, au moins à première vue, que le libéral que je suis puisse préconiser une planification pour sortir de la planification collectiviste centralisée. Cependant, c’est là une nécessité éclatante. (...) »&lt;br /&gt; C’est là ce qu’il aurait fallu faire au lieu de la chienlit laisser-fairiste qui a été appliquée. Aujourd’hui encore, je suis convaincu que seule une planification pourrait sortir la Russie de la crise profonde où elle se trouve.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;[3] Ce n’est qu’à partir de la publication en 1911 de l’ouvrage fondamental d’Irving Fisher, « The purshasing power of money », qu’il a été pleinement reconnu que le mécanisme du crédit aboutit à une création de monnaie.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;[4] Comme les variations de la dépense globale dépendent à la fois de l’excès de la masse monétaire sur le volume global des encaisses désirées et des variations de la masse monétaire, le mécanisme du crédit a globalement un effet déstabilisateur puisqu’en temps d’expansion de la dépense globale la masse monétaire s’accroît alors que les encaisses désirées diminuent et qu’en temps de récession la masse monétaire décroît alors que les encaisses désirées s’accroissent.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;[5] Les taux de croissance élevés des tigres asiatiques étaient mal interprétés. En fait, pour l’essentiel, ils résultaient du fait que ce économies étaient en retard par rapport aux économies développées et qu’une économie se développe d’autant plus vite qu’elle est en retard. Sur la démonstration de cette proposition tout à fait essentielle, voir mon ouvrage de 1974 « L’inflation française et la croissance. Mythologie et réalité », chapitre II, p. 40-45.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;[6] Voir mon ouvrage, « Combats pour l’Europe », 1994, Éditions Juglar&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voir:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Europe: Maurice Allais dénonce un aveuglement suicidaire (polemia.com/article.php?id=1650)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Les chemins de la puissance&quot; (polemia.com/article.php?id=1520)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les libéraux contre l'immigration de masse ((polemia.com/article.php?id=642)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maurice Allais&lt;/p&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>AREVA, la non-qualit&amp;eacute; au rendez-vous de l&amp;rsquo;EPR !</title>
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<summary>    Chantier du réacteur EPR  d’AREVA  à  OLKILUOTO  : 3 ans de retard – 50%...</summary>
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&lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Chantier du réacteur EPR &lt;strong&gt;d’AREVA&lt;/strong&gt; à &lt;strong&gt;OLKILUOTO&lt;/strong&gt; : 3 ans de retard – 50% de surcoût par rapport au budget initial. Le communiqué de GREENPEACE :&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;h3&gt;Nouvelles révélations: le fiasco de l’EPR finlandais se confirme.&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://energie-climat.greenpeace.fr/nouvelles-revelations-le-fiasco-de-lepr-finlandais-se-confirme&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://energie-climat.greenpeace.fr/nouvelles-revelations-le-fiasco-de-lepr-finlandais-se-confirme&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paris, le 07 mai 2009&lt;/strong&gt; - &lt;strong&gt;Greenpeace&lt;/strong&gt; vient de demander en Finlande, l’annulation du permis de construire de l’EPR, actuellement en construction sur le site d’&lt;strong&gt;OLKILUOTO&lt;/strong&gt; dans ce pays. &lt;strong&gt;Ce recours fait suite à la révélation d’une lettre de l’autorité de Sûreté et de Contrôle, STUK, adressée à AREVA lors d’une émission de la télévision finlandaise&lt;/strong&gt;. Celle-ci fait état de graves problèmes, ainsi que d’un manque de «réels progrès» dans la conception, notamment des systèmes électroniques de contrôle de sécurité. « &lt;i&gt;Cela signifie que la construction va s’arrêter et qu’il n’est pas possible de commencer les essais&lt;/i&gt; », déclare dans cette lettre &lt;strong&gt;Jukka Laaksonen&lt;/strong&gt; Directeur général de &lt;strong&gt;STUK&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les systèmes de contrôle sont pourtant une des composantes les plus essentielles d’une centrale nucléaires, pour assurer la sécurité du réacteur. Or, le respect de la réglementation en matière de conception des systèmes de contrôles électroniques faisait partie des conditions posées par l’autorité de régulation finlandaise, avant l’attribution du permis de construire, accordé en 2005. Aujourd’hui ces conditions ne sont plus remplies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Greenpeace&lt;/strong&gt; avait déjà tiré la sonnette d’alarme, dès 2005, car la conception du prototype apparaissait insuffisante et parce qu’&lt;strong&gt;AREVA&lt;/strong&gt; ne garantissait pas un respect de la réglementation sur le nucléaire. Dans la lettre, envoyée à &lt;strong&gt;la directrice d’&lt;/strong&gt;AREVA, &lt;strong&gt;Anne Lauvergeon&lt;/strong&gt;, en &lt;strong&gt;Décembre 2008&lt;/strong&gt;, la &lt;strong&gt;STUK&lt;/strong&gt; déplore un sérieux manque de professionnalisme dans la construction du réacteur &lt;strong&gt;OLKILUOTO&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;3,&lt;/strong&gt; et fait valoir que « &lt;i&gt;l’attitude ou le manque de connaissances professionnelles&lt;/i&gt; » d’&lt;strong&gt;AREVA&lt;/strong&gt; empêche tout progrès dans la résolution des erreurs et malfaçons. Selon la lettre, &lt;strong&gt;STUK&lt;/strong&gt; est toujours dans l’attente qu’&lt;strong&gt;AREVA&lt;/strong&gt; lui fournisse un « &lt;i&gt;modèle qui satisfasse les principes de base de la sécurité nucléaire&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces révélations sur le chantier du réacteur &lt;strong&gt;d’AREVA&lt;/strong&gt; à &lt;strong&gt;OLKILUOTO&lt;/strong&gt; ne sont que les dernières d’une longue série depuis quatre ans. A cause de malfaçons, de problèmes continus et du manque de sérieux d’&lt;strong&gt;AREVA&lt;/strong&gt;, le chantier accuse maintenant 3 ans de retard et une augmentation de plus de 50% de son coût initial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« &lt;i&gt;L’industrie se targuait de pouvoir construire un réacteur de type EPR rapidement et pour 3 milliards d’euros… Nous sommes loin des promesses de départ ! Et pourtant &lt;strong&gt;AREVA&lt;/strong&gt; et le gouvernement français s’entêtent et continuent de promettre des miracles grâce à ce programme nucléaire&lt;/i&gt; » déclare &lt;strong&gt;Laura Hameaux&lt;/strong&gt;, chargée des questions énergie à &lt;strong&gt;Greenpeace France.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« &lt;i&gt;C’est un coup dur porté à &lt;strong&gt;AREVA&lt;/strong&gt;, alors que le constructeur a fait de ce prototype une vitrine commerciale à l’international et présente l’EPR comme un projet sûr. Une fois encore, de graves problèmes sont découverts, les principales règles de sécurités ne sont pas respectées mais l’entreprise française reste muette. Cela devrait refroidir les pays qui envisageaient encore de construire des EPR sur leur territoire ! Ainsi, les acheteurs potentiels d’EPR devraient suivre l’exemple des producteurs d’électricités d’Afrique du Sud ou de ceux des USA qui ont décidé d’annuler les constructions d’EPR qu’ils avaient prévus&lt;/i&gt; », ajoute &lt;strong&gt;Laura Hameaux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, un réacteur de type EPR est actuellement en construction sur le site de &lt;strong&gt;FLAMANVILLE&lt;/strong&gt; , dans la &lt;strong&gt;MANCHE&lt;/strong&gt; et là aussi, le chantier cumule les problèmes.&lt;br /&gt; L’Autorité de Sureté Nucléaire (&lt;strong&gt;ASN&lt;/strong&gt;) a déjà ordonné &lt;strong&gt;l’arrêt du chantier à l’été 2008&lt;/strong&gt; -ce qui est exceptionnel dans l’histoire du nucléaire français-, pour des &lt;strong&gt;malfaçons dans la qualité du béton et du liner&lt;/strong&gt;, qui nécessitait un fort taux de réparation des soudures. Et le &lt;strong&gt;4 février 2009&lt;/strong&gt;, elle demandait à &lt;strong&gt;EDF&lt;/strong&gt; de « &lt;i&gt;présenter un plan pour améliorer significativement la qualité de leur réalisation et, dans l’attente de nette amélioration, &lt;strong&gt;de les contrôler à 100%&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face à ces irrégularités constantes, &lt;strong&gt;Greenpeace&lt;/strong&gt; demande l’arrêt immédiat du programme &lt;strong&gt;EPR&lt;/strong&gt; dans sa globalité, qu’il s’agisse de &lt;strong&gt;OLKILUOTO&lt;/strong&gt; 3, &lt;strong&gt;FLAMANVILLE&lt;/strong&gt; 3 ou du projet de &lt;strong&gt;PENLY&lt;/strong&gt;, annonçait le &lt;strong&gt;30 janvier dernier&lt;/strong&gt;, par le Président de la République. L’industrie ne peut plus continuer à présenter le nucléaire comme la solution à la crise énergétique et au changement climatique. Elle ne doit plus empêcher le développement des vraies solutions.&lt;/p&gt; 
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<title>Réalités de la Décroissance</title>
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<published>2009-04-30T00:47:00+02:00</published>
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<summary>  Si l'idée politique de décroissance est  dans le vent  mais  assez mal...</summary>
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&lt;p&gt;Si l'idée politique de décroissance est &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;“La croissance verte est un leurre”&quot; href=&quot;http://quefaire.hautetfort.com/archive/2009/04/14/t-eacute-l-eacute-rama-6-4-2009-philosophe-dominique-bourg-l.html&quot;&gt;dans le vent&lt;/a&gt; mais &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Penser autrement est dangereux&quot; href=&quot;http://blog.bahbycc.com/post/2009/04/30/Penser-autrement-est-dangereux&quot;&gt;assez mal vendue&lt;/a&gt;, elle pourrait servir en revanche à vendre un consensus technologique concocté entre autre en 1998 à l'école polytechnique de ZURICH qui a objectif la réduction d'un tiers de notre puissance énergétique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce concept porte le nom de &quot;Société 2000 watts&quot; voir le billet tout récent qui y renvoi &lt;a title=&quot;http://drgoulu.com/2009/05/02/pourquoi-seulement-2000-watts/&quot; href=&quot;http://drgoulu.com/2009/05/02/pourquoi-seulement-2000-watts/&quot;&gt;http://drgoulu.com/2009/05/02/pourq...&lt;/a&gt; et qui conclue :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;l n’y a qu’une seule justification à la société à 2000W : c’est l’aveu qu’on n’arrivera pas à réduire le coût des énergies renouvelables au niveau des énergies fossiles et nucléaires. On nous prépare donc à une hausse du prix de l’énergie (à vue de nez un un triplement) en tentant de nous convaincre que notre efficacité énergétique peut être améliorée d’un facteur 3 sans que notre niveau de vie n’en soit affecté&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un autre billet &lt;a title=&quot;http://drgoulu.com/2009/02/15/manicore/&quot; href=&quot;http://drgoulu.com/2009/02/15/manicore/&quot;&gt;http://drgoulu.com/2009/02/15/manic...&lt;/a&gt; renvoi sur ce billet 2001 de &lt;strong&gt;Jean-Marc JANCOVICI&lt;/strong&gt; sur les éoliennes &lt;a title=&quot;http://www.manicore.com/documentation/eolien.html&quot; href=&quot;http://www.manicore.com/documentation/eolien.html&quot;&gt;http://www.manicore.com/documentati...&lt;/a&gt; qui conclue aussi dans le sens d'un facteur 3 de réduction des puissances consommées :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Si la première priorité est de faire uniquement appel aux renouvelables pour notre consommation d'énergie, il est incontournable de diminuer au préalable notre consommation d'énergie d'un facteur deux à trois : aucune solution à base de renouvelables n'est dans les bons ordres de grandeur pour nous permettre un approvisionnement à notre niveau actuel, et il s'en faut de beaucoup.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;&lt;/p&gt; 
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<title>Le verre à moitier plein des techno-sciences</title>
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&lt;p&gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;a href=&quot;http://blogs.salon.com/0002007/2009/04/13.html#a2364&quot;&amp;gt;http://blogs.salon.com/0002007/2009/04/13.html#a2364&amp;lt;/a&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/p&gt; 
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<title>T&amp;eacute;l&amp;eacute;rama 6/4/2009 - Philosophe Dominique Bourg &amp;ldquo;La croissance verte est un leurre&amp;rdquo;</title>
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<summary>     Nous sommes dominés par l'idée qu'aussitôt que nous avons acquis le...</summary>
<content type="html" xml:base="http://quefaire.hautetfort.com/">
&lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes dominés par l'idée qu'aussitôt que nous avons acquis le contrôle d'un processus nous devons l'optimiser : Maximiser les gains, minimiser les coûts, intrinsèques, incapables d'imaginer les harmonies qui pourraient être amélioré en dehors !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;“&lt;strong&gt;Nos désirs sont des produits de l'imaginaire occidental, qui est précisément un imaginaire de la transgression des limites. Nous avons conçu l'invention des technologies comme un processus indéfini ; les lois de la physique comme ce qui nous permettait de faire reculer sans cesse les bornes de la nature.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous avons vu dans la morale une espèce de code qui pouvait être remis en cause; dans les canons esthétiques, des bornes qu'il convenait de dépasser. Nous avons même fini par transformer le corps, via le sport, en un terrain de transgression des limites.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fameux mythe de la croissance est l'expression la plus englobante de cet imaginaire de la transgression&lt;/strong&gt;.”&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/idees/la-croissance-verte-est-elle-un-leurre,41256.php#xtor=RSS-18&quot;&gt;http://www.telerama.fr/idees/la-croissance-verte-est-elle-un-leurre,41256.php#xtor=RSS-18&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Il faudrait être capable de s'interroger sur le cœur de notre civilisation et de notre modernité. Or nous en sommes très loin. Nous sommes la seule civilisation à avoir « naturalisé » le monde, pour reprendre le travail magistral de l'anthropologue Philippe Descola (2). Nous avons réduit le reste du monde à un stock de ressources naturelles et avons décidé que les autres êtres vivants n'avaient aucun accès à la pensée, au contrat moral, au sentiment... A cela, il faut ajouter la grande mutation individualiste. Nous ne percevons dans la nature que ce qui permet de satisfaire à l'infini, via le marché et les technologies, les désirs individuels. Or ces désirs sont des produits de l'imaginaire occidental, qui est précisément un imaginaire de la transgression des limites. Nous avons conçu l'invention des technologies comme un processus indéfini ; les lois de la physique comme ce qui nous permettait de faire reculer sans cesse les bornes de la nature. Nous avons vu dans la morale une espèce de code qui pouvait être remis en cause ; dans les canons esthétiques, des bornes qu'il convenait de dépasser. Nous avons même fini par transformer le corps, via le sport, en un terrain de transgression des limites. Le fameux mythe de la croissance est l'expression la plus englobante de cet imaginaire de la transgression. Or, c'est précisément cela que la crise écologique remet en cause. Et nous ne sommes toujours pas prêts à l'accepter.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philosophe Dominique Bourg&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise financière et économique sont utilisées en jouant sur la finitude des ressources ou des durées de vie finie pour tout processus pour démontrer que la croissance est absurde et plus généralement que notre logique de modèle de dépassement des limites est absurde. La croissance non liée à la démographie est absurde mais les crises ne démontrent qu’une chose : que les systèmes mis en place ont des lacunes de contrôle et de régulation et sont injustes !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;L'écologie est devenue le terrain des techniciens. N'est-ce pas un signe d'échec ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;La difficulté, c'est qu'on ne peut pas mettre à bas tous ces a priori culturels et spirituels. On ne peut les faire évoluer qu'avec des leviers indirects, à l'instar de la « contribution climat-énergie » (c'est-à-dire une surtaxe sur le carbone dont le fruit est arithmétiquement redistribué) que la Fondation Nicolas Hulot a proposée lors du Grenelle : elle permet d'introduire de la finitude dans la vie quotidienne des gens. J'y vois une manière de tirer le fil d'un tricot pour finir par le détricoter. Car le spirituel, ou le culturel, ne se transforment pas de front mais de biais, aussi bien par l'esprit que par des mesures très concrètes. N'oublions pas que l'écologie est un mouvement très récent. Dans les années 1970, elle était axée sur l'idée du bien-être, sur la recherche d'une société meilleure. Puis elle a été très naturaliste. Aujourd'hui, elle devient plus une affaire d'ingénieurs. C'est une étape de plus dans sa courte histoire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour vous qui êtes philosophe, ce n'est pas frustrant de n'en appeler qu'à des mesures technico-économiques ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; On ne change pas une civilisation avec des analyses. Ou alors cela met des siècles. Regardez combien de temps il nous a fallu pour changer notre regard sur le travail. Pendant toute l'Antiquité, le travail, c'est ce qui avilit. Au Ve siècle, saint Benoît décrète que le travail conduit à Dieu. C'est un changement radical ! Mais il faudra attendre Adam Smith, et surtout le XIXe siècle, pour qu'il structure effectivement la société. Or nous n'avons pas quatorze siècles devant nous !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La capacité de nos élites à voir ou à ne pas voir le problème est donc fondamentale. C'est LA grande leçon de Jared Diamond (3) : ce n'est jamais pour des raisons environnementales qu'une société s'effondre, c'est pour la façon dont elle y répond. Mais nos institutions sont-elles à même de répondre à ces questions ? Nous sommes toujours des héritiers de la philosophie du contrat : nos sociétés sont organisées de façon que chacun puisse maximiser sa production et sa consommation, nos représentants sont élus pour ça. Et ils n'ont pas été habitués à concilier le court et le long terme. Il faudrait proposer, comme je le fais avec un collègue américain, une chambre de représentants dévolue aux enjeux du long terme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous qu'il sera possible de retrouver une consommation « raisonnable », plus frugale, en évitant des crises violentes ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Nous sommes face à une situation potentiellement explosive, avec des Occidentaux habités par des fantasmes de satisfaction infinie des besoins, et des populations indiennes et chinoises dans lesquelles on a instillé ce rêve. Je suis convaincu que seuls un resserrement de l'éventail des salaires et un partage plus équitable des ressources peuvent nous permettre d'affronter ce nouveau monde avec le moins de violence possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me souviens d'une conférence de l'anthropologue Mary Douglas à Paris dans les années 1990, au cours de laquelle elle avait insisté sur notre besoin de nouveaux brahmanes. Comme elle, je suis convaincu que nous avons besoin d'une caste dirigeante à la de Gaulle, d'une élite anti-bling-bling capable d'affirmer, à l'inverse d'un Séguéla : je n'ai réussi ma vie que si j'arrive à ne pas fantasmer sur une Rolex ! On a besoin de ce qui ne se produit qu'exceptionnellement : rendre désirable la sobriété... bref, un changement culturel et spirituel profond. Sans cela, on ne passera pas de l'illimité au limité&lt;/p&gt; &lt;h6&gt;Propos recueillis par Weronika Zarachowicz&lt;/h6&gt; &lt;h6&gt;Télérama n° 3090&lt;/h6&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Entrée en vigueur en janvier 2009, cette « loi pour la promotion de l'économie circulaire » vise à inventer, à l'échelle du pays, une économie « zéro déchets » fondée sur les 3 R (réduire l'usage, recycler, réutiliser).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(2) Lire Philippe Descola,&lt;/i&gt; &lt;em&gt;“Par-delà nature et culture”,&lt;/em&gt; &lt;i&gt;éd. Gallimard, 2005.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(3) Lire Jared Diamond, “&lt;/i&gt;&lt;em&gt;Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie”,&lt;/em&gt; &lt;i&gt;éd. Gallimard, 2006.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Rendez-vous&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La Semaine du développement durable a lieu du 1er au 7 avril,&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;avec comme thème cette année : «&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;strong&gt;La consommation durable&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;».&lt;br /&gt; Pour en savoir plus : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.semaine%20dudeveloppement%20durable.gouv.fr&quot; title=&quot;Semaine du développement durable&quot;&gt;www.semaine dudeveloppement durable.gouv.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Les OGM face aux nouveaux paradigmes de la biologie</title>
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<updated>2009-06-08T01:07:53+02:00</updated>
<published>2009-02-27T01:13:00+01:00</published>
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<summary>  Grandeur et misères de la Science      La Décroissance , mai 2009   En...</summary>
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&lt;h2&gt;Grandeur et misères de la Science&lt;/h2&gt; &lt;div class=&quot;post-content&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;La Décroissance&lt;/em&gt;, mai 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En février 2009 s’est tenu, dans les locaux de l’INRA(institut national de la recherche agronomique) à Paris, un colloque intitulé «&amp;nbsp;les OGM face aux nouveaux paradigmes de la biologie ». Sous ce titre savant, c’était l’occasion d’entendre les experts faire le point des connaissances (et des ignorances) sur la structure et le fonctionnement du génome des êtres vivants.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Des généticiens ont expliqué que la moitié du génome (46% chez l’homme) est composée d’ «&amp;nbsp;éléments transposables » qui se déplacent, se multiplient et modifient le fonctionnement des gènes. Les gènes eux-mêmes apparaissent fréquemment dupliqués (35% chez l’homme) et les différents exemplaires d’un même gène ne fonctionnent pas de façon identique… Les manipulations cellulaires nécessaires pour réaliser la transgenèse (fabrication des OGM) induisent davantage de perturbations que le transgène (gène introduit de force dans l’organisme) lui-même, lequel est souvent contrôlé ou même modifié par des facteurs génétiques ou de l’environnement… Il faut aussi compter avec les «&amp;nbsp;petits ARN »(connus depuis quelques années seulement) qui contrôlent la stabilité du génome et s’activent en réponse à des stress variés&amp;nbsp;: par l’«&amp;nbsp;interférence de l’ARN » les petits ARN régulent ou dégradent les ARN «&amp;nbsp;conventionnels », ceux qui permettent l’expression de l’ADN… En bref, on découvre un génome de plus en plus complexe, instable, soumis à des influences diverses, et dont la connaissance, toujours à venir, relèverait désormais d’un projet interdisciplinaire (biologie systémique) «&amp;nbsp;pour déchiffrer la complexité de la cellule et de l’organisme vivants ». Pourquoi donc les généticiens étaient-ils les seuls à ne pas avoir compris ça plus tôt , obnubilés qu’ils étaient par la maîtrise d’un programme supposé inscrit dans l’ADN considéré comme «le livre de la vie »?...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D’autres experts sont intervenus sur les plantes transgéniques (PGM). Alors que les politiques européennes vont promulguer des règles pour la «&amp;nbsp;co-existence » des PGM avec les autres plantes (en fonction d’un niveau arbitraire de contamination inévitable de toutes les cultures, même bio), l’état de la science fait douter de l’efficacité de telles règles puisqu’on ne sait pas même évaluer les flux des gènes entre végétaux… Quant aux toxicologues, ils ont avoué qu’on ne sait pas mesurer non plus le risque sanitaire des PGM (effets sur le consommateur animal ou humain)… tandis que l’expert en statistiques est venu parachever l’état du progrès en pointant «&amp;nbsp;les faiblesses méthodologiques qui rendent discutables tous les résultats présentés ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que conclure des avancées de la science&amp;nbsp;? Comme il était déjà évident (voir Le vélo, le mur et le citoyen. Que reste t-il de la science&amp;nbsp;? Ed Belin, 2007) on ne maîtrise pas le génome , ni les effets de la transgenèse, ni la dissémination des transgènes, ni l’évaluation des PGM… Alors, quelle urgence y aurait-il pour disséminer ces PGM, lesquelles ne procurent aucun avantage aux consommateurs&amp;nbsp;? Et comment prétendre que les opposants à cette dissémination seraient des «&amp;nbsp;obscurantistes » ?...Pourtant, il n’y a nulle rumeur d’autocritique et le Génopole lance pour la fin de 2009 un colloque sur «&amp;nbsp;Progrès, innovation et société, défiance ou confiance&amp;nbsp;? » dont l’annonce fustige encore «&amp;nbsp;les lobbies des opposants » aux PGM…&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Discours d'investiture de Barack OBAMA traduit par l'AFP</title>
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<updated>2009-05-23T00:17:28+02:00</updated>
<published>2009-01-23T12:03:00+01:00</published>
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<summary>  Chers compatriotes   Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un...</summary>
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&lt;p&gt;Chers compatriotes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix. Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh (Vietnam, ndlr).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Où que nous regardions, il y a du travail. L'état de l'économie réclame des gestes audacieux et rapides. Et nous agirons - non seulement pour créer de nouveaux emplois mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance. Nous allons construire les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui alimentent notre commerce et nous unissent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n'est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent - non par charité mais parce que c'est la meilleure voie vers le bien commun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejettons l'idée qu'il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l'Homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonnant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent (au cimetière national) à Arlington nous murmurent à travers les âges.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous les honorons non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une disponibilité à trouver une signification dans quelque chose qui est plus grand qu'eux. Et à ce moment, ce moment qui définira une génération, c'est précisément leur esprit qui doit tous nous habiter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, c'est en définitive de la foi et la détermination des Américains que ce pays dépend. C'est la bonté d'accueillir un inconnu lorsque cèdent les digues, le désintéressement d'ouvriers qui préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de traverser nos heures les plus sombres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est le courage d'un pompier prêt à remonter une cage d'escalier enfumée, mais aussi la disponibilité d'un parent à nourrir un enfant, qui décide en définitive de notre destin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les défis face à nous sont peut-être nouveaux. Les outils avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais les valeurs dont notre succès dépend, le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité, une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à contrecoeur mais saisissons avec joie, avec la certitude qu'il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'esprit et qui définisse notre caractère, que de nous donner tout entier à une tâche difficile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc marquons ce jour du souvenir, de ce que nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. Aux temps de la naissance des Etats-Unis, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes s'est blotti autour de feux de camp mourants, au bord d'une rivière glacée. La capitale fut abandonnée. L'ennemi progressait. La neige était tachée de sang. Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le père de notre nation (George Washington, nldr) a donné l'ordre que ces mots soient lus:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Qu'il soit dit au monde du futur, qu'au milieu de l'hiver, quand seul l'espoir et la vertu pouvaient survivre, que la ville et le pays, face à un danger commun, (y) ont répondu&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;O Etats-Unis. Face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, rappelons-nous ces mots éternels. Avec espoir et courage, bravons une fois de plus les courants glacés, et supportons les tempêtes qui peuvent arriver. Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures.&quot;&lt;/p&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>LE MONDE 12.01.09 : Bernard Madoff n'ira pas en prison</title>
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<updated>2009-05-23T00:18:27+02:00</updated>
<published>2009-01-13T08:52:00+01:00</published>
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<category term="escroquerie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
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&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; Le juge fédéral &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/b0ea/ronald-ellis.html&quot;&gt;Ronald Ellis&lt;/a&gt; a rejeté, lundi 12 janvier, la demande du parquet d'incarcération du financier &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/e340/bernard-madoff.html&quot;&gt;Bernard Madoff&lt;/a&gt;, soupçonné d'avoir conçu une escroquerie monumentale. Il a cependant renforcé les termes de son assignation à résidence. Le juge a ordonné un inventaire détaillé des objets de valeur détenus par M. Madoff et lui a interdit tout transfert d'actifs, selon le &lt;a href=&quot;http://www1.nysd.uscourts.gov/cases/show.php?db=special&amp;amp;id=90&quot;&gt;texte&lt;/a&gt; de la décision, publié sur le site Internet du tribunal fédéral de &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/ee94/new-york.html&quot;&gt;New York&lt;/a&gt;. Le parquet avait demandé son incarcération, estimant que le financier avait contrevenu aux conditions de sa liberté sous caution en faisant parvenir des bijoux à des proches. &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://pubs.lemonde.fr/RealMedia/ads/click_lx.ads/BUSINESS-LEMONDE/articles_eco_crise/exclu/200170307/Frame1/OasDefault/mia_autopromos_edabo_lientexte/8_heures.html/35326565663762343439366334336530?2009.01.13.07.34.15&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://pubs.lemonde.fr/RealMedia/ads/click_lx.ads/BUSINESS-LEMONDE/articles_eco_crise/exclu/200170307/Frame1/OasDefault/mia_autopromos_edabo_lientexte/8_heures.html/35326565663762343439366334336530?2009.01.13.07.34.15&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le même sujet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ENTRETIEN &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/01/12/william-donaldson-ce-n-est-pas-en-epluchant-des-livres-de-comptes-fictifs-que-la-sec-pouvait-comprendre-la-fraude_1140720_1101386.html#ens_id=1131042&quot;&gt;William Donaldson : &quot;Ce n'est pas en épluchant des livres de comptes fictifs que la SEC pouvait comprendre la fraude&quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LES FAITS &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/01/09/bernard-madoff-s-appretait-a-envoyer-des-millions-de-dollars-par-la-poste_1139726_3234.html#ens_id=1131042&quot;&gt;Bernard Madoff s'apprêtait à envoyer des millions de dollars par la poste&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;BLOG &lt;a href=&quot;http://finance.blog.lemonde.fr/2008/12/25/madoff-ou-est-passe-l%e2%80%99argent-2/&quot;&gt;Affaire Madoff : où est passé l'argent ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CHAT &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3234,55-1132434@51-1131042,0.html&quot;&gt;Où sont passés les dollars de Madoff ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;INFOGRAPHIE &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/economie/infographie/2008/12/17/le-circuit-frauduleux-mis-en-place-par-bernard-madoff_1132003_3234.html#ens_id=1131042&quot;&gt;Le circuit frauduleux mis en place par Bernard Madoff&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/archive/1,0-0,50-1138796@45-20090107,0.html&quot;&gt;Edition abonnés Archive : Les élus américains demandent à ce que &quot;des têtes tombent&quot; à la SEC dans l'affaire Madoff&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, en Europe, l'affaire se politise. Devant &lt;strong&gt;l'ampleur des pertes affectant des épargnants français – 500 millions d'euros environ&lt;/strong&gt; –, la ministre de l'économie, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/ef79/christine-lagarde.html&quot;&gt;Christine Lagarde&lt;/a&gt;, veut inscrire ce dossier à l'ordre du jour d'une prochaine réunion des ministres des finances européens. &lt;strong&gt;La question est de savoir si un épargnant français ou anglais qui investit en Irlande ou au Luxembourg est protégé de la même manière que dans son pays de résidence&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Lagarde&lt;/strong&gt; souhaite interroger ses homologues sur leur compréhension des &lt;strong&gt;obligations des banques envers les clients dont elles ont collecté l'épargne&lt;/strong&gt;. Une directive européenne oblige ces établissements dits &quot;&lt;strong&gt;dépositaires&lt;/strong&gt;&quot; à un devoir de suivi et de supervision des fonds même quand ils sont confiés à d'autres. Mais son interprétation ne semble pas faire l'unanimité. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;M&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Lagarde&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; prévoit aussi de saisir la Commission européenne de ce dossier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois fonds, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;LuxAlpha,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;LuxInvest&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Thema&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, ont été siphonnés par M. Madoff. Les deux premiers sont gérés par la &lt;strong&gt;banque suisse UBS au Luxembourg&lt;/strong&gt; et le troisième par la &lt;strong&gt;britannique HSBC en Irlande&lt;/strong&gt;. La &quot;&lt;em&gt;valeur nette d'inventaire&lt;/em&gt;&quot; &lt;strong&gt;de ces fonds est aujourd'hui égale à zéro&lt;/strong&gt;. Aujourd'hui, UBS et HSBC nient toute responsabilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'établissement britannique déclare sur son site Internet qu'il &lt;em&gt;&quot;ne croit pas que les techniques (custodial arrangements)&quot;&lt;/em&gt; qui ont permis à des particuliers d'investir chez M. Madoff &lt;em&gt;&quot;représentent un risque pour le groupe&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;UBS, de son côté, affirme qu'elle n'a jamais recommandé à personne d'investir chez M. Madoff. Elle a fourni une assistance technique à des clients qui avaient des demandes spécifiques. Un responsable de la communication confie : &lt;i&gt;&quot;Le&lt;/i&gt;&lt;i&gt;s gens riches dînent ensemble et se repassent les bons tuyaux. LuxAlpha, nous l'avons créé à la demande de clients qui voulaient du Mad&lt;/i&gt;&lt;i&gt;off.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;RÉSISTANCE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La résistance s'organise. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Isabelle Wekstein&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, avocate d'affaires, regroupe un ensemble de clients institutionnels et particuliers qui ont perdu 50 millions d'euros dans l'affaire. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Deminor&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui défend les minoritaires, gère les cas d'une trentaine d'investisseurs qui ont perdu 80 millions d'euros. En partenariat avec des avocats suisses et luxembourgeois, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;le cabinet&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/97cc/lecoq-vallon.html&quot;&gt;Lecoq Vallon&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&amp;amp; Associés&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; défend des personnes qui disposaient &lt;i&gt;&quot;d'une épargne conséquente&quot;&lt;/i&gt;, supérieure à la centaine de milliers d'euros, et qui ont perdu en proportion, jusqu'à 3 millions d'euros pour les plus malchanceux. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ces clients avaient investi dans de l'assurance-vie ou confié leur argent à des sociétés de gestion&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;i&gt;&quot;Nous préparons des assignations en justice, sans cette pression-là, les établissements financiers n'indemniseront pas !&quot;&lt;/i&gt;, déclare &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/b90f/helene-feron-poloni.html&quot;&gt;Hélène Féron-Poloni&lt;/a&gt;, associée du cabinet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les stratégies juridiques varient mais se focalisent toutes autour de la transparence du marché des capitaux européens et des obligations des établissements financiers. &lt;i&gt;&quot;LuxAlpha et Thema jouissaient d'un passeport européen &quot;Ucits III&lt;/i&gt;&quot;, indique &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/6fe3/fabrice-remon.html&quot;&gt;Fabrice Rémon&lt;/a&gt;, patron de Déminor, &lt;i&gt;il s'agit d'u&lt;/i&gt;&lt;i&gt;ne norme qui garantit la sécurité des investissements partout dans l'Union européenne (UE).&quot;&lt;/i&gt; En réalité, le passeport européen soulève des questions d'interprétation qui n'ont pas encore été réglées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Colette Neuville, présidente de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;l'Association de défense des actionnaires minoritaires&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Adam&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;), paraît révoltée par le silence des institutions. &quot; &lt;i&gt;L'UE a institué la liberté de circulation des capitaux, des directives fixant les responsabilités des gestionnaires d'OPCVM ont été émises et ces directives ont ensuite été transposées dans le droit des Etats membres. En principe, il n'y a pas d'échappatoire : un investisseur de l'UE doit recevoir la même protection dans tous les Etats membres. Je suis stupéfaite que la Commission ne dise rien.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A &lt;strong&gt;Bruxelles&lt;/strong&gt;, le porte-parole de &lt;strong&gt;la direction chargée du marché intérieur se borne à affirmer que l'affaire Madoff relève&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&quot;d'une situation criminelle&quot;&lt;/i&gt; mais que seuls les &lt;i&gt;&quot;&lt;strong&gt;superviseurs irlandais et luxembourgeois sont concernés&lt;/strong&gt;&quot;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&quot;&lt;strong&gt;La Commission n'est pas un superviseur&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il, &lt;i&gt;&lt;strong&gt;elle analyse et réfléchit à une évolution de la réglementation&lt;/strong&gt;.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves Mamou et Anne Michel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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<name>Michel BOUCHET</name>
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<title>Pour une fin d'ann&amp;eacute;e 2008 dans la bonne humeur</title>
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<published>2008-12-27T21:52:00+01:00</published>
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<summary>  &amp;nbsp;    Roberto Alagna - Abballati - 2008...</summary>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: none; text-indent: 0px; border-collapse: separate; font: bold 18px arial; white-space: normal; letter-spacing: normal; color: #000000; word-spacing: 0px; -webkit-border-horizontal-spacing: 0px; -webkit-border-vertical-spacing: 0px; -webkit-text-decorations-in-effect: none; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0&quot;&gt;Roberto Alagna - Abballati - 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: none; text-indent: 0px; border-collapse: separate; font: bold 18px arial; white-space: normal; letter-spacing: normal; color: #000000; word-spacing: 0px; -webkit-border-horizontal-spacing: 0px; -webkit-border-vertical-spacing: 0px; -webkit-text-decorations-in-effect: none; -webkit-text-size-adjust: auto; -webkit-text-stroke-width: 0&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://asso.machiavelli.free.fr/Site_francais/CHANSONS/Partitions/abballati.pdf&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0066cc; font-size: x-small;&quot;&gt;http://asso.machiavelli.free.fr/Site_francais/CHANSONS/Partitions/abballati.pdf&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/nDb9OJXXtNo&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/nDb9OJXXtNo&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;Abballati (Tarentelle Sicile)&lt;/h1&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Din din din din din din din din din&lt;br /&gt; Din din din din din din din din din&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Abballati, abballati,&lt;br /&gt; fimmini schietti'e maritati&lt;br /&gt; e ce sun abballati bonu&lt;br /&gt; nun vi cant(u)&lt;br /&gt; nun vi son(u)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Abballati, abballati,&lt;br /&gt; fimmini schietti'e maritati&lt;br /&gt; e ce sun abballati bonu&lt;br /&gt; nun vi cant(u)&lt;br /&gt; nun vi son(u)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Dansez, dansez, femmes seules et mariées&lt;br /&gt; Et si vous ne dansez pas bien&lt;br /&gt; Je ne chante pas pour vous&lt;br /&gt; Et je ne joue plus pour vous&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;sciu, sciu, sciu&lt;br /&gt; quanti fimmini chi ci su&lt;br /&gt; sciu, sciu, sciu&lt;br /&gt; quanti uommini chi ci su&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ci'nne quattru scafazzati&lt;br /&gt; ni facemu cu li patati&lt;br /&gt; ci'nne quattru ammacattedi&lt;br /&gt; ni facemu cu li piseddi&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Abballati, abballati,&lt;br /&gt; uommini schietti'e maritati&lt;br /&gt; e ce sun abballati bonu&lt;br /&gt; nun vi cant(u)&lt;br /&gt; nun vi son(u)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Abballati, abballati,&lt;br /&gt; uommini schietti'e maritati&lt;br /&gt; e ce sun abballati bonu&lt;br /&gt; num vi cant(u)&lt;br /&gt; num vi sun(u)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;sciu, sciu, sciu&lt;br /&gt; fimmini schietti'e maritati&lt;br /&gt; sciu, sciu, sciu&lt;br /&gt; quanti uommini chi ci su&amp;lt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ci'nne quattru scafazzati&lt;br /&gt; ni facemu cu li patati&lt;br /&gt; ci'nne quattru ammacattedi&lt;br /&gt; ni facemu cu li piseddi&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Abballati, abballati,&lt;br /&gt; fimmini schietti'e maritati&lt;br /&gt; e c’e sun abballati bonu&lt;br /&gt; nun vi cant(u)&lt;br /&gt; nun vi son(u)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Abballati, abballati,&lt;br /&gt; fimmini schietti'e maritati&lt;br /&gt; e ce sun abballati bonu&lt;br /&gt; nun vi cant(u)&lt;br /&gt; nun vi son(u)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;sciu, sciu, sciu&lt;br /&gt; quanti fimmini chi ci su&lt;br /&gt; sciu, sciu, sciu&lt;br /&gt; quanti uommini chi ci su&lt;/p&gt; 
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