Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 04 novembre 2012

R2I : la Révolution Industrielle Informatique

http://nauges.googlepages.com/biofrance
http://www.revevol.eu

Wikio Mots clés : , ,

01/11/2012 - Cinquième partie : DSI (Direction des Systèmes Services d’Information)

Rappel des « chapitres » précédents :

(En anglais, DSI = CIO, Chief Information Officer)

La R2I, Révolution Industrielle Informatique est en marche et rien ne peut plus l’arrêter : infrastructures et usages industriels sont disponibles, des fournisseurs innovants proposent des solutions industrielles ; il ne reste plus qu’à faire profiter de cette R2I toutes les organisations, privées ou publiques, grandes ou petites !

Le nouveau rôle, passionnant, d’une DSI, c’est d’en faire bénéficier l’organisation où elle travaille, ses clients et ses collaborateurs en déployant (vous l’aviez deviné)... un Système d’Information Industriel.

Les nouveaux métiers d’une DSI industrielle

Infrastructures Cloud, usages en SaaS, ce sont d’excellentes nouvelles pour les entreprises, donc pour les DSI dont le métier principal est de fournir aux clients de l’entreprise et à ses collaborateurs un Système d’Information ergonomique, accessible en permanence, flexible, fiable et à faible coût.

IT as a Service
Ce schéma présente le contexte d’une DSI, gestionnaire d’un Système d’Information que je définis comme  : IT as a Service.

Quelques explications s’imposent :

- La DSI sert d’intermédiaire entre ses « clients » et les solutions qu’elle propose. Elle s’organise en quatre équipes principales, pour ses activités métiers :

  • Infrastructures
  • Usages transverses
  • Usages métiers
  • Informatique flexible

Structure DSI Industrielle- Pour les clients, ce sont des « services » et ils vont juger la qualité des services, pas « comment » ils sont fournis. Clouds publics, communautaires ou privés, ils ne se posent même pas la question.

- L’équipe « infrastructures » a la responsabilité de définir quels seront les serveurs, réseaux et postes de travail qui permettent de fournir et utiliser les services proposés. Les choix d’infrastructures (tous les nouveaux usages par navigateur, HTML5...)s’imposent maintenant aux fournisseurs de services applicatifs.

- L’équipe « usages transverses » (Participatique et fonctions support) recherche en permanence les meilleures applications disponibles, les options SaaS étant toujours privilégiées. Elle fait son « marché » parmi les éditeurs de solutions, en n’hésitant pas à privilégier les offres « best of breed » au détriment des solutions intégrées.

- L’équipe « usages métiers » se concentre sur les 3 à 5 processus cœur métiers clefs qui font que Total n’est pas la BNP ou Axa le groupe Bouygues. La construction industrielle, sur mesure, d’applications métiers spécifiques est souvent la meilleure réponse !

- Toutes les réponses aux spécificités d’une entreprise ne se trouvent pas sur étagère. C’est là qu’intervient « l’équipe informatique flexible », décisionnel et BPM (Business Process Modeling), bien évidemment en mode SaaS, pour construire sur mesure, et vite, les réponses aux très nombreuses demandes des métiers pour des processus simples.

- Dans ce monde « IT as a Service », l’une des nouvelles fonctions les plus importantes, les plus nobles devient celle d’agrégateur de solutions. Elle peut être réalisée en interne ou par de nouvelles générations de sociétés de services qui remplacent les anciens « intégrateurs ».

Voilà un beau programme de transformation des modes de fonctionnement et d’organisation d’une DSI industrielle ; le chemin est tout tracé pour les actions à démarrer en 2013 !

Il reste un volet fondamental, les liens avec... les clients de la DSI.

Un Système d’Information au service des clients... internes

Les dimensions marketing et commerciale font trop rarement partie des compétences d’une DSI ; c’est pour cela que je propose la création d’une équipe « relation clients » au sein de la DSI.

Dans ce monde R2I, où une majorité de solutions sont opérationnelles et prêtes à l’emploi, cette fonction est encore plus essentielle qu’auparavant.

Si la majorité des responsables informatiques ignorent encore trop souvent la richesse et la variété des solutions Cloud/SaaS existantes, cette non-connaissance est encore plus forte du coté des « clients internes », des directions métiers. La DSI doit donc aller vers eux, vendre ces nouvelles approches, faire le marketing des solutions SaaS existantes...

Les modes anciens de fonctionnement, cahier des charges, appel d’offres, maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre sont... devenus obsolètes

Scandale des scandales, ce sont les outils et les solutions existantes qui prennent le pouvoir et non plus les « besoins ».

Encore une fois, l’exemple de l’industrie l’automobile est utile pour comprendre cette nouvelle démarche R2I. Le salon de l’automobile 2012 de Paris vient de fermer ses portes avec environ 2 millions de visiteurs et des milliers de « solutions voitures » présentées. Rares sont les visiteurs qui sont allés sur les stands de Renault, Mercedes ou Ferrari avec un « cahier des charges » pour demander qu’on leur construise la voiture qui correspond à leurs attentes !

Une DSI moderne doit, progressivement, suivre une démarche similaire :

  • Organiser périodiquement en interne des « salons solutions ».
  • Faire venir ses « prospects » sur ces salons pour qu’ils puissent choisir les outils qui s’adaptent raisonnablement bien à leurs attentes.
  • Planifier des démonstrations d’usages professionnels avec les nouveaux objets d’accès « autorisés », smartphones, tablettes, PC portables, Chromebooks...
  • Montrer quelques réalisations récentes en SaaS, BI et BPM pour donner envie à d’autres directions métiers d’aller dans la même direction. Ces réalisations peuvent venir de l’interne ou d’autres entreprises.

Cette démarche s’applique rarement aux applications « cœur métiers ». Dans ce cas, une approche projet, avec des équipes venant des métiers, travaillant avec des professionnels de la DSI qui maîtrisent les outils de construction d’applications sur mesure (en mode Web-HTML5) s’impose.

Un Système d’Information au service des clients... externes

Répondre efficacement aux attentes de ses clients internes, c’est bien, mais cela ne doit pas faire oublier que la priorité absolue reste... les clients externes, qui achètent les produits et services de nos entreprises. De plus en plus de clients utilisent le Web et internet pour dialoguer ou commercer avec les entreprises.

Business as an IT service
Sur ce schéma :

- IT as a Service représente l’IT interne, définie précédemment avec ses usages métiers et tous les composants transverses, génériques.

- Business as IT Services : vu par les clients externes, ce sont toutes les interactions possibles avec l’entreprise, pour commander des produits ou des services, dialoguer avec des collaborateurs, répondre à des enquêtes...

- Infrastructures as a Service : toutes les interactions numériques entre les clients et l’entreprise se font sur la base des standards Internet. Ce point est fondamental : tout le monde comprend que les clients externes vont se servir d’objets, mobiles à 80 %; pour accéder par navigateur aux services proposés par les entreprises ; il ne viendrait plus à l’idée de personne d’imposer des choix d’OS ou de navigateurs aux clients externes. Le même raisonnement s’applique aussi aux ... clients internes !

3270 screenIl y a de moins en moins de raison pour que les clients internes de l’entreprise soient« punis » en étant obligés d’accéder au SI par des applications archaïques, moches, non ergonomiques et qui leurs imposent des choix réduits d’outils d’accès.

Les choix d’infrastructures modernes, navigateurs, HTML5... s’imposent aux entreprises pour répondre aux exigences de leurs clients externes ; autant en profiter pour que ces mêmes choix techniques soient faits pour les applications destinées aux clients internes.

Les challenges « non techniques » d’une DSI industrielle

Les challenges que doit affronter une DSI ne sont plus :

  • Techniques : les infrastructures Cloud, les solutions SaaS fonctionnent très bien.
  • Financiers : les infrastructures Cloud, les solutions SaaS réduisent rapidement et fortement les coûts du Système d’information.

Restent par contre de nombreux challenges majeurs :

- Gérer la réduction des budgets de la DSI : si le pouvoir d’une DSI se mesure encore au nombre de serveurs, d’informaticiens dans les équipes ou de millions dans les budgets, il ne faudra pas s’étonner que les résistances internes à une migration vers des solutions industrielles soient fortes.

- Le refus de voir l’importance des changements qui s’annoncent, faire l’autruche, pour ne pas affronter les changements qui s’imposent.

- Ne pas s’appuyer sur les alibis traditionnels de la « néphophobie », sécurité, confidentialité des données, difficultés de travailler « off-line »... pour bloquer les innovations nécessaires.

- Ouvrir son Système d’Information au maximum, et ne fermer que ce qui est vraiment indispensable. Toute la politique de sécurité actuelle doit souvent être mise à plat, en abandonnant les utopies dangereuses d’une sécurité parfaite ou de la même sécurité pour tous les usages.

- Ne plus considérer les utilisateurs internes comme des dangers, des fraudeurs en puissance ou des pirates dangereux, leur faire confiance et s’appuyer sur leur intelligence pour déployer des applications plus simples et plus performantes.

- Se libérer, dès que possible, du joug de la Direction Financière dont dépend encore trop souvent la DSI. Une vision exclusivement « financière » d’un SI n’a plus beaucoup de sens aujourd’hui.

- Préparer immédiatement tous les collaborateurs de la DSI aux nouveaux métiers d’une DSI industrielle. C’est la priorité numéro un, car il n’y aura pas un seul métier historique de l’informatique qui ne sera pas impacté par cette R2I.

Résumé : DSI = Direction des Services d’Information

Dans DSI, je propose de remplacer le S, Systèmes, par le S, Services.

Une DSI industrielle se transforme en prestataire de « services », en majorité achetés, certains construits sur mesure.

DSI en 2015 : ce sera, plus que jamais, un métier passionnant, porteur d’innovation pour les entreprises et... plein d’avenir pour tous ceux et celles qui sauront s’adapter à ce monde informatique industriel.

Reste un point clef pour réussir : faire partager aux dirigeants de l’entreprise une même compréhension les potentiels de cette Révolution Industrielle Informatique.
Ce sera le thème du sixième et dernier texte de cette série.

Rédigé à 23:35 | Lien permanent

dimanche, 11 décembre 2011

Risque systémique du système financier

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/10/dans-le...

LEMONDE | 10.12.11 | 15h04   •  Mis à jour le 10.12.11 | 15h51

 

Dans les entrailles des cygnes noirs,
par Cédric Villani

[…] La France peut se féliciter d'avoir accueilli le jeune Rama Cont : vingt-cinq ans plus tard, c'est notamment grâce à lui qu'elle est à la pointe de la recherche en finance. Cont se passionne pour le risque systémique : le risque d'une catastrophe touchant tout le système financier. Il en va en finance comme dans la société : ce qui est bon pour l'individu n'est pas forcément bon pour le groupe.

"EPIDÉMIES FINANCIÈRES"

Ainsi la diversification systématique des portefeuilles, minimisant les risques individuels, accroît en revanche le risque systémique en créant de nouvelles interdépendances entre différents marchés.
Même les mécanismes de régulation, censés garantir les individus contre les investissements trop risqués, peuvent devenir de redoutables facteurs de déstabilisation collective, entraînant parfois dans une spirale infernale toutes les banques, qui, contaminées les unes après les autres, sont forcées de refuser le crédit aux individus ou aux Etats qui en ont le plus besoin.

Pour prévenir ces "épidémies financières", l'équipe de Cont  fait le pari d'analyser mathématiquement leurs mécanismes de contagion.
Dans la finance moderne s'affrontent des ordinateurs qui chaque seconde, selon des algorithmes secrets, échangent des milliers d'ordres d'achat et de vente aussitôt annulés, dans un gigantesque jeu collectif que seuls quelques-uns maîtrisent et que les régulateurs publics, faute de moyens, sont incapables de surveiller.
Un monde qui paraîtrait aux financiers de 1950 aussi étrange que la physique quantique a pu l'être aux physiciens de 1900 !

Lors du mystérieux "krach éclair" du 6 mai 2010, l'indice Dow Jones avait plongé de près de 10 % en quelques minutes, avant de revenir à la normale. Cette mini-catastrophe, aussi fascinante qu'effrayante, est l'un des phénomènes que Cont et ses élèves dissèquent pour concevoir des mécanismes afin de stabiliser le système.

Une taxe sur les échanges financiers ? L'idée, soutenue par de nombreux universitaires, est rejetée par beaucoup pour des raisons idéologiques. Mais que vaut l'idéologie face à une réflexion scientifique rationnelle ?


Mathématicien, professeur à l'université de Lyon-I, directeur de l'Institut Henri-Poincaré (CNRS/UPMC)

Médaille Fields 2010

Cédric Villani

00:06 Publié dans Finance, Informatisation, Techno-Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

dimanche, 05 juin 2011

Jean- Michel BILLAUT : Éloge du très haut débit

La France peut devenir le pivot de l'économie numérique mondiale ! n°2

Qu'amènerait une stratégie "sarkofibre", annoncée ubi et orbi comme Sarkozy saurait le faire ?

Voir mon post de dimanche dernier : la France pourrait devenir le pivot de l'économie numérique mondiale. Ce dernier a entraîné pas mal de discussions à la fois sur mon blog, et sur mon wall Facebook (et même sur Twitter..)... La plupart des commentaires sont positifs - heureusement ! -. Mais il y a quelques irréductibles gaulois qui trouvent que fibrer la France est une ineptie. Certains pensent toutefois que dans les villes.. ? Mais dans les campagnes !... Les bouseux, dont je fais partie, n'ont nul besoin de cela, disent-ils.. Et vous ne vous rendez pas compte du coût ? ..  A mon humble avis, ce sont les rats des champs qui en ont en le plus besoin, avec le recul des services publics qui va s'accentuer, là où il y a moins de monde... Remarquez qu'avant guerre, il y avait des zigotos qui ne voulaient pas de l'électricité, ni de gares de chemin de fer dans leur ville ... On ne se refait pas... Depuis Vercingétorix, y'a ceux qui sont contre ce qui est pour, et vice versa...

Mais revenons à nos moutons... Financement et création d'emplois du sarkofibre...

Comment kon finance le "Sarkofibre" ?

Une idée que vous trouverez certainement saugrenue, mais qui à mon avis demande à être fouillée..Si l'on remplace dans les fourreaux de France Telecom et sur ses 15 millions de poteaux, comme notre aimable autorité de tutelle vient de l'autoriser, si l'on remplace donc les fils de cuivre par des fibres optiques, aura-t-on encore besoin du cuivre ? A mon avis, pas besoin de 2 réseaux. Un seul suffit... Donc on peut retirer le cuivre, vu qu'avec la fibre on peut faire beaucoup mieux en matière de débit, et donc de services ... Et que va-t-on faire de ce cuivre ? Le jettera-t-on à la poubelle ? Que nenni...

Il y a environ 35 millions de lignes de cuivre en France, à la louche... Une ligne (une paire) a en moyenne en France une longueur de 2,5 à 3 kms entre le Noeud de Raccordement d'abonnés (NRA - 13.000 NRA environ sur le territoire) et l'abonné, en passant par le Sous-Répartiteur (SR - 130.000 environ, soit une dizaine de SR par NRA).

Pour la simplicité de la chose, supposons qu'un km de fil de cuivre de la ligne (la paire donc) - hors sa gaine - pèse 1 kg. Là aussi ne nous compliquons pas la vie... Car il y a plusieurs sections de fil de cuivre dans le réseau (du 4/10e, du 6/10e, du 8/10e). Et 2 fils de cuivre par ligne. A mon avis on ne doit pas être trop loin de la vérité avec cette hypothèse, probablement même en-dessous...

Les puristes, naturellement pourront nous faire un calcul plus exact. Merci en tout cas à David El Fassy d'Altitude Infrastructure, et à ceux, notamment Sébastien Massabuau, qui ont réfléchi au problème sur mon wall Facebook...

35 millions de lignes, 2,5 km par ligne, 1 kilo par km. Ce qui fait 87,5 millions de kms, et donc 87.500 tonnes de cuivre qui sont enfouis dans nos sous-sols, ou qui servent de perchoir aux hirondelles dans nos campagnes.. (merci de vérifier mes calculs.. n'ayant pas fait de Grandes Ecoles Gauloises, il arrive souvent que je me gourre).

Le cours du cuivre varie ces derniers jours autour de 7.000 € la tonne.

Soit une valeur estimée d'un peu plus d'un demi-milliard d'€ (612,5 millions). Certes, ce cours peut évoluer à la baisse, mais aussi à la hausse... Il est d'ailleurs en progression constante depuis 10 ans. Il peut donc encore augmenter vu les besoins de l'industrie dans les pays émergeants notamment. Le métal rouge est en effet très utilisé dans un grand nombre de secteurs d'activité, et sa demande est ultra-sensible à l'évolution de la conjoncture. Certains économistes l'utilisent d'ailleurs comme indicateur avancé de l'évolution conjoncturelle à venir..

Ce qui fait beaucoup de sous... Mais pas suffisant pour financer le fibrage du pays que j'estime en ce qui me concerne dans le cadre d'un "Sarkofibre" à 20 milliards d'€, peut-être moins.. L'Idate (des gens qui savent) avait fixé la chose il y a 3 ou 4 ans, à 45 milliards et encore pour une partie seulement du territoire.. L'Arcep elle, plus récemment estime que la chose ne dépasserait pas 25 à 30 milliards... Tout cela montre qu'il n'y a pas eu de réflexions sérieuses... On s'est enfumé avec des tas d'études diverses, des colloques avec des Ministres, des conférences avec des consultants spécialisés, etc...

Ce trésor rouge ne pourrait-il pas amorcer la pompe du sarkofibre, avec une mécanique financière ad hoc ? Coopérative locale de télécoms (voir mon précédent post), prêts bancaires, hypothèque sur le cuivre enfoui et pendouillant en l'air...

Pourquoi France Télécom, assis sur ce beau demi-millard d'euros, n'hypothèque-t-il pas ce trésor pour commencer à fibrer en grand le pays ? Avec un 1/2 milliard en hypothèque, il pourrait obenir un prêt d'un consortium bancaires d'une dizaine de millards. Compte tenu des arguties diverses autant que variées dans ce pays, France Telecom serait-il libre d'hypothéquer son trésor de guerre ? Qu'en pense les bons esprits ?

Mais au fait, tout ce cuivre appartient-il vraiment à France Telecom ? Peut-être faut-il distinguer le fourreau, de la ligne que l'on glisse dans le fourreau ? A qui appartiennent les fourreaux (et les poteaux) et à qui appartient le cuivre ?

Jospin 1er, notre bon roi, a obéi à son suzerain Bruque Xel XII... Qui voulait, allez savoir pourquoi, démonopoliser les infrastructures publiques. Il a démonopolise le réseau (fourreau-ligne-NRA..) ET les services rendus par France Telecom sur le dit réseau.. Et dire que chez nous c'est un Gouvernement de Gauche qui a fait cela..On croit rêver... Pas étonnant que la Droite s'en fout..

A part cela, si j'étais France Télécom, je ferais un test de ripage cuivre vers fibre... à Villiers-le-Mahieu (c'est là où j'habite - il paraîtrait que l'on y a volé le réseau téléphonique..).. En proposant aux 220 habitants la solution... En étudiant convenablement la chose, les travaux pourraient se faire en un mois... Bref, Villiers le Mahieu pourrait rester dans l'Histoire des Gaulois comme le nouveau Vélizy (pour les plus jeunes d'entre nous, je rappelle qu'en 1982 la DGT - l'ancien nom de France Telecom - avait testé le vidéotex dans cette petite ville de l'Ouest Parisien...).

Les grincheux me feront remarquer avec raison que la fibre a aussi un coût... Les spécialistes me disent que le km de fibre coûte moins de 1 €...

Bref, on peut mettre en place un "sarkofibre" si l'on veut... Le tout est de savoir si on le veut ...  Mais continuons si vous le voulez bien nos élucubrations dominicales...

Combien d'emplois kon créerait pour mettre en oeuvre le sarkofibre ?

Remplacer tout le cuivre par de la fibre sur 5 ans (c'est l'hypothèse de départ : voir mon post de la semaine dernière) ne va pas se faire par une opération du Saint Esprit... Il faudra former des "agents". 35 millions de lignes cuivre à remplacer par de la fibre... Reprenons si vous le voulez bien nos calculs idiots... Supposons que pour remplacer une seule ligne cuivre par une ligne fibre il faille 5 jours ouvrés à un "agent"... Il faudrait donc à cet agent 175 millions de jours ouvrés pour fibrer le pays. Quelque chose comme 795.000 ans, ce qui est pour l'instant incompatible avec l'OS biologique des Homo Sapiens, fût-il "agent de France Telecom".. Comme notre Président est un homme pressé, et veut voir son oeuvre avant la fin de son (2ème ?) mandat pour partir le coeur léger "en dolce vita", il nous faudrait environ 200.000 agents pour fibrer le territoire en 5 ans... N'hésitez pas naturellement à refaire les calculs avec vos hypothèses.. Ou me dire où je me suis trompé...

Naturellement il faut ajouter à cela, les emplois créés chez Acome, qui est le seul fabricant français de fibres qui nous reste.. Là, je suis un peu sec... Je ne sais pas trop combien de personnes qualifiées il faudrait pour fabriquer en 5 ans 35 millions de kilomètres fibres.. Voir plus, car certains veulent amener 4 fibres au logement du gaulois qui vit dans une mégapole... On se demande bien pourquoi.. Gabegie de la main invisible chére à notre Adam Smith ?

N'oublions pas non plus les emplois à créer pour fabriquer le hardware nécessaire (routeurs, etc) ... Certes, ces matos sont généralement fabriqués ailleurs... Mais notre Président, qui a tout compris, pourraient inciter les grands fournisseurs de matériels à les faire fabriquer en France..  Même si le coût salarial est plus élevé... On se souviendra que dans les temps anciens, Jean Louis Gassée, alors Directeur d'Apple France, avait organisé une réunion avec Steve Jobs et le grand chambellan mitterandien Fabius. Cela dans le cadre du Plan Informatique pour Tous.. Steve avait accepté d'installer une usine de fabrication de Mac en France, si le Mac était retenu dans ce Plan... On sait ce qu'il en est advenu.. L'intelligenstia gauloise a rué dans les brancards pour bouter Steve hors de France... Et on a fait le TO7... Mais Sarkozy est un type intelligent... Il ne va pas faire la même erreur...

Et alors, qu'est ce kon fait avec tout ce bazar ?

La première chose que notre Président pourrait faire lors de son discours inaugural devant les télés du monde entier, serait d'inciter toutes les entreprises mondiales ayant intérêt au trés haut débit pour leur business, de venir s'installer en France. Puisque nous serions le premier pays au Monde à le faire avec une stratégie très volontariste.. Nos braves têtes d'oeuf pourraient même concocter diverses mesures incitatives...Certes, certains pays asiatiques sont en train de se fibrer mais plutôt à petite vitesse. De plus, comme ils n'ont pas la même culture, on peut penser que les applications trés haut débit qu'ils pourraient mettre en oeuvre ne sortiraient pas de leur pays...

Et en France aussi, malgré ce que notre élite 1.0 pourrait croire, on pourrait nous-mêmes faire des choses tout a fait intéressantes... Vu que nos "digital natives" n'ont rien à envier à ceux d'ailleurs... Je les vois chaque jour devant ma webcam... Ils sont en train, consciemment ou non, d'adapter notre système économique sur la plateforme Internet... Ils sont en train de réformer la France... De fabriquer la France 2.0.

Comment et que pourrions nous faire dans ce cadre ?

A Dimanche prochain pour la suite de notre grand feuileton du sarkofibre... "La France doit devenir le pivot de l'économie nuémérique mondiale..." n°3...

PS... On a cru comprendre cette semaine qu'il y avait quelques réunions secrètes entre notre France Telecom et Google... L'objectif semble-t-il étant de réfléchir à la mise en oeuvre d'un réseau Internet à 2 vitesses, voire plus ... Mais si nous avions un réseau de télécommunications à 1G symétrique, aurions-nous besoin d'un réseau à 2 vitesses ? Par ailleurs, une alliance France Telecom et Google ne serait qu'un marché de dupe. Google va ouvrir le 1G gratuit à Kansas City... A mon avis, pour se faire la main à la fois sur la technique de mise en oeuvre, et à la fois sur les applications.. Et quand cela sera fait, Google sera tout a fait capable de fibrer les USA. Pour commencer.. Propriétaire d'un réseau à TRES haut débit, propriétaires d'applications nécessitant des tuyaux à fort débit (rien qu'avec youtube aujourd'hui...), out les opérateurs 1.0 ???

15:52 Publié dans Compétition, Informatisation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

mercredi, 09 février 2011

Budget IT de la Chine 1/5 de celui des USA

"Maitriser l'Informatisation" défend Michel VOLLE dans cet article http://michelvolle.blogspot.com/2011/01/maitriser-linform...
Barack Obama lui-même” – déclare-t-il – “dit que c'est l'informatisation qui a changé le monde, et non la finance ni la politique. Mais comme son propos manque de précision les conséquences pratiques qu'il convient d'en tirer n'apparaissent pas clairement (voir « L'ordre économique mondial a changé, selon Obama », Challenges, 27 janvier 2011).
Or c'est de précision que nous avons besoin pour agir de façon judicieuse dans un monde que l'informatisation a bouleversé. Pour voir la présentation en vidéo, cliquer sur Maîtriser l'informatisation - vidéo (dix minutes). Pour voir toutes les vidéos relatives à cet ouvrage, cliquer sur La France et ses multinationales - vidéos.”

L’article suivant du Monde du Cloud, montre toute l’importance que la Chine apporte à cette maîtrise de l’Informatisation à l’aurore de la “révolution 2.0 du Cloud”, et le dernier rappelle que la guerre technologique se fait avec l'outil informatique!

Le Monde du Cloud : « Cloud City » : La Chine construit une ville pour le cloud computing

Edition du 08/02/2011 - par Jean Elyan avec IDG NS

« Cloud City » : La Chine construit une ville pour le cloud computing

Avec le concours d'IBM, la Chine a mis en chantier dans la province de Hebei, une ville dédiée au cloud computing, laquelle comprendra des immeubles de bureau et un méga datacenter.

Ces investissements dans le domaine des technologies de l'information reflètent typiquement le genre de projets qui contribuent à la croissance à deux chiffres de ce pays. L'ensemble du complexe  de Hebei couvrira environ 2 millions de mètres carrés, le centre de calcul occupant à lui seul 200 000 mètres carrés, selon IBM, qui collabore avec une compagnie chinoise pour le construire.

Une croissance rapide, mais des investissements en deçà du niveau américain

 

L'ampleur de ce projet, annoncé le mois dernier, est à peu près équivalent à la taille du Pentagone, sauf que, dans le cas chinois, il est réparti sur plusieurs bâtiments regroupés dans un parc de bureaux et, d'après les plans, pourrait inclure certaines zones résidentielles. Il se peut aussi que l'approche très spécifique et unique vise à réunir sur un même lieu des datacenters et des développeurs. Ces grands projets, que ce soit la construction de superordinateurs ou des zones de bureaux tentaculaires destinées au développement de logiciels, suscitent à coup sûr beaucoup d'attention. Néanmoins, le niveau global de dépenses IT en Chine, bien qu'en croissance rapide, est seulement le cinquième de celui des États-Unis. Selon IDC, les dépenses de la Chine, qui comprennent le matériel, les logiciels et les services, devraient s'élever à environ 112 milliards de dollars cette année, en hausse de 15,6% par rapport en 2010 où elles étaient de 97 milliards de dollars. Comparativement, les dépenses des États-Unis devraient atteindre pour leur part 564 milliards de dollars cette année, en augmentation de 5,9% par rapport à 2010.

Efficacité énergétique : la normalisation reste à faire

 

Selon Dale Sartor, ingénieur au Département Américain de l'Énergie du Lawrence Berkeley National Laboratory, qui a visité environ huit datacenters en Chine l'année dernière, l'industrie technologique chinoise n'est pas aussi importante que cela, et « dépend à plus d'un titre des vendeurs » pour la conception des centres de calcul. L'ingénieur évalue, avec son équipe d'experts spécialisés dans le domaine de l'efficacité énergétique des salles informatiques, la possibilité d'aider les Chinois sur cette question, une entreprise que le Département de l'énergie a déjà effectuée en Inde pendant plusieurs années. Dale Sartor travaille notamment à l'élaboration de normes pour les datacenters, en collaboration  avec l'Institut de normalisation électronique de Chine. Car, s'il existe une importante réglementation en matière de conception de centres de calcul en Chine, elle est beaucoup plus diluée pour ce qui concerne l'efficacité énergétique. L'ingénieur s'attend à une accélération du développement des datacenters en Chine, en particulier de très grands centres destinés à offrir d'importants services de cloud computing, et qui risquent bien de devenir la norme. « J'ai le sentiment que le cloud va prendre une place énorme en Chine, à la fois pour des raisons d'efficacité, mais aussi pour la capacité de contrôle qu'il apporte, » a déclaré Dale Sartor. « Si tout est dans le cloud et si le cloud appartient au gouvernement, alors il est beaucoup plus facile de garder un oeil sur l'Internet et d'autres choses qu'avec un modèle distribué. » La Chine utilisera, entre autres,  les services d'IBM pour la conception du complexe en construction dans la province du Hebei, en collaboration avec Range Technology Development.

IBM : une activité en croissance de 25% en Chine

La rapide croissance de la Chine en matière d'IT a été un atout pour IBM, qui a déclaré que son activité avait augmenté de 25% dans ce pays en 2010 par rapport à l'année précédente. La première phase du chantier concerne la construction de sept datacenters surbaissés. Mais l'espace occupé par le centre de calcul de Hebei pourrait facilement s'étendre à plus de 300 000 mètres carrés. Le projet prévoit en effet, si nécessaire, une autre tranche de six datacenters, qui viendront s'ajouter au complexe initial. Selon IBM, Cloud City devrait être achevé en 2016. En terme de taille, ces centres de calcul seront parmi les plus grands du monde. Selon le classement des datacenters établi par Data Center Knowledge, les centres de calcul chinois dépasseront la taille du plus grand complexe connu situé à Chicago : une installation de 330 000 mètres carrés détenue par Digital Realty Trust.

Illustration principale : Plan de la « Cloud City » en cours de construction en Chine, crédit photo IBM

Des groupes pétroliers piratés par des hackers de Chine

http://www.lefigaro.fr/hightech/2011/02/10/01007-20110210...
Mots clés : cyberattaque, McAfee
Par Benjamin Ferran
10/02/2011 | Mise à jour : 13:30 Réactions (4)

Les réseaux informatiques de cinq multinationales du gaz et du pétrole ont été infiltrés par des pirates agissant depuis la Chine, révèle le groupe de sécurité informatique McAfee. Le FBI a ouvert une enquête.

[...] Plusieurs gigaoctets de documents confidentiels sur des appels d'offres pour des contrats de forages et des équipements industriels ont été dérobés. [...]

Selon les travaux de McAfee, qui n'a pas précisé les noms des entreprises visées, ces attaques durent depuis au moins deux ans et sont toujours en cours. En combinant plusieurs techniques d'intrusion, les hackers sont parvenus à pénétrer dans le système informatique de leurs cibles, puis à remonter jusqu'aux postes des dirigeants afin d'y télécharger des archives de courrier électronique et d'autres données sensibles.

«Des abeilles ouvrières»

Les assaillants n'ont pas cherché à supprimer leurs traces, remarque McAfee. L'un d'entre eux, qui a fourni des outils pour contrôler à distance les serveurs piratés, a agi depuis la ville de Heze, dans la province de Shandong, tandis que les téléchargements de données ont été lancés depuis des adresses IP de Pékin, à des heures de bureau. «Ces gens ressemblent plus à des abeilles ouvrières qu'à des hackers épris de liberté», affirme Dmitri Alperovicth, vice-président de McAfee chargé des recherches sur les menaces informatiques.

De l'aveu de McAfee, ce type d'attaque est «relativement peu sophistiqué». Il n'est pas au niveau de l'offensive lancée contre Google et d'autres entreprises américaines en décembre 2009, où des pirates chinois étaient déjà incriminés. Il n'a pas non plus le degré de sophistication du virus informatique Stuxnet, qui a ciblé les infrastructures nucléaires de l'Iran. Il s'agissait d'espionner, plutôt que de saboter. Rien n'indique que ce piratage a été orchestré par un État.

Cette nouvelle offensive, baptisée «Night Dragon» («Dragon de nuit») par McAfee, illustre l'évolution récente du piratage informatique. Les spécialistes de la sécurité, habitués à alerter sur les risques des virus, du spam et du phishing, se disputent maintenant des révélations sur des intrusions spectaculaires et ciblées. Ces attaques ne touchent plus directement le commun des internautes, mais des gouvernements et des entreprises, qui sont aussi leurs clients.

Par Benjamin Ferran
Journaliste, Le Figaro.fr

13:12 Publié dans Compétition, Informatisation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ibm, chine, hebei, datacenter | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |