Les rois-dragons contre les cygnes-noirs. (vendredi, 22 novembre 2013)

Une théorie scientifique capable de mesurer les instabilités internes d’un système complexe avant une “catastrophe”, et d’en tirer des prédictions qui devrait permettre– au moins en l’absence d’autres perturbations extérieures -  d’éviter les pertes de contrôles qui se produisent quand on a affaire à des mécanismes de rétroactions positives (1) qui se cumulent et s’amplifient de manière exponentielle voire super exponentielle, comme les bulles financières.

En espérant que les extrapolations du couplage de 2 systèmes oscillants puissent s’élargir à des cas moins bien formalisés…

Références

Internet ACTU.net : La quête des rois dragons
WIRED : Using Chaos Theory to predict and prevent catastrophics  “Dragon Kings” events
DUKE Physics – Publications et collaboration 2013, du Dan GAUTHIER Group
   L’article publié par le l’équipe de SORNETTE :
                  Predictability and Suppression of extreme events in a chaotic system 
   Didier SORNETTE 2009 : Dragon-Kings, Black Swans and the Prediction of Crises
   Ce qu’en dit SLATE.fr
                  Cet homme peut prévoir les krachs boursiers. Et si les financiers l’écoutaient enfin ?
   Ce qu’en dit MIT Technology Review :
                  How Dragon Kings Could Trump Black Swans
ETH ZURICH D-METC : Chaire des risques entrepreneuriaux
American Physical Society : Viewpoint – How to control your Dragons ?   (lois de puissance (2))

Glossaire

(1) rétroaction positive ou négative : en automatique, désigne un mécanisme de contrôle d’une machine ou d’un processus automatique plus complexe. Une rétrocession négative met en œuvre un mécanisme itératif qui analyse la divergence d’une mesure par rapport à une valeur nominale fixée par un opérateur, et qui opère sur les commandes de la machine ou du processus pour ramener cet écart à zéro. Les rétroactions négatives sont donc mise en place par l’homme dès la conception de la machine ou du processus. A l’inverse une rétroaction positive est une boucle d’interaction qui produit une divergence sur les mesures en les écartant de plus en plus de la valeur nominale souhaitée par l’opérateur. Les commandes de l’opérateur deviennent inefficace, il perd de façon inéluctable le contrôle de sa machine et le processus se termine de façon chaotique par une catastrophe.

(2) Power low : A power law is a mathematical relationship between two quantities. When the frequency of an event varies as a power of some attribute of that event (e.g. its size), the frequency is said to follow a power law.
For instance, the number of cities having a certain population size is found to vary as a power of the size of the population, and hence follows a power law.
There is evidence that the distributions of a wide variety of physical, biological, and man-made phenomena follow a power law, including the sizes of earthquakes, craters on the moon and of solar flares, the foraging pattern of various species, the sizes of activity patterns of neuronal populations, the frequencies of words in most languages, frequencies of family names, the species richness in clades of organisms, the sizes of power outages and wars, and many other quantities.

01:06 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |