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<title>Quid agam ? - decroissance</title>
<description>Dieu a tout fait de rien, mais le rien perce ...</description>
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<title>TGV magazine Mai p 96 - LIBRE ARBITRE : D&amp;Eacute;BAT SUR UN SUJET QUI DIVISE.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Michel BOUCHET)</author>
<category>Décroissance</category>
<category>Écologie</category>
<category>Énergie</category>
<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 01:01:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interview Claude MANDIL et Jean-Marc Jancovici&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img height=&quot;250&quot; width=&quot;594&quot; src=&quot;http://quefaire.hautetfort.com/media/01/00/1417226700.jpg&quot; alt=&quot;Industrie lourde&quot; border=&quot;0&quot; title=&quot;Industrie lourde&quot; style=&quot;border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Faut-il taxer davantage les énergies fossiles?&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;80 % des énergies consommées dans le monde, aujourd’hui, sont d’origine fossile. Or, les prix du pétrole, du charbon et du gaz ne prennent pas en compte les pollutions qu’ils occasionnent: &lt;strong&gt;Faut-il alors taxer davantage les énergies fossiles et organiser délibérément leur rareté?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;CLAUDE MANDIL&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt; est ancien directeur de &lt;strong&gt;l’institut français du pétrole&lt;/strong&gt; et&lt;br /&gt; de &lt;strong&gt;l’Agence internationale de l’énergie&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.usinenouvelle.com/article/claude-mandil-il-ne-faut-pas-proteger-le-consommateur-de-la-hausse-des-prix.116850&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0066cc;&quot;&gt;&quot;Il ne faut pas protéger le consommateur de la hausse des prix&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est l’auteur du rapport «&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Sécurité énergétique et&lt;br /&gt; Union européenne,&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;».&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;i&gt;Sécurité énergétique et Union européenne. Propositions&lt;br /&gt; pour la présidence française,&lt;/i&gt; rapport au Premier ministre&lt;br /&gt; (21avril 2008), par Claude Mandil (La Documentation&lt;br /&gt; française, 2008).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;JEAN-MARC JANCOVICI &lt;a href=&quot;http://www.manicore.com/&quot;&gt;http://www.manicore.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt; est ingénieur-conseil et enseignant.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;i&gt;Le plein s’il vous plaît,&lt;/i&gt; de Jean-Marc Jancovici et&lt;br /&gt; Alain Grandjean (Seuil, 2006).&lt;br /&gt; &lt;i&gt;C’est maintenant! Trois ans pour sauver le monde,&lt;br /&gt;&lt;/i&gt; de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean (Seuil, 2009).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Nous nous approchons du pic de la production pétrolière qui marquera le début de la baisse de l’offre. Quelle influence ce pic aura-t-il sur le paysage socio-économique mondial?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Mandil :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si &lt;strong&gt;la pénurie&lt;/strong&gt; est mise sur le compte de ressources géologiques insuffisantes, je ne partage pas le pessimisme des spécialistes dont vous parlez. En revanche, nous assistons à deux évolutions contradictoires. &lt;strong&gt;Les investissements d’exploration et de production pétrolière sont en forte baisse du fait de la crise économique et de la raréfaction du crédit.&lt;/strong&gt; C’est cela qui va diminuer la production dans les prochaines années. Parallèlement, &lt;strong&gt;la consommation de produits pétroliers est aussi en baisse, du fait de la crise, bien sûr, mais aussi parce que les comportements commencent à évoluer dans le monde, en particulier pour lutter contre le changement climatique&lt;/strong&gt;. Voyez aux États-Unis, par exemple. Un scénario optimiste serait que ces deux évolutions soient symétriques. Ce n’est pas exclu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Jancovici&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Revenons aux bases. &lt;strong&gt;L’énergie est tout simplement l’unité de compte de la transformation du monde&lt;/strong&gt;. Au siècle dernier, &lt;strong&gt;le prix de l’énergie a été divisé par dix&lt;/strong&gt;. Ce qui signifie que l’unité de transformation du monde coûte aujourd’hui dix fois moins cher qu’hier. &lt;strong&gt;Environ 35 % de cette unité de transformation du monde provient du pétrole, dont le prix détermine celui des autres énergies&lt;/strong&gt;. Jusqu’à maintenant, le pétrole a été disponible en quantité croissante, à coût décroissant. Aujourd’hui, nous nous approchons du pic. &lt;strong&gt;Au moment où la taille du gâteau se réduit pour tout le monde, les négociations qui portent sur la répartition des parts de celui-ci risquent d’être difficiles.&lt;/strong&gt; Les pays fortement dépendants, comme la France, vont voir leur part du gâteau se réduire, et le prix réel de chaque portion de celui-ci augmenter. Ce prix réel peut augmenter à travers un mécanisme de rationnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;intervention&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;publique&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;visant à organiser volontairement&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;la réduction de la consommation de pétrole n’est elle pas souhaitable&lt;/strong&gt; afin &lt;strong&gt;d’éviter de consommer les réserves disponibles et prévenir l’aggravation de la crise climatique?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Mandil :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rôle des États est essentiel. Il ne s’agit pas de rationner&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;ou d’interdire, mais de mettre en place les mécanismes qui permettent aux acteurs économiques de faire les bons choix&lt;/strong&gt;. Cela passe par des &lt;strong&gt;mécanismes de marché&lt;/strong&gt; (&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;les certificats d’émission&lt;/span&gt;), des &lt;strong&gt;taxes, de la réglementation&lt;/strong&gt; (&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;codes de construction&lt;/span&gt;, par exemple, ou &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;normes de consommation des véhicules et des appareils domestiques&lt;/span&gt;), par &lt;strong&gt;la suppression des subventions à la consommation&lt;/strong&gt; (les &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;tarifs réglementés&lt;/span&gt; en France) et &lt;strong&gt;un vigoureux effort de recherche publique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Jancovici&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous allons de toute façon réduire, d’ici peu, notre consommation de pétrole sous le coup de la contrainte géologique de l’approvisionnement. Mais &lt;strong&gt;la diminution sera d’autant plus dure qu’elle n’aura pas été souhaitée et organisée&lt;/strong&gt;. Il y a, de toute façon, trop de combustibles fossiles de manière globale (gaz, pétrole, charbon) pour avoir le droit d’attendre le pic pour toutes ces énergies si nous voulons préserver le climat. &lt;strong&gt;Si nous voulons réduire volontairement la consommation de pétrole&lt;/strong&gt; — l’autre terme de l’alternative étant la réduction involontaire — nous aurons alors le choix entre le &lt;strong&gt;rationnement&lt;/strong&gt;, option retenue pour les industriels, et la &lt;strong&gt;taxe&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Dans une démocratie, la taxe est néanmoins plus facile à mettre en œuvre pour les particuliers que les tickets de rationnement. Les « &lt;i&gt;permis de polluer&lt;/i&gt; » négociables ont-ils contribué à réduire la consommation d’énergie fossile?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Mandil :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne faut pas confondre les objectifs et les moyens. &lt;strong&gt;Ce qui limite la consommation d’énergie fossile, c’est la décision politique de limiter les émissions de C02.&lt;/strong&gt; C’est, par exemple, la décision prise par les signataires du &lt;strong&gt;protocole de Kyoto&lt;/strong&gt; avec des objectifs pour &lt;strong&gt;2012&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;i&gt;moins 8 % par rapport à 1990&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;) ou &lt;strong&gt;le projet de l’Union européenne pour 2020&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;i&gt;moins 20 %&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;). Les &lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;certificats d’émission&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; — n’appelons pas cela « &lt;strong&gt;&lt;i&gt;permis de polluer&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; », c’est inutilement péjoratif— ne sont qu’un &lt;strong&gt;mécanisme pour répartir la charge de la façon la moins coûteuse possible&lt;/strong&gt;. Dans son principe, ce mécanisme est excellent. La mise en œuvre par l’Union européenne, qui a courageusement essuyé les plâtres, a fait apparaître de &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;graves imperfections&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;trop de certificats&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;pas de mise aux enchères&lt;/strong&gt;, pas &lt;strong&gt;d’institut d’émission pour acheter ou vendre des permis en fonction des cours&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde phase, après 2012, devra tenir compte de l’expérience acquise, et supprimer ces imperfections.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Jancovici&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les industriels ont accompli, depuis 1975, des efforts considérables de réduction de leur consommation d’énergie&lt;/strong&gt;. Aujourd’hui, &lt;strong&gt;les &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;mauvais élèves de la classe sont très clairement les particuliers qui n’entendent pas du tout renoncer à leurs déplacements en voiture et en avion, ni au chauffage central l’hiver&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Ce système demande cependant à être complété. Les « &lt;strong&gt;&lt;i&gt;permis de polluer&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; » ont, aujourd’hui, &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;deux défauts&lt;/span&gt; : &lt;strong&gt;ils ont été donnés sur des durées trop courtes&lt;/strong&gt; - trois à cinq ans —, &lt;strong&gt;qui ne correspondent pas au temps long d’investissements industriels qui s’étalent sur vingt à cinquante ans&lt;/strong&gt;; son second défaut tient au fait que &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;les gens n’ont pas de visibilité sur le prix minimal que leur coûtera leur inaction&lt;/span&gt;.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Il faut améliorer le système en donnant les autorisations, à l’avance, sur des durées beaucoup plus longues. Et encadrer le marché et la spéculation en garantissant une forme de prix plancher et de prix plafond. Ce qui rapproche le système d’une taxe.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Si l’on veut que les acteurs acceptent des quantités d’émissions les plus basses qu’il soit possible, il faut alors donner beaucoup de visibilité à ces prix dès le début de la partie&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PROPOS RECUEILLIS PAR ÉRIC TARIANT&lt;/p&gt; 
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<title>&amp;quot;Home&amp;quot;, et apr&amp;egrave;s ?</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Michel BOUCHET)</author>
<category>Décroissance</category>
<category>Écologie</category>
<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 00:45:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=NNGDj9IeAuI&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=NNGDj9IeAuI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.croissance-verte.com/media/02/02/158753381.jpg&quot; /&gt;Yann Arthus-Bertrand réussit à faire passer le message d'un écosystème menacé par l'activité de l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais chacun se retrouve bien seul pour enrayer le mal : Le recyclage des déchets, le tri sélectif, moins de gaspillages, et partager équitablement les pouvoirs que nous confèrent les ressources qui sont à portée de nos mains, c’est loin des belles images vus du ciel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout le monde perçoit immédiatement ce qu'il lui en coute pour être &amp;nbsp;plus écolo. Personne ne voit le prix que lui coûtera son inaction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le succès relatif d’Europe écologie, semble montrer que nous nous ouvrons davantage à l'idée d'une exigence de coopération pour nos leaders, ceux-ci seront-ils capables de nous ouvrir à davantage de coopération entre nous ?&lt;/p&gt; 
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<title>Réalités de la Décroissance</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Michel BOUCHET)</author>
<category>Décroissance</category>
<category>Énergie</category>
<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 00:47:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Si l'idée politique de décroissance est &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;“La croissance verte est un leurre”&quot; href=&quot;http://quefaire.hautetfort.com/archive/2009/04/14/t-eacute-l-eacute-rama-6-4-2009-philosophe-dominique-bourg-l.html&quot;&gt;dans le vent&lt;/a&gt; mais &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Penser autrement est dangereux&quot; href=&quot;http://blog.bahbycc.com/post/2009/04/30/Penser-autrement-est-dangereux&quot;&gt;assez mal vendue&lt;/a&gt;, elle pourrait servir en revanche à vendre un consensus technologique concocté entre autre en 1998 à l'école polytechnique de ZURICH qui a objectif la réduction d'un tiers de notre puissance énergétique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce concept porte le nom de &quot;Société 2000 watts&quot; voir le billet tout récent qui y renvoi &lt;a title=&quot;http://drgoulu.com/2009/05/02/pourquoi-seulement-2000-watts/&quot; href=&quot;http://drgoulu.com/2009/05/02/pourquoi-seulement-2000-watts/&quot;&gt;http://drgoulu.com/2009/05/02/pourq...&lt;/a&gt; et qui conclue :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;l n’y a qu’une seule justification à la société à 2000W : c’est l’aveu qu’on n’arrivera pas à réduire le coût des énergies renouvelables au niveau des énergies fossiles et nucléaires. On nous prépare donc à une hausse du prix de l’énergie (à vue de nez un un triplement) en tentant de nous convaincre que notre efficacité énergétique peut être améliorée d’un facteur 3 sans que notre niveau de vie n’en soit affecté&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un autre billet &lt;a title=&quot;http://drgoulu.com/2009/02/15/manicore/&quot; href=&quot;http://drgoulu.com/2009/02/15/manicore/&quot;&gt;http://drgoulu.com/2009/02/15/manic...&lt;/a&gt; renvoi sur ce billet 2001 de &lt;strong&gt;Jean-Marc JANCOVICI&lt;/strong&gt; sur les éoliennes &lt;a title=&quot;http://www.manicore.com/documentation/eolien.html&quot; href=&quot;http://www.manicore.com/documentation/eolien.html&quot;&gt;http://www.manicore.com/documentati...&lt;/a&gt; qui conclue aussi dans le sens d'un facteur 3 de réduction des puissances consommées :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Si la première priorité est de faire uniquement appel aux renouvelables pour notre consommation d'énergie, il est incontournable de diminuer au préalable notre consommation d'énergie d'un facteur deux à trois : aucune solution à base de renouvelables n'est dans les bons ordres de grandeur pour nous permettre un approvisionnement à notre niveau actuel, et il s'en faut de beaucoup.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;&lt;/p&gt; 
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<title>T&amp;eacute;l&amp;eacute;rama 6/4/2009 - Philosophe Dominique Bourg &amp;ldquo;La croissance verte est un leurre&amp;rdquo;</title>
<link>http://quefaire.hautetfort.com/archive/2009/04/14/t-eacute-l-eacute-rama-6-4-2009-philosophe-dominique-bourg-l.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Michel BOUCHET)</author>
<category>Décroissance</category>
<category>Écologie</category>
<category>Techno-Sciences</category>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 00:54:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes dominés par l'idée qu'aussitôt que nous avons acquis le contrôle d'un processus nous devons l'optimiser : Maximiser les gains, minimiser les coûts, intrinsèques, incapables d'imaginer les harmonies qui pourraient être amélioré en dehors !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;“&lt;strong&gt;Nos désirs sont des produits de l'imaginaire occidental, qui est précisément un imaginaire de la transgression des limites. Nous avons conçu l'invention des technologies comme un processus indéfini ; les lois de la physique comme ce qui nous permettait de faire reculer sans cesse les bornes de la nature.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous avons vu dans la morale une espèce de code qui pouvait être remis en cause; dans les canons esthétiques, des bornes qu'il convenait de dépasser. Nous avons même fini par transformer le corps, via le sport, en un terrain de transgression des limites.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fameux mythe de la croissance est l'expression la plus englobante de cet imaginaire de la transgression&lt;/strong&gt;.”&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/idees/la-croissance-verte-est-elle-un-leurre,41256.php#xtor=RSS-18&quot;&gt;http://www.telerama.fr/idees/la-croissance-verte-est-elle-un-leurre,41256.php#xtor=RSS-18&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Il faudrait être capable de s'interroger sur le cœur de notre civilisation et de notre modernité. Or nous en sommes très loin. Nous sommes la seule civilisation à avoir « naturalisé » le monde, pour reprendre le travail magistral de l'anthropologue Philippe Descola (2). Nous avons réduit le reste du monde à un stock de ressources naturelles et avons décidé que les autres êtres vivants n'avaient aucun accès à la pensée, au contrat moral, au sentiment... A cela, il faut ajouter la grande mutation individualiste. Nous ne percevons dans la nature que ce qui permet de satisfaire à l'infini, via le marché et les technologies, les désirs individuels. Or ces désirs sont des produits de l'imaginaire occidental, qui est précisément un imaginaire de la transgression des limites. Nous avons conçu l'invention des technologies comme un processus indéfini ; les lois de la physique comme ce qui nous permettait de faire reculer sans cesse les bornes de la nature. Nous avons vu dans la morale une espèce de code qui pouvait être remis en cause ; dans les canons esthétiques, des bornes qu'il convenait de dépasser. Nous avons même fini par transformer le corps, via le sport, en un terrain de transgression des limites. Le fameux mythe de la croissance est l'expression la plus englobante de cet imaginaire de la transgression. Or, c'est précisément cela que la crise écologique remet en cause. Et nous ne sommes toujours pas prêts à l'accepter.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philosophe Dominique Bourg&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise financière et économique sont utilisées en jouant sur la finitude des ressources ou des durées de vie finie pour tout processus pour démontrer que la croissance est absurde et plus généralement que notre logique de modèle de dépassement des limites est absurde. La croissance non liée à la démographie est absurde mais les crises ne démontrent qu’une chose : que les systèmes mis en place ont des lacunes de contrôle et de régulation et sont injustes !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;L'écologie est devenue le terrain des techniciens. N'est-ce pas un signe d'échec ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;La difficulté, c'est qu'on ne peut pas mettre à bas tous ces a priori culturels et spirituels. On ne peut les faire évoluer qu'avec des leviers indirects, à l'instar de la « contribution climat-énergie » (c'est-à-dire une surtaxe sur le carbone dont le fruit est arithmétiquement redistribué) que la Fondation Nicolas Hulot a proposée lors du Grenelle : elle permet d'introduire de la finitude dans la vie quotidienne des gens. J'y vois une manière de tirer le fil d'un tricot pour finir par le détricoter. Car le spirituel, ou le culturel, ne se transforment pas de front mais de biais, aussi bien par l'esprit que par des mesures très concrètes. N'oublions pas que l'écologie est un mouvement très récent. Dans les années 1970, elle était axée sur l'idée du bien-être, sur la recherche d'une société meilleure. Puis elle a été très naturaliste. Aujourd'hui, elle devient plus une affaire d'ingénieurs. C'est une étape de plus dans sa courte histoire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour vous qui êtes philosophe, ce n'est pas frustrant de n'en appeler qu'à des mesures technico-économiques ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; On ne change pas une civilisation avec des analyses. Ou alors cela met des siècles. Regardez combien de temps il nous a fallu pour changer notre regard sur le travail. Pendant toute l'Antiquité, le travail, c'est ce qui avilit. Au Ve siècle, saint Benoît décrète que le travail conduit à Dieu. C'est un changement radical ! Mais il faudra attendre Adam Smith, et surtout le XIXe siècle, pour qu'il structure effectivement la société. Or nous n'avons pas quatorze siècles devant nous !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La capacité de nos élites à voir ou à ne pas voir le problème est donc fondamentale. C'est LA grande leçon de Jared Diamond (3) : ce n'est jamais pour des raisons environnementales qu'une société s'effondre, c'est pour la façon dont elle y répond. Mais nos institutions sont-elles à même de répondre à ces questions ? Nous sommes toujours des héritiers de la philosophie du contrat : nos sociétés sont organisées de façon que chacun puisse maximiser sa production et sa consommation, nos représentants sont élus pour ça. Et ils n'ont pas été habitués à concilier le court et le long terme. Il faudrait proposer, comme je le fais avec un collègue américain, une chambre de représentants dévolue aux enjeux du long terme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous qu'il sera possible de retrouver une consommation « raisonnable », plus frugale, en évitant des crises violentes ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Nous sommes face à une situation potentiellement explosive, avec des Occidentaux habités par des fantasmes de satisfaction infinie des besoins, et des populations indiennes et chinoises dans lesquelles on a instillé ce rêve. Je suis convaincu que seuls un resserrement de l'éventail des salaires et un partage plus équitable des ressources peuvent nous permettre d'affronter ce nouveau monde avec le moins de violence possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me souviens d'une conférence de l'anthropologue Mary Douglas à Paris dans les années 1990, au cours de laquelle elle avait insisté sur notre besoin de nouveaux brahmanes. Comme elle, je suis convaincu que nous avons besoin d'une caste dirigeante à la de Gaulle, d'une élite anti-bling-bling capable d'affirmer, à l'inverse d'un Séguéla : je n'ai réussi ma vie que si j'arrive à ne pas fantasmer sur une Rolex ! On a besoin de ce qui ne se produit qu'exceptionnellement : rendre désirable la sobriété... bref, un changement culturel et spirituel profond. Sans cela, on ne passera pas de l'illimité au limité&lt;/p&gt; &lt;h6&gt;Propos recueillis par Weronika Zarachowicz&lt;/h6&gt; &lt;h6&gt;Télérama n° 3090&lt;/h6&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Entrée en vigueur en janvier 2009, cette « loi pour la promotion de l'économie circulaire » vise à inventer, à l'échelle du pays, une économie « zéro déchets » fondée sur les 3 R (réduire l'usage, recycler, réutiliser).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(2) Lire Philippe Descola,&lt;/i&gt; &lt;em&gt;“Par-delà nature et culture”,&lt;/em&gt; &lt;i&gt;éd. Gallimard, 2005.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(3) Lire Jared Diamond, “&lt;/i&gt;&lt;em&gt;Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie”,&lt;/em&gt; &lt;i&gt;éd. Gallimard, 2006.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;Rendez-vous&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;La Semaine du développement durable a lieu du 1er au 7 avril,&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;avec comme thème cette année : «&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;strong&gt;La consommation durable&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;».&lt;br /&gt; Pour en savoir plus : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.semaine%20dudeveloppement%20durable.gouv.fr&quot; title=&quot;Semaine du développement durable&quot;&gt;www.semaine dudeveloppement durable.gouv.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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